MONDIAL COREE-JAPON 2002

 

 

 

 

 

 

    

HISTORIQUE :

A un an de la Coupe du Monde...

Après le tirage au sort...

Les derniers matchs...

C'est en 1996 que la FIFA a décidé de confier l'organisation de la XVII ème Coupe du Monde à l'Asie, rompant ainsi le sacro-saint turn-over entre l'Europe et l'Amérique établi depuis la création en 1930 de l'épreuve suprême. La Fédération Internationale n'a pas choisi la facilité puisqu'elle a confié les clés du Mondial à deux pays : La Corée du Sud & le Japon.

Il n'est pas facile du tout de gérer une telle compétition à deux. La dernière (et première) compétition en date à avoir été gérer par deux pays fut l'Euro 2000 qui se disputa en Hollande et en Belgique et s'était très bien passé. Par contre, pour ce Mondial 2002, les deux pays asiastiques ont des antagonismes l'un envers l'autre puisque historiquement, ils se sont ouvertement fait la guerre et les rancoeurs sont toujours bien présentes. Cette première Coupe du Monde du XXI ème siècle est donc celle des grandes premières.

Les deux pays hôtes, le Japon et la Corée du Sud, ainsi que le Champion du Monde en titre, la France, étant qualifiés d'office, il ne restait plus que 29 places sur les 32 disponibles. Les éliminatoires furent acharnés sur toute la planète et se sont 198 pays qui se sont disputés ces tickets restants. C'est, et de loin, le nouveau record en terme de participations à une épreuve sportive. Il faut rappeler que la FIFA compte aujourd'hui 204 pays affiliés, ce qui est plus que l'ONU. Il faut signaler la participation symbolique de la Palestique. Ces éliminatoires ont laissé sur le carreau de grandes nations telles que la Hollande, quatrième en 1998 et troisième de leur Euro 2000, la République Tchèque et la Yougoslavie.

Le tirage au sort a donné les huit groupes suivants :

Dans le Groupe A, se trouve le Champion du Monde en titre : la France. Depuis 1998, cette dernière n'a pas lésiné en chemin puisqu'elle est devenue Championne d'Europe en 2000 et a également remporté la Coupe des Confédérations en 2001, compétition organisée justement au Japon et en Corée du Sud. Cela semblait un avantage pour les Bleus d'avoir pris la température un an avant ce Mondial. Malheureusement, des sombres nuages s'amoncelaient au dessus de la sélection française depuis avril. En effet, juste avant la compétition, une pièce maîtresse du dispositif Bleu était absent. Il s'agissait de Robert Pirès qui était le meilleur français depuis le début de l'année et qui fut élu meilleur joueur du championnat anglais. Le meilleur joueur tricolore avec Zinédine Zidane. Ce dernier offrit la Champion's League à son nouveau club le grand Real Madrid et Zizou était au sommet de son art. Malheureusement, il se blessa à une semaine du match d'ouverture. Le surplus de compétition était certainement la cause principale de cette blessure à la cuisse du meilleur joueur du monde.

Depuis la démonstration face à l'Ecosse (5-0), les Bleus, sans Pirès donc, n'avait pas reproduit un match digne de ce nom. De plus, les sollicitations et la pression qui s'exerçaient autour des Bleus étaient énormes. La perspective de conquérir une seconde couronne mondiale d'affilée, ce qui n'était pas arrivé depuis le Brésil de 1958 et 1962 (l'Italie fut l'autre grande formation à l'avoir fait en 1934 et 1938), et enchaîner également Mondial 98 - Euro 2000 - Mondial 2002 était vraiment lourd comme défi. Cependant, les supporters français (et votre serviteur) y croyait. Trop peut-être. Face au Sénégal, la désillusion allait être terrible pour la plus forte Equipe de France de l'histoire.

Visiblement tendu par l'immense enjeu et la pression, les Bleus avaient le masque au moment d'entrer sur le terrain face au Sénégal. Cette équipe africaine était une équipe de France bis. En effet, 21 des 23 joueurs sélectionnés par l'entraineur français du Sénégal évoluaient dans des clubs de l'hexagone. Ils avaient été bien formé par nos centres de formations si souvent magnifiés depuis 1998. La tactique mise en place par le Sénégal ressemblait à une toile d'araignée et les Bleus y allaient s'y angluer. Ajouter un soupçon de malchance (les poteaux de Henry et surtout de Trézéguet), un zest de joueurs français usés par leurs championnats étrangers, saupoudrez le tout avec une défense centrale vieillissante (Desailly - Leboeuf), et enfin un but stupide et malchanceux, et vous obtenez la première grosse surprise de ce début de Mondial. Victoire sans discussion du Sénégal par 1-0.

Au jour d'aujourd'hui (01/06/2002), et après avoir examiné la situation, il convient d'être (très ?) inquiet pour l'avenir des Bleus dans cette compétition. Certes, je sais par expérience qu'il ne faut pas se fier au premier match d'une équipe. Il suffit simplement de se rappeler de 1982 et la pitoyable prestation face aux anglais (1-3) et de 1986 et la laborieuse entrée en matière face au Canada (1-0). J'espère très sincèrement me tromper et que les Bleus auront, toujours la victoire en eux, une réaction d'orgueil et surtout de Champions du Monde, mais je pense que c'est la fin.

C'est très dur à écrire, surtout qu'il s'agit de Ma génération, mais certains d'entre-eux sont en bout de course. Desailly, Leboeuf, Djorkaeff (au minimum) sont à remplacer, et ce, dès le second match contre l'Uruguay. Certains joueurs ont semble-t-il pris la grosse tête. Depuis plusieurs matchs, ils n'ont plus été à la hauteur de nos espérances : Russie 0-0, Belgique 1-2, Corée 3-2, Sénégal 0-1. Si on regarde bien les résultats depuis l'année dernière, Les Bleus ont perdu beaucoup de matchs (c'est le 5ème). La France n'est plus la même depuis la blessure de Pirès. Elle n'est plus la même sans Zidane. Et elle ne peut plus se passer de son maître à jouer. Roger Lemerre aura-t-il le courage de changer ces joueurs pré-cité et enfin changer son dispositif tactique qui ne surprend plus personne depuis l'Euro 2000 ? Je ne le crois pas. Je tiens à remercier, au passage, Roger pour ses triomphes en 2000 et 2001 et son formidable coatching. Si on analyse bien depuis l'Euro 2002, deux changements très importants sont intervenus : l'arrêt de Laurent Blanc et de Didier Deschamps ainsi que le non renouvellement des joueurs.

Pour le premier point, cela a été criant de vérité face au Sénégal. Il manque un patron en défense. Il manque un vrai capitaine (surtout au milieu de terrain) dans cette équipe afin de la tirer vers le haut et de la remettre sur les bons rails. Les guignols de C+ ne s'y sont pas trompés hier (31/05). On peut critiquer Deschamps mais il demeurait un maître tacticien hors-pair, un formidable compétiteur et un génial relais vers le sélectionneur. Il n'a pas été remplacé. Face au Sénégal, les Bleus ont semblé baisser les bras pour la première fois pour cette formidable génération. Où est passé la rage de vaincre Quand à la défense, cette dernière n'a pas arrêté de prendre des courants d'air. Et le milieu de terrain ? Djorkaeff n'a plus l'envergure de prendre en charge le jeu. Pourquoi l'avoir sélectionné après sa saison pratiquement blanche ?

Par moment, on avait l'impression d'assister à du Kick and Rush bien anglais avec de longues tranversales de l'arrière vers l'avance en sautant le milieu de terrain. On peut accuser la fatigue, la chaleur et tout ce que l'on veut mais c'est pareil pour toutes les autres équipes. Sur le second point, Roger Lemerre aurait-il commis la même (et seule) erreur que Michel Hidalgo ? C'est à dire, ne pas se borner à l'ossature principale qui commençait à vieillir et lancer des joueurs très prometteurs plus souvent. Allons-nous assister à une liquéfaction du patrimoine et du formidable héritage de cette génération exceptionnelle et connaître de nouveau une nuit noire et longue ? J'espère que non mais rien qu'évoquer cette idée cela me fait froid dans le dos. Heureusement, nous n'en sommes pas encore là, mais il faut réagir, vite !!! Car, les deux prochains adversaires de la France sont maintenant au courant de nos faiblesses et ils voudront en profiter. La perspective d'éliminer le Champion du Monde en titre doit les faire saliver à l'avance...

Les danois et les uruguayens, au courant (bien évidemment) des déboires français, s'affrontaient le lendemain. C'est une surprenante et bien belle équipe d'Uruguay qui donna le tournis aux scandinaves. Cela ne dura que 20 minutes, le temps aux très athlétiques danois de prendre la température du match et de prendre l'ascendant sur son adversaire. La domination danoise fut récompensée par un beau but collectif. C'est donc par la plus petite des marges (1-0) que les scandinaves renvoyèrent les sud-américains au vestiaire. il faut croire que la mi-temps fit un bien monstre à la Céleste puisque son formidable meneur de jeu, Recoba, s'illustra quelques minutes plus tard en offrant un but sensationnel à son attaquant. Une reprise de volée du gauche exceptionnelle qui permit à l'équipe de revenir au score. Mais les scandinaves, indiscutablement plus fort physiquement, allaient imprimer un rythme soutenu auquel les uruguayens ne purent tenir. Certains eurent des crampes à l'heure de jeu ! Le Danemark allait finalement l'emporter par 2-1 le plus logiquement du monde, rejoignant ainsi le Sénégal en tête de ce Groupe A et propulser ainsi les Champions du Monde dans une situation critique...

Les sénégalais se devaient de confirmer leur exploit face aux danois. Le début du match fut crispant et assez dur puis les coups pleuvaient. Les cartons suivirent et le jeu put ainsi reprendre une certaine tranquilité. Le Danemark attendait cette équipe du Sénégal qui produisait un bien beau jeu. Mais les scandinaves sont de rudes calculateurs. C'est sur pénalty qu'ils ouvrirent le score. Le Sénégal égalisa sur une somptueuse combinaise partie de leur 16,50 mètres. Les deux formations se quittèrent sur ce score de parité (1-1) qui semblaient les satisfaire. Restait à connaître le résultat entre leurs deux adversaires, France et Uruguay qui s'affrontaient dans un match à quitte ou double.

Ce match était celui du rachat pour l'Equipe de France. Très critiqués, blessés dans leur orgueil, les Champions du Monde n'avaient qu'une chose en tête : vaincre. Toujours privé de leur meneur de jeu, Zinedine Zidane, ils entamèrent ce match pied au plancher. Il était clair au vu des images que ce n'était pas du tout la même Equipe de France. Les Bleus étaient largement mieux physiquement. On retrouvait avec joie les Champions du Monde et d'Europe. Un terrible équipe de compétiteurs. De son côté, la Céleste plia mais ne rompa pas. Elle répondait à cette outrageante domination par de terribles tacles. L'arbitre mexicain, dont il vaut mieux taire le nom (oh, hé puis non, M. Felipe Ramos Rize), ne se montra pas à la hauteur de ce combat. Eh oui, face aux uruguayens, c'était un rude combat physique. Les français étaient supérieux mais pas dans les domaines de la tricherie, de la roublardise, de la violence. Les coups pleuvaient. Les intimidations aussi. Puis, vint le tournant du match. Henry qui avait perdu une balle se lança pour la récupérer. En voulant jouer le ballon, il tacla avec les pieds décollés du sol. Henry n'avait en aucune manière l'intention de faire mal mais pris dans son élan, il emmena le joueur uruguayen avec lui. L'arbitre n'hésita pas une seule seconde : Expulsion. D'une certaine manière, c'était logique. L'arbitre mexicain appliquait le règlement. Malheureusement, il aurait fallu le faire également pour les uruguayens. Que dire de l'attentat sur Viera ? Le tacle appuyé sur Thuram ? Le tacle par derrière sur Micoud ? La provocation sur Petit qui faillit se terminer par une bagarre générale ? La cravate sur Lizarazu ? Et j'en passe et des meilleures... Cet arbitre incompétent aurait dû expulser un voire même deux uruguayens. Au lieu de cela,  Les Bleus durent jouer à 10 contre 11 pendant 65 minutes !!! La mi-temps s'acheva enfin entre une Equipe de France qui chercha à jouer et à construire et une Equipe d'Uruguay qui cherche, comme d'habitude, à détruire, en portant atteinte et au jeu et à l'intégrité physique de l'adversaire (les uruguayens ne savent plus faire que de la violence...). Ce fut la première période la plus pourri (dixit JM Larqué) de ce début de Mondial !!! Je le confirme sans problème. Merci l'Uruguay !!! A la reprise, l'entraineur de la Céleste compris qu'il fallait qu'il fasse sortir son joueur le plus énervé (dont j'ai perdu le nom... ah le voilà : Dario Silva). Le p'tit blondiniais sortit sous les hués (largement mérité) du public. C'était la première fois dans ce Mondial qu'un joueur était hué, insulté à sa sortie. Sans être anti-sportif, c'était mérité !!! La seconde période fut plus belle avec des Bleus entreprenant et qui continuait d'harceler les sud-américains. Par contre, le fait d'avoir un joueur de moins fit que les uruguayens trouvèrent des espaces et se créèrent des occasions très dangereuses. Elu meilleur homme du match par la FIFA, Barthez fit au moins quatre arrêts de très grande classe et de haut niveau. Il sauva les Bleus d'une défaite imméritée sur le plan du jeu et de l'équité sportive. Les français auraient dû gagner ce match. En effet, à 10 contre 11, le jeu fut équilibré avec, tout de même une domination française. Alors, à 11 contre 11, on les aurait bouffé ces sales c.. ! Pardon, restons correct. Mais, des questions sont soulevées après ce match. Pourquoi le confier à un mexicain ? Certes, ce n'est pas la même zone (Concacaf) que l'Amérique du Sud, mais de par sa nationalité, l'arbitre est tellement proche de l'Uruguay. Pourquoi avoir choisi un arbitre aussi inexpérimenté pour diriger un tel match ? Ce dernier n'a que deux à trois ans d'expérience sur le plan international. C'est trop peu...

Pour la France, le bilan n'est guère réjouissant. Un match nul (0-0). Toujours pas de but marqué (et par conséquent pas de victoire cqfd). Ajoutez-y la guigne (Leboeuf se blesse), la malchance qui continue (Petit trouve un poteau, le troisième en deux matchs), le manque de réalisme, de finition, de chance (les occasions de Trézéguet et Wiltord entre-autres), le but refusé et parfaitement valable de Trézégol, dans ce match. Mais, une Equipe de France retrouvée ! Avec une circulation de balle limpide et une envie de gagner intacte. C'est la bonne nouvelle du jour. Mais, il est écrit que rien ne serait simple dans ce Mondial pour nous français. La situation de l'Equipe de France est presque critique. En effet, après de savants calculs, il faut maintenant pour se qualifier que les Bleus battent les danois par au moins deux buts d'écart !!! (Zizou ! REVIENT !!!). Cela vait être difficile. Très difficile ! Surtout que les scandinaves ont juste besoin d'un match nul et qu'ils vont (logiquement) nous attendre et nous laisser venir. Par contre, ce que disait JM Larqué était juste. Il suffit de d'imaginer que nous sommes en Coupe d'Europe. Les français viennent de perdre le match aller par 1-0. Il leur faut donc gagner le match retour par 2-0 ! Les joueurs français ont eu tellement l'habitude de rencontrer ce genre de situation dans leurs clubs respectifs, qu'ils soient italiens, anglais, allemands ou espagnols. Donc, en conclusion, il faut que la France joue cette rencontre à l'italienne et surtout comme si c'était une finale de Coupe du Monde ! Il n'y a plus qu'à prier... Si part contre, les Bleus parvenaient à passer ce premier tour, comme le disent certains joueurs, ils seraient gonflés à bloc pour la suite...

Gonflé à bloc les Bleus disions-nous. Avec le retour (tant attendu) de leur meneur de jeu, Zinédine Zidane, les français pensaient qu'ils pourraient donc inverser la scoumoune depuis le début de ce Mondial. Mais, dès l'entame du match, on s'aperçu en fait que c'était les danois qui donnaient le tempo et qui contrôlait tactiquement la partie. Peu d'occasions de but à se mettre sous la dent. Pire, les Bleus n'étaient pas menaçant. Cela manquait de fraicheur, de spontanéité. Sans imagination, les scandinaves récitaient leur gamme en neutralisant le disposition tactique si cher à notre Sélectionneur National Roger Lemerre, le fameux 4-2-3-1. Si au cours de l'Euro 2000, ce schéma tactique avait si bien fonctionné, deux ans plus tard, nos adversaires l'avaient décortiqué à la loupe et il ne surprenait plus personne dorénavant. Au contraire, les français étaient vraiment gênés et n'arrivaient pas à reproduire leur jeu. Pire, les Bleus semblaient perdus. Cela était criant de vérité. Ce qui devait arriver, hé bien arriva. Les danois exploitèrent une mauvaise relance de la défense française qui se solda par un but (22 ème minute). Cette fois, les Champions du Monde devaient marquer au moins trois buts pour se qualifier. La mi-temps arriva. On espérait tant que cette dernière permettrait de remettre les choses à plat mais, nous supporters, allions vite déchanter. Pour arranger le tout, Barthez s'était blessé en première période au cours d'une mauvaise passe en retrait d'un défenseur où il dut assurer le coup face à un attaquant danois menaçant. Et Zizou, me direz-vous ? Et bien, il faisait ce qu'il pouvait, le pauvre. Visiblement pas complètement rétabli de sa blessure, Zidane peinait à essayer de monter d'un ton le niveau des Bleus. L'Equipe de France était incapable d'hausser son niveau de jeu et d'emballer le match. Le petit grain de folie était absent. On sentait la fin proche. Sur un nouveau contre, le buteur danois Tomasson inscriva son 4 ème du tournoi. Mais, sur le ralenti, on s'aperçu que l'attaquant scandinave s'était débarrassé de Marcel Desailly par un tirage de maillot, ce qui le plaqua au sol et permit à l'attaquant de fusiller tranquille Barthez. Les arbitres le l'avaient pas vu. Qu'importe ! Quand ça veut pas sourire... D'autant que les français eurent pas mal d'occases, mine de rien. Avec une tête de Desailly sur l'arrête du but et une nouvelle transversale de Trézégol... Quand ça veut pas, ça veut pas. A croire que toute la réussite, que les français avaient bénéficié au cours de ces dernières années, devait se payer cash ! L'arbitre siffla la fin de la rencontre, mettant fin au calvaire des ex-Champions du Monde. Les français venaient de perdre leur couronne dès le premier tour. Il faut remonter à 1966 avec le Brésil du grand Pelé pour trouver pareil performance. Le Champion du Monde en titre éliminé dès le stade du premier tour ! Terrible coup de tonnerre sur le Mondial. Autre performance des Bleus : aucun but marqué au cours de cette Phase Finale. Autre première pour un Champion sortant. Le parallèle avec le Brésil pendant la World Cup 1966 est saisissant. Les deux grands meneurs de jeu, Pelé et Zidane furent blessés. Le premier par de véritables attentats sur sa personne, le second en raison d'un surplus de matchs de haute compétition.

En conclusion de ce match, le Danemark se qualifia logiquement, rejoint par le Sénégal (hé oui !). Surprenant africains qui se firent vraiment peur puisqu'ils menèrent 3-0 (!) face à la Céleste avant de se faire rattraper à quatre minutes de la fin. Il était temps ! Ils avaient mérité leur qualification. Bon vent pour ces deux sympathiques formations, avec leurs charmant(e)s supporters. De son côté, l'Uruguay n'avait ce qu'il méritait. Une élimination. A vouloir produire un jeu négatif... Pourquoi les uruguayens n'ont-ils pas joué leur trois rencontres comme la seconde période face au Sénégal ? Ils auraient eu un autre destin avec un tel jeu produit...

C'est déjà (hélas !) l'heure de tirer le bilan pour la France. Championne du Monde et d'Europe en titre, la plus forte Equipe de France de l'histoire était en fin de cycle. Beaucoup de questions se posent maintenant après ce cuisant échec. C'est d'ailleurs une faillite individuelle, collective, physique et tactique ainsi qu'une préparation ratée.

Faillite individuelle. Certains Bleus, ayant tout gagné en Equipe Nationale, étaient-ils encore psychologiquement près pour ce rude combat qu'est la Coupe du Monde ? Pas sûr. Les Bleus ont été idôlatré après leurs succès au Mondial et à l'Euro Se sont-ils vu plus beau qu'ils ne le sont réellement ? Certains avaient-ils attrapé la grosse tête ? Après la sévère critique de "l'Equipe" sur Aimé Jacquet, puis après la victoire en Coupe du Monde, les journalistes et chroniqueurs sportifs n'ont pu oser critiquer même d'une manière objective l'Equipe de France. Résultat. Plus d'aspect critique et lucide. Les Bleus étaient les maîtres du monde et nous n'étions plus (moi également) dans une bulle euphorique. Même où cela commença à aller moins bien il y a quelques semaines, on s'est caché pour se dire que cela n'est pas grave et qu'il n'y avait plus qu'à hûmer le parfum de la haute compétition pour que cela reviendre en ordre. Contrairement aux deux précédentes campagnes triomphantes, les joueurs français avaient pu se préparer tranquillement dans leur cocon pendant un mois. Pour le Mondial 2002, ils n'ont eu que deux semaines en tout et pour tout sans compter les sollicitations diverses par les VIP et les sponsors divers et variés. Ils se sont retrouvés piégés bien malgré eux par tout cet abattage médiatique et mercantique. Ils n'ont pu alors que se concentrer sur leur objectif que cinq jours seulement avant le match d'ouverture. Enfin, la liste des 23 a-t-elle été judicieuse ? Certains joueurs avaient-ils vraiment leur place pour ce voyage ? Pas sûr...

Faillite collective et tactique. Le bloc équipe n'a pas fonctionné. Certaines combinaisons n'ont pas fonctionné. Les joueurs ne se trouvant pas sur le terrain. La tactique tant prisée par Roger Lemerre (le fameux 4-2-3-1) a été décortiqué par tous nos adversaires et les derniers résultats auraient dû lui mettre la puce à l'oreille. Déjà en l'année dernière, la France avait enregistré des défaites anormales pour son statut (en Espagne, au Chili, face à l'Australie en Coupe des Confédération). Cette année, elle avait été mise à mal par la Russie (0-0), battue par la Belgique et malmené par la Corée du Sud. Ce fameux match, parlons-en ! Pourquoi l'avoir disputé ? Pour les sponsors pardi ! Seulement, il était de trop, surtout à une semaine du match d'ouverture. Résultat, les coréens ont disputé un vrai match de Coupe du Monde contre nous, nous obligeant à puiser dans nos réserves. Déjà que les Bleus étaient fatigués, ils auraient dû se reposer. Au lieu de cela, ils se fatiguent encore plus et comble de l'ironie, perd (après Robert Pirès) Zinédine Zidane, son seul meneur de jeu disponible. Il faut ajouter qu'au niveau tactique, Roger Lemerre n'a pas véritablement renouveler les cadres de l'équipe. Pendant deux longues années de matchs amicaux, pas ou peu d'essais sont intervenus. Par exemple, pourquoi n'avoir pas essayer de jouer sans Zidane pour combler le décifit au cas où ce dernier ne serait pas là ? De plus, des joueurs clé comme Laurent Blanc, le patron de la défense, et surtout, Didier Deschamps, la véritable âme, le patron de l'équipe, n'ont pas été remplacés. Mais, si l'on revient sur certains de ces matchs qui n'ont pas vraiment servi de préparation, que dire de ces déplacement stupide au Chili et en Australie...

Faillite physique. En effet, les Bleus étaient fatigués, éreintés, usés par leur championnat respectif. Dans le quotidien "l'Equipe", Franck Beckenbauer s'inquiétait de l'état de fraîcheur et de santé des grands joueurs. Il disait que c'était la Coupe du Monde de la fatigue. Il estimait que ce n'était pas un hasard si des joueurs comme Pirès, Zidane, Beckham, Figo s'étaient blessés. Sans compter la cascade de blessés dans les grandes équipes comme l'Italie, l'Argentine, l'Angleterre, l'Espagne, l'Allemagne et le Brésil. Tous jouent dans les championnats du "Vieux Continent". Le Kaiser s'alarme puisqu'il organise le prochain Mondial 2006, en Allemagne. Il demande instammant et d'une manière urgente un allègement significatif des calendriers et une réduction sensible du nombre de matchs pour les joueurs. Certains me diront que c'est leur boulot et qu'ils sont bien grâcement payés. Certes, mais ce ne sont pas des machines et on souhaite tous voir de grandes compétitions avec des joueurs en forme optimale pour des rendez-vous comme la Coupe du Monde qui est la compétition majeure du sport international. Cependant, dans le cas de l'Equipe de France, beaucoup de joueurs ont dépassé la trentaine. Il est plus difficile de récupérer à 26 qu'à 32 ans. C'est logique mais cela se paye cher. Il n'y a qu'à voir l'Allemagne en 1994 et 1998 après leur sacre de 1990. Quand à la préparation, elle est ratée puisque bien peu de joueurs étaient disponibles, finissant leur marathon de championnats et Champion's League. Au lieu d'un mois de préparation comme pour le Mondial 98 et l'Euro 2000, les français n'eurent qu'à peine quinze jours. C'est bien peu...

La chance et la compétition. Il faut bien reconnaître que les Bleus n'ont pas eu de chance pendant ce Mondial. Le bilan est impressionnant. 26 tirs cadrés dont 5 poteaux et pas un but de marqués ! En nombre d'occasions, c'est énorme. Il suffit de penser que si vous mettez la moitié de ces dernières, cela fait 13 buts et dont meilleure attaque du tournoi. Avec des si... Pourtant, elle était dotée des meilleurs buteurs des championnats français (Cissé), anglais (Henry) et italien (Trézéguet). Ce n'est pas rien. La défense a pêché. 3 buts encaissés. C'est peu et beaucoup à la fois au regard du nombre de buts marqués (0 est-il besoin de le rappeler...). C'est vrai que la défense centrale est lourde et vieillissante avec Desailly mais surtout Leboeuf. Dans ce Mondial, les Bleus étaient les favoris n°1 et beaucoup de nations (pour ne pas dire toutes sans exception) avaient la trouille de la France. Le Sénégal nous battant d'entrée de jeu à tout chamboulé. D'une part, les autres nations se sont dit alors pourquoi pas nous. Les français sont donc prenables. L'Uruguay l'a fait. Le Danemark l'a parachevé. Après ce premier match, la France est redevenue une équipe comme une autre. Il nous a fait très très mal. Ce fameux premier match est vraiment pri-mor-dial. Il conditionne vraiment toute la suite de la compétition. On ne le rappellera jamais assez. Psychologiquement atteint, Les Bleus ont commencé par douter. Par aller mal. De plus, ce fameux but qui aurait décomplexé absolument toute l'équipe et qui ne vint jamais. Sans compter toutes ces occases manquées, ces poteaux (5 en tout, un record), le fait de jouer à l'envers. Dans la préparation, Roger Lemerre le dira lui-même, il y eut des petites blessures, divers petits pépins qui faisaient que cela n'allait pas... Enfin, si l'on revient à ce fameux premier match, le match d'ouverture de la compétition. Certes, c'est un honneur que de célébrer le vainqueur en lui donnant l'opportunité de démarrer la compétition. Mais, je pense sincèrement que cela est plutôt un cadeau empoisonné. Un aberration en fait ! En effet, il suffit de se pencher sur l'histoire. Depuis que cette tradition est instaurée, et bien, jamais le tenant du titre n'a conservé son bien !!!

Pour conclure cette réflexion (à chaud), quelques heures après cette terrible déception, il va falloir à l'Equipe de France beaucoup de courage pour repartir de l'avant afin de reconstruire pour ensuite rebondir vers l'Euro 2004 pour ensuite viser la Coupe du Monde 2006. Les Bleus viennent de perdre leur couronne mondiale mais ils doivent veiller à ne pas perdre leur trophée européen. Il y aura des lendemains meilleurs avec de nouveaux titres mondiaux. Mais comme on dit, ceci est une autre histoire...

 
France - Danemark : Zizou le nez dans le gazon... et la France avec lui.
Tout un symbole...

 

Le Groupe B voyait l'entrée en lice d'un gros outsider : l'Espagne. Les ibériques avaient à coeur de se racheter de leur lamentable Mondial 98 où ils avaient sombré dès le premier tour. Nos voisins se voyaient proposer la petite Slovénie, née de l'éclatement de la Yougoslavie. Ce petit pays avait réussi à se hisser parmi les 32 meilleures nations mondiales. Cette équipe avait de très bons techniciens tout comme les joueurs de chacune des sélections de cette région d'Europe Centrale. Les deux pays s'étaient rencontrés deux ans auparavant et l'Espagne eut toutes les peines du monde à se défaire de la Slovénie. Comme d'habitude, les espagnols eurent beaucoup de mal à entrer dans le match alors que les slovènes auraient pu ouvrir rapidement le score. Heureusement pour l'Espagne, elle possède un buteur hors du commun en la personne de Raul, le grand attaquant du Real Madrid. Ce dernier allait libérer la pression qui pesait sur ses coéquipiers grâce à un but opportuniste et plein de malice. Mené 1-0, la Slovénie aurait pu (aurait du) égaliser sur un pénalty que l'arbitre ne siffla pas. Au contraire, les espagnols enfoncèrent le clou en inscrivant un second but. Loin de se décourager, la petite Slovénie parvint à réduire logiquement la marque à 10 minutes de la fin. La fin du match devenait difficile pour nos voisins espagnols. Mais, un nouveau coup du sort vint perturber cette belle rencontre puisque l'arbitre accorda un pénalty imaginaire à l'Espagne qui n'en demandait pas tant. Finalement, l'Espagne l'emporta 3-1 et pour la première fois depuis fort longtemps, elle débutait l'épreuve par une victoire. Il faut remonter à... je cherche, je cherche..., à 1950 et la victoire face aux Etats-Unis (3-1) ! De leur côté, les deux autres formations, l'Afrique du Sud et le Paraguay s'affrontaient. Le fantasque gardien sud-américain, Chilavert, qui fit terriblement souffrir la France en 1/8 ème de finale du dernier Mondial, et bien, ce dernier était toujours là. Pour ce match, il était suspendu. Au cours de cette rencontre, on vit la confirmation que le Paraguay pratiquait toujours cette défense de fer. Le sélectionneur qui donnait le tempo était une légende du football : Cesare Maldini. Et oui ! C'était le père du défenseur et actuel capitaine de la Squadra Azzura qui orchestrait les conseils tactiques. Avec un tel maître, il devenait encore plus difficile aux attaquants de passer ce rideau défensif. Et pourtant. Les africains du sud revenait pour la grande messe du ballon rond après leur déboire au Mondial français où ils avaient explosé. Au cours de ce choc, les sud-américains menèrent 2-0 mais curieusement (et logiquement aussi), ils durent partager les points avec ces courageux africains (2-2).

Les paraguayens affrontaient ensuite les espagnols. Le dernier choc entre les deux formations avaient laissé un goût amer aux ibériques puisqu'ils furent éliminé à cause des sud-américains. Bien en place, ces derniers ouvrirent le score à la suite d'un superbe tir cadré, qui fut détourné par le gardien espagnol sur son défenseur qui ... propulsa bien malgré lui le ballon au fond des filets. C'était le scénario catastrophe contre une équipe paraguayenne qui n'en demandait pas tant. De plus, elle avait récupéré son capitaine et son gardien mythique, Chilavert. Le Paraguay maîtrisait parfaitement la situation et l'Espagne donnait des signes de lassitude et d'impuissance face à cette défense si hermétique. La France s'en souvient encore (1/8 ème de finale 1998). La mi-temps intervent sur ce score. Le sélectionneur espagnol, Camacho, replaça habilement ses troupes et l'égalisation vint rapidement grâce à l'attaquant du Real Madrid Morientes (50 ème). Grâce à ce coup de pouce du destin, les espagnols n'attendirent que 16 minutes pour que le grand attaquant ibérique signe un doublé, aidé il est vrai par une boulette de Chilavert qui commence à accuser le poid des années (37 ans). Morientes marquait son 16 ème but pour 21 sélections. Pas mal ! Quand à son partenaire de club, Raul, il éclabousse de toute sa classe La Liga, mais il a plus de mal à trouver le chemin des filets en équipe nationale. Cependant, il sera à l'origine du troisième but puisqu'il provoquera un pénalty que son compère Hierro se fit une joie de transformer. Sans convaincre dans son organisation de jeu, l'Espagne devenait le premier pays qualifié pour le second tour. Le Paraguay, quand à lui, n'est plus la citadelle imprenable de 1998, qui fit souffrir le martyr aux défenses adversaires. Chilavert avait vieillit et l'équipe avait encaissé cinq buts en deux matchs (dont trois pénalty il est vrai). Plus grave, elle a mené deux fois au score. Contre l'Afrique du Sud, elle menait 2-0 avant de se faire rejoindre pour concéder le nul (2-2). Pire, elle a mené 1-0 contre l'Espagne avant de sombrer totalement pour s'incliner 1-3. Le Paraguay était toujours en course pour l'accession au second tour, mais cela demeurait extrêmement difficile contre son prochain adversaire, la Slovénie.

Mais, avant ce dernier affrontement, la Slovénie devait batailler contre l'Afrique du Sud. Trop lente pour inquiéter son adversaire, la petite Slovénie allait sombrer corps et biens dès ce second match. Les Bafana Bafana prirent un court avantage qui allait s'avérer définitif (1-0), condamnant ainsi les européens à jouer leur dernier match contre le Paraguay pour du beurre qui lui jouera sa qualification pour les 1/8 èmes de finale.

La petite Slovénie qui disputait son premier Mondial voulait finir sur une bonne note. Elle voulait décrocher sa première victoire. Mais, le Paraguay jouait sa qualification. De leur côté, les Bafana Bafana n'avaient besoin que d'un nul. Mais ils jouaient contre l'Espagne, certes déjà qualifiée, qui ferait tourner son effectif, mais qui comptait faire la passe de trois. Le match était à peine commencé depuis quatre minutes que Raul ouvra le score pour les ibériques (1-0). Il bénéficia d'une toile monumentale du gardien sud-africain. C'était parti pour une course poursuite entre espagnols et africains du sud et de l'autre côté entre slovènes et paraguayens. Pour des raisons évidentes, les derniers matchs de chaque groupe se disputaient en même temps. Cela évitait les "arrangements" comme par exemple pour ne pas les citer (avec joie !) l'Allemagne et l'Autriche en 1982 pour éliminer l'Algérie... Mais, revenons à nos moutons comme on dit dans le jargon. L'Espagne se fit rejoindre au score (1-1).  De son côté, la Slovénie avait pris l'avantage (1-0). Bref, tout baignait pour les Bafana Bafana. Mais les ibériques ne se laissèrent pas compter et ils reprirent l'avantage (2-1). Le Paraguay de Chilavert égalisa (1-1). C'était fou ! Les africains réussirent à revenir de nouveau au niveau des espagnols (2-2). Ils pensaient avoir fait le plus dur, mais les ibériques s'étaient passablement endormis. D'autant que le Paraguay venait de prendre à son tour l'avantage au score (2-1). On commença à sortir ses règles à calcul lorsque l'Espagne repris pour la troisième fois après 70 minutes de jeu l'avantage (3-2). La fin du groupe était proche. On commença à redouter le tirage au sort. Les règles étaient simpls. Celui qui à le plus de points (normal). Ensuite le goal-average (logique). La meilleure attaque (logique aussi). Si cela ne suffisait pas, le résultat de la confrontation directe entre les deux équipes concernées. Cas ultime, le tirage au sort (la pièce quoi !). Le Paraguay permit de règler définitivement le problème en inscrivant un dernier but à la fin de la rencontre portant ainsi le score à 3-1. Les africains étaient éliminés. L'Afrique du Sud avait tout donné mais elle avait fini le match sur les rotules, à bout de souffle. Du souffle, elle en a manqué dans les vingt dernières minutes. L'Espagne fit tourner le ballon tranquillement. La conclusion de ce groupe était les éliminations de la Slovénie, de l'Afrique du Sud et les qualifications de l'Espagne et du Paraguay.

 

 

Les quadruples Champions du Monde Cariocas étaient tombés dans le Groupe C. Il convient de dire que les Cieux ont été clément pour nos amis brésiliens. En effet, ils étaient tombés avec la Turquie, le Costa Rica et enfin la novice Chine. Pour leur entrée en matière, les suds-américains affrontaient les turcs. Ces derniers avaient énormément progressé puisqu'ils obtenaient une seconde qualification consécutive à une compétition majeure. De plus, ils ont réussi à atteindre les quart de finale de l'Euro 2000, éliminant au passage l'un des deux pays organisateurs au premier tour, en l'occurrence la Belgique. Dans quel état d'esprit les brésiliens étaient-ils lorsqu'ils pénétraient sur la pelouse ? Depuis la finale perdue en 1998 face à la France (une déroute 3-0, inutile de le rappeler), le Brésil trainait sa peine depuis quatre ans comme un boulet, perdant au passage ses trois couronnes internationales (le Mondial, la Copa America, la Coupe des Confédérations) et transmettant bien malgré lui le témoin à la France qui s'empara de la première, de la troisième et la seconde étant représentée par l'Euro 2000. Ajoutez-y que le Brésil s'est très péniblement qualifié pour ce Mondial, en ayant failli passer à la trappe (hé oui !). Il était inconcevable d'imaginer une Coupe du Monde sans Brésil, lui qui est le seul à avoir participer à toutes les Phases Finales depuis l'origine (en 1930) de l'épreuve suprême. Mais, le Brésil était passé. Mais revenons au match face à la Turquie. Des turcs qui dès le début montrèrent qu'ils disputaient une rencontre particulière pour eux. Leur résistance était énorme. A l'image du Brésil, Ronaldo avait traversé une mauvaise période de sa carrière. Il avait passé le plus clair de son temps dans les centres de soin (2,5 ans). Pourtant, à force de courage et de volonté, il revenait pour ce Mondial en pleine forme et il allait le prouver. Le Brésil eut de la 40 ème à la 45 ème minutes quatre occasions très franches d'ouvrir le score par Rivaldo notamment. Les turcs firent mieux puisque dans la dernière minute (47 ème), il ouvrirent le score sur leur seconde occasion. Terrible coup de bambou pour les artistes associés qui revinrent pour la seconde période avec d'autres intentions. Ronaldo, décidément très remuant, ne mit que cinq minutes pour tromper l'excellent gardien turc Rüstü qui jusqu'alors était à l'origine de l'échec des attaquants cariocas. Malheureusement, ce dernier fit une seule boulette dans cette rencontre de haute tenue. Elle allait être fatale. Au cours d'une relance hasadeuse, l'attaquant brésilien se saisit du ballon mais fut ceinturé par le dernier défenseur turc. Résultat, une expulsion et un pénalty transformé par Rivaldo. Le match fut correct et d'un très haut niveau technique de parts et d'autres (les brésiliens s'amusaient sur le terrain et régalaient le public ce qui ne plut pas à l'entraineur...) jusqu'à la 87 ème minute où un défenseur turc, furieux de la décision arbitrage concernant un corner, envoya un ballon assez fort à Rivaldo au point de corner. Le Ballon d'Or 1999 le reçu sur la cuisse droite et ne trouva rien de mieux que de se tordre de douleur en simulant une blessure au visage. L'arbitre se fit abuser et expulsa un second turc. C'était une attitude indigne d'un footballeur comme Rivaldo (la commission de discipline ne trouva rien de mieux que de lui infliger une amende de 11.500 euros, ce qui correspond à une demi journée de salaire de ce mossieu...). Finalement, le Brésil remporta la rencontre par 2-1, se rassurant pour la suite de la compétition. Sur ce qu'elle avait montré, la Turquie pouvait espérer voir plus loin que le premier tour.

Les turcs pouvaient effectivement voir loin après avoir vu la prestation des deux autres formations. En effet, chinois et costa ricains s'affrontaient. La Chine disputait là sa première rencontre de Mondial. Son entraineur, le yougoslavie Bora Milutinovic avait la particularité de disputer son cinquième Mondial consécutif avec autant de sélections différentes, dont l'une d'entre-elle était son adversaire du jour, le Costa Rica. Bora avait eu la particularité de qualifier chacune des équipes qu'il avait dirigés et les qualifier pour au moins le second tour (1/4 de finale pour le Mexique en 1986, 1/8 ème pour le Costa Rica en 1990, 1/8 ème pour les Etats-Unis en 1994, 1/8 ème pour le Nigéria). Mais, pour ce XVII ème Mondial, sa tâche parait insurmontable puisque la Chine s'inclina logiquement 2-0 face au Costa Rica. La qualification passe par une victoire sur le... Brésil.

Au vu de toutes les surprises de ce Mondial, le Brésil décida de livrer un match sérieux face à la novice Chine. Les affaires ne traînèrent pas puisque les cariocas menèrent rapidement à la marque. Sans forcer leur talent, les sud-américains l'emportèrent 4-0, scellant le sort des chinois dans cette compétition. Pour la première fois, l'entraineur Milutinovic ne passera pas le premier tour avec une sélection nationale. Mais, il est certain que les chinois reviendront car ils apprennent (et retiennent) rapidement les leçons. Nul doute que d'ici une vingtaine d'année, ils pourraient faire très mal en Coupe du Monde... Quand aux deux autres formations, elles jouaient une partie importante. Une victoire du Costa Rica sur la Turquie et plus de suspens dans ce groupe. Par contre, une victoire des turcs et le Brésil pourrait (!) être menacé, mais avec un tel goal-average... Finalement, ce fut le scénario n°3 qui s'offrit aux spectateurs. La Turquie eut l'opportunité de mené au score mais il fut logique que le Costa Rica égalisa (1-1) au vu du nombre incalculable d'occasions manqués (et surtout non cadrées) par les costa riciens. Ce score nul arrange finalement le Brésil qui se retrouve automatiquement qualifié. La Turquie n'a plus qu'à battre la Chine alors que le Costa Rica visera le nul face au... Brésil. Pas gagné !

Après avoir vu les espagnols réaliser la passe de trois (la veille soit deux jours après l'élimination des Bleus), les brésiliens désiraient également terminer le premier par une troisième victoire. De son côté, la Turquie se devait de vaincre la Chine, puis espérer une défaite du Costa Rica. Les deux matchs commencèrent tambour battant. Et l'on commença à revivre le scénario du Groupe de l'Espagne entre deux équipes qui se disputaient à distance la qualification. Le Brésil appuya et ouvrit le score puis doubla rapidement la mise. La Turquie ouvra également la marque. Pendant un certain laps de temps, la qualification changea de main entre turcs et costa riciens. Ces derniers purent revenir au score mais ils durent concéder de nouveau un avantage conséquent. La seconde période fut passionnante. Le Costa Rica revint à une unité du Brésil. Les turcs doublèrent la mise. Mais les cariocas entérèrent définitivement tous les espoirs des costa riciens en marquant deux nouveaux buts en une minute. Finalement, le Brésil se défie du Costa Rica 5-2 ! La Turquie battit la Chine par 3-0. Brésil et Turquie se qualifiaient pour le second tour. La novice Chine venait d'apprendre à ses dépens le haut niveau mais il était sûr qu'ils reviendraient plus fort dans les années qui venaient. Avec un tel réservoir de joueurs, cela finira par payer. Enfin, le Costa Rica pouvait maudir le sort et la maladresse incroyable de ses attaquants. Les joueurs des amériques avaient eu un nombre incalculable d'occasions contre le Brésil et la Turquie mais c'est contre cette dernière que les regrêts sont les plus amers. La victoire était vraiment passée tout près. Ah ! Regrêts éternels. Quand au Brésil, il montait en puissance. Il voyait sa route se dégager fortement puisque et la France et l'Argentine n'était plus là...

 

 

Le Groupe D était composé d'un des pays organisateur : la Corée du Sud. Son groupe était relevé, puisqu'il comptait les Etats-Unis, la Pologne (un revenant) et l'outsider Portugais. On se souvient de coréens laminés (5-0) par les français au cours de la Coupe des Confédérations 2001. Pourtant, les coréens avaient fait d'immenses progrès, à l'image de la courte défaite (2-3) face aux Champions du Monde français à une semaine du match d'ouverture. Pour leur premier match, la pression était pourtant énorme sur leurs épaules. La Corée toute entière désirait un résultat d'entrée pour leur sixième participation (la cinquième consécutive tout de même). Malheureusement, les asiatiques n'avaient jamais réussi à gagner un seul match en Phase Finale. Pour les polonais, cela faisait 16 très longues années qu'ils attendaient de faire leur retour au sein de l'élite mondiale. S'ils avaient imaginé une seule seconde ce qu'il les attendait... Très virevoltant, tactiquement très bien en place, grâce au sélectionneur néerlandais Guus Hinddik (qui avait emmené les Pays-Bas à la quatrième place à France 98...), les coréens firent passer une très mauvaise soirée à leurs adversaires polonais du jour. Poussé par tout un public tout acquis à sa cause, la Corée domina la rencontre, réduisant la Pologne à un rôle de faire-valoir. Les européens peuvent s'estimer heureux que le score final ne soit que 2-0 tant ils furent dominés. La Corée pouvait fêter ses héros et son entraineur étranger. Restait à attendre maintenant l'entrée en matière de l'outsider portugais.

Le Portugal avait été la révélation de l'Euro 2000 en ayant atteint les demi-finales. La France lui barra la route de la finale comme à l'Euro 84. Cette séduisante équipe était composée de joueurs en fin de carrière. Cette génération dorée du Portugal, double Championne du Monde Junior en 1989 et 1991, n'avait malheureusement rien gagné au niveau des séniors. Ce Mondial demeurait sa dernière chance de briller au niveau international. Son entrée devait s'effectuer face au novice Etats-Unis. Mais, il ne faut jamais se fier au apparence. Le Portugal n'était pas au mieux et son meneur de jeu Luis Figo, Ballon d'Or 2000, revenait de blessures et était à la recherche de son meilleur niveau et de ses sensations. Les américains n'en n'avait cure et ils profitèrent rapidement de la situation. Résultat : le Portugal se retrouva mené 3-0 après 30 minutes de jeu !!! Les joueurs des states purent contenir le retour des lusitaniens pour finalement l'emporter 3-2. C'était une des grosses surprises de ce début de compétition ! A l'issue de la première journée, les deux équipes européennes étaient virtuellement éliminées. Le prochain Pologne - Portugal sentait la poudre. Malheur au vaincu.

Mais avant ce match, les deux premiers vainqueurs de ce groupe s'affrontaient dans une ambiance de folie. La Corée du Sud avait les faveurs du pronostic et de tout un peuple. Mais les Etats-Unis, nullement impressionnés, allaient refroidir l'atmosphère en se procurant de très sérieuses occasions dont l'un allait faire mouche à la 24 ème minute. Pour la première fois, la Corée du Sud était menée dans son Mondial et devait par conséquent courir après le score. La mi-temps intervint sur ce score surprise. Guus Hinddik dut avoir des mots magiques puisqu'à force d'acharnement, les coréens revinrent à la marque (78 ème minute) dans une incroyable folie. Les deux formations, surprises de ce groupe, se séparaient sur ce score de parité (1-1) qui n'arrangeait en aucune manière les deux équipes européennes, favorites du groupe à l'origine...

Les deux formations du vieux continents s'affrontaient dans un match au couteau. Malheur au vaincu ! Curieusement, la Pologne appliquait le même dispositif tactique que face à la Corée, .c'est à dire, envoyer de longues balles vers l'avant en direction de son nigérian naturalisé. Charmant programme pour celui-ci... Le match fut ennuyeux. Surtout la première période entre des portugais gênés par le physique de leurs adversaires. Ces derniers étaient de vrai bûcherons mais pauvre techniquement et incapable de faire le jeu. On se demandait quelle tactique ils employaient. Ah si, il y eut un éclair de génie dans les 45 premières minutes. Pauleta qui marqua un joli but suite à un exploit sur l'aile gauche. Le girondin, meilleur buteur du championnat de France (avec Cissé), allait réussir le "coup du chapeau", un hat-trick en seconde période. Puis le score passa à 4-0 ! Les portugais, libérés, auraient pu en ajouter deux ou trois autres s'ils avaient appuyé un peu. Victorieux, le Portugal se replaçait dans la course à la qualification. Mais, le plus embêtant dans l'affaire est que leur meneur de jeu fut translucide dans ce match. Revenant de blessures, Luis Figo n'était plus que l'ombre de lui-même et du formidable meneur de jeu du lusitaniens au cours de l'Euro 2000. Le dernier match face à l'un des pays organisateur, la Corée du Sud, allait être terrible. De leur côté, les polonais était vraiment la plus faible équipe de ce Mondial. Incapable de faire le jeu, faible techniquement, la Pologne était déjà éliminée et devait disputer son dernier match du tournoi face aux surprenants américains qui, en cas de victoire de ces derniers, seraient qualifiés. Surprenant Mondial...

Au cours de cette dernière journée, les polonais désiraient finir sur un bon résultat. Face à eux, des américains qui jouaient leur qualification. Dans l'autre match au sommet s'affrontaient la Corée du Sud et le Portugal. Les données étaient simples. Un nul suffisait pour les coréens alors que les lusitaniens devaient gagner. Les deux matchs commencèrent fort. Les asiatiques se ruèrent à l'attaque et manquèrent de peu l'ouverture du score. Le sélectionneur américain avait fait tourner son effectif. Mal lui en pris. Après six minutes de jeu, les Etats-Unis étaient menés 2-0 ! Dans l'autre rencontre, les deux formations étaient bien sûr au courant de la situation et une défaite des USA arrangeait les deux pays. Les portugais réagirent après la dominiation territoriale de son adversaire en monopolisant le ballon au centre du terrain. Visiblement, les joueurs de la péninsule ibérique cherchaient le nul. Du côté des States, il fallait revenir au plus vite au score, mais les polonais se regroupèrent en défense. Mais, le tournant de ce groupe D intervint à la demi-heure de jeu. Poussés par leur bouillonnant public, les coréens se ruaient comme des morts sans faim sur chaque ballon. Les portugais étaient pressés de toutes parts. A chaque ballon reçu par un portugais, trois coréens surgissaient. Et, comme lors de l'Euro 2000, en demi-finale face à la France, les européens perdirent leur sang-froid. Juao Pinto commis l'irréparable : un tacle par derrière. L'expulsion était immédiate et complètement justifiée. A 10 contre 11, le match changeant d'âme. Du côté portugais, le mot d'ordre était de tenir. Curieusement, en fin de première période, le jeu s'équilibra et les portugais faisait la passe à dix. On aurait dit que les deux équipes se contentaient bien de ce résultat nul. Mais, à l'entame de la seconde mi-temps, les asiatiques furent animés d'autres attentions. Guus Hinddik a certainement recadrer ses joueurs en leur disant qu'ils étaient chez eux et que leur public attendait autre chose qu'un résultat nul, surtout à 11 contre 10. Pourtant, les portugais semblaient convaincre les coréens de conserver ce résultat. Et comme le résultat des polonais et américains ne changeaient pas... Mais, la rencontre bascula de nouveau. Un portugais écopa d'un second carton jaune pour un tacle trop appuyé. Désormais réduit à 9 contre 11, la situation des lisutaniens se compliquaient salement. Et, ce qui devait arriver arriva. Sur un remarquable action de jeu, les sud-coréens ouvrirent la marque (70 ème). Cette fois, les portugais se ruèrent à l'attaque et on se demande encore aujourd'hui comment ont-ils pu rater toutes ces occasions franches devant le but. Malheureusement, la génération dorée, double championnes du monde des moins de 17 ans allait, une nouvelle fois, rentrer bredouille au pays. Il était clair que le Ballon d'Or 2000, Luis Figo, n'avait jamais été à son niveau. Tout comme Zidane et bien d'autres, il était arrivé carbonisé au Mondial asiatique. A trente ans, sa dernière opportunité restera pour lui l'Euro 2004 organisé par son pays. De son côté, la Corée du Sud terminait le premier tour sur une bonne note, par une seconde victoire. Le pari (osé il est vrai) était gagné. Elle était qualifiée pour le second tour, accompagnée par... les Etats-Unis. Eh oui, les américains profitaient bien malgré eux de cette victoire coréenne et ce, malgré la défaite contre la Pologne (1-3). Dans ce groupe, on attendait les pays européens aux deux premières places, hé bien c'est exactement l'inverse qui s'est produit.

 

 

Pour le premier match du Groupe E, le Cameroun affrontait l'Eire. Il convient de rappeler que Les irlandais du sud ont sorti les Pays-Bas du groupe II de la Zone Europe. Une bien belle performance. De son côté, les Lions Indomptables ont rempli leur palmarès de deux nouveaux titres de Champion d'Afrique (cela porte à quatre le nombre de titres continentaux) et d'un titre olympique. C'est certainement la plus expérimentée et la plus forte équipe africaine à l'heure actuelle. Au cours de ce match, la première période a été dominé par les camerounais qui furent récompensés par un but. Les irlandais ont répondu à la vivacité des africains par leur légendaire Fighting Spirit et ont ainsi pu arracher un nul mérité. Un résultat qui permet au deux formations d'entretenir l'espoir d'un second tour

De son côté, l'Allemagne en plein doute, entrait en lice. Pour la première fois, la Mannschaft ne se présentait pas comme un favori au grand tournoi mondial. En effet, nos voisins allemands ont plutot enchainé des désillusions ces derniers temps. Quart de finaliste des deux dernières Coupes du Monde et éliminé au premier tour de l'Euro 2000, les allemands ont achevé leur âge d'or et sont entrés (provisoirement ?) dans une période de vaches maigres. Pourtant, Rudi Voeller, l'ancien grand attaquant de l'équipe Championne du Monde en 1990, est devenu sélectionneur et à redonné le moral à tout un pays en qualifiant l'Allemagne pour la Phase Finale. L'entrée en matière des teutons n'allait pas être triste... sauf pour les saoudiens qui passait par là. Les allemands jouèrent très sérieusement, ne lâchant jamais leur proie, jusqu'à lui briser les reins (très poétique, n'est-ce pas ?). Score final de la démonstration : 8-0 ! On avait eu l'impression qu'un bulldozer avait laminé une pauvre 2CV tant la puissance athlétique et le jeu simple et rudement efficace de la Mannschaft avait prévalu sur son malheureux adversaire du jour. Les allemands venaient de se rassurer et de rappeler aux autres favoris qu'il fallait compter encore avec eux même si l'opposition avait été (très) faible.

Les germaniques pouvaient envisager la qualification pour le second tour dès le prochain match contre l'Eire. Les irlandais qui, rappelons-le, avaient éliminés les néerlandais des groupes qualificatifs, n'étaient pas l'Arabie Saoudite. Cela allait se vérifier. Sans être vraiment dominatrice et fringante, l'Allemagne prit le match à son compte et ouvrit le score par son attaquant Klose qui marquait là son quatrième but en deux matchs. De retour des vestiaires, les irlandais prenaient le contrôle de la situation mais ils se heurtèrent à un super gardien, Oliver Kahn, l'un des tous meilleurs gardiens au monde. Alors que la Mannshaft se voyait déjà au second tour, l'Irlande égalisa dans la dernière minute du temps additionnel ! Ce score de parité (1-1) changeait la donne dans ce groupe et la qualification allait se jouer également avec le Cameroun.

Le Cameroun qui justement affrontait l'Arabie Saoudite avec la ferme intention de soigner la différence de buts face aux brésiliens du désert. Mais, l'entraineur de ces derniers réussit à resserrer les boulons puisque les Camerounais eurent la chance de marquer un seul et unique but, synonyme de victoire très très précieuse. Les saoudiens étaient les premiers éliminés de la compétition mais ils auraient très bien pu gagner ce match (et oui) tant ils posèrent des problèmes aux camerounais qui avaient visiblement des difficultés à faire le jeu. Ces derniers devront corriger ces défauts face à ... l'Allemagne.

Une Mannshaft qui se présentait ne position de force puisqu'elle n'avait qu'un match nul à obtenir pour se qualifier au contraire du Cameroun qui avait besoin d'une victoire. La première période fut pitoyable tant les allemands cassèrent le jeu en faisant faute sur faute. Les camerounais répondirent à ces provocations. Pourtant pourvu de joueurs expérimentés (évoluant dans de grands clubs européens), le Cameroun tomba dans ce piège. Le match fut haché. Minable. Les allemands se retrouvèrent à 10 fort justement d'ailleurs. Au cours de la seconde mi-temps, on pensa logiquement que les Lions Indomptables pourraient profiter de leur supériorité numérique, malheureusement les germaniques étaient très bien en place tactiquement. Sans imagination au niveau du jeu, ils attendaient leurs adversaires et ils exploitèrent les contres. Ils firent mouche par deux fois dont l'une par l'inévitable Klose qui inscrivait son 5 ème but du tournoi. Pas mal ! 2-0 pour la Mannshaft qui se qualifiait ainsi. Le Cameroun, lui, était éliminé. Le bilan de ce match est le suivant : 2 buts certes mais 16 cartons jaunes et 2 expulsions !!! Et encore, les allemands auraient dû se retrouver à 8 ! Belle image du football donnée par les triples Champions du Monde et d'Europe... Les Champions Olympique et d'Afrique était éliminés de la compétition puisque dans le même temps les irlandais remplissaient leur contrat en disposant facilement d'une Arabie Saoudite démobilisée. Victoire donc par 3-0 de l'Eire qui rejoignait les 1/8 èmes de finale.

 

 

Le Groupe F était le "groupe de la mort" de cette Coupe du Monde avec l'Argentine, son ennemi juré l'Angleterre, le Nigéria et la Suède. Pour espérer (!) se qualifier pour le second tour, les quatre formations ne devaient pas chômer en route. Pour le premier match, l'Argentine grand favori (avec la France) de ce XVII Championnat du Monde affrontait le Nigéria. Les africains, anciens Champions Olympiques en 1996, étaient en perte de vitesse et ce malgré de bons résultats aux dernières CAN. Les argentins ne tardèrent pas à faire parler la poudre. Et la vivacité et la technicité des stars sud-américaines mettèrent en grande difficulté les africains. La victoire de seulement 1-0 ne reflétait pas véritablement la différence de niveau à l'arrivée. Certes, les nigérians n'ont pas démérité, ayant eu l'opportunité de marquer au moins un but, mais les gauchos argentins auraient tout aussi bien en mettre deux ou trois de plus. Il est à noter que le but argentin est l'oeuvre de Batistuta qui marquait la son 56 ème but en sélection (à comparer au 41 de Michel Platini...) mais aussi son 10 ème but en Phase Finale. Il entrait donc dans ce cercle extrêmement fermé des meilleurs buteurs de l'histoire de la Coupe du Monde. La question était de savoir si Batigol (son surnom) pouvait inquiêter le bombardier Muller avec ses 14 réalisations...

De son côté, l'Angleterre affrontait sa bête noire, la Suède. En effet, les anglais n'ont plus battu les scandinaves depuis 1958 ! Et oui. Chaque équipe a son équipe cauchemar. Les sujets de sa majesté avaient prié très fort pour que le meneur de jeu de la sélection, David Beckham soit rétabli à tant. En effet, ce dernier a été blessé en Champion's League. Le pied de l'anglais avait été fracturé. Et pourtant, pourtant, le miracle eut lieu et la star anglaise était sur le terrain. Tout commença bien pour les anglais puisque Beckham offrit le premier but de la partie à Campbell qui se racheta de ses deux erreurs défensives qui faillirent coûter cher à son pays. Mais, il était dit (et écrit) que la Suède était un empêcheur de tourner en rond puisque celle-ci égalisa fort justement. Finalement, les anglais furent tout heureux de concéder un nul (1-1) alors qu'ils auraient très bien pu perdre cette rencontre. Néanmois, ils devront se coltiner l'Argentine dans un match qui sent forcément la poudre. Les antécédants entre les deux nations sont nombreuses. Il suffit pour cela de se référer à 1966, 1986 et 1998 pour s'en apercevoir...

Le début de ce duel au sommet tant attendu du premier tour commença par des accrochages pendant le premier quart d'heure. Mais, l'arbitre italien, M. Collina tenait parfaitement les deux formations (au contraire de l'arbitre mexique de France-Uruguay, la veille). De ce fait, le match se déroula ensuite dans un bon esprit et les deux équipes se livraient à fond et sans retenu. Les anglais dominèrent la majeure partie de la première mi-temps et c'est au moment où l'Argentine prenait le match à son compte qui sur une belle action de contre-attaque que Owen fut retenu irrégulièrement. Pénalty indiscutable. La responsabilité de le tirer revenait à David Beckham qui avait un compte à régler avec l'histoire. Il se rappelait amèrement son expulsion face à ce même adversaire en 1/8 de finale il y a quatre ans. Le Mondial est riche de belles histoires. Cette fois le capitaine anglais ne rata pas l'occasion de se racheter en tirant ce pénalty en force, en plein centre, et à trente centimètres du gardien argentin qui ne peut que constater son impuissance. Nous étions à la 42 ème minute et l'Angleterre prenait l'avantage sur son rival argentin (1-0). La seconde période commença et laissait présager une domination territoriale de l'Argentine qui se devait de revenir le plus vite possible au score. Le choix tactique de l'entraineur anglais était clair : tenir ce résultat. Celui de son homologue argentin également : revenir. Ce dernier lança, SVP, Crespo, Ortega et Lopez ! Que du très très gros calibre. Le temps passait inexorablement. Et, au fil des minutes, les anglais avaient de plus en plus de mal à tenir la distance physiquement. D'autant qu'ils reculaient de plus en plus. Allaient-ils tenir ? L'Argentine se rappelait que les suédois étaient justement revenus à la marque à la fin du match à cause de cette même baisse de forme physique. Malheureusement pour les gauchos, les anglais tinrent le coup et ce fut une des surprises de ce Mondial. La défaite de l'autre gros favori : l'Argentine. Les sud-américains se retrouvaient dans une situation difficile puisqu'ils étaient dépassés au classement par son vainqueur du jour et la surprenante Suède.

En effet, pendant ce temps, la Suède affrontait le Nigéria. Après leur défaite face à l'Argentine, les africains n'avaient d'autre choix que de l'emporter. Au cours de cette rencontre, les scandinaves allaient se montrer une nouvelle fois réaliste. Leur buteur Larsson allait même réaliser un doublé synonyme de victoire face à des nigérians dominateurs la plupart du temps mais maladroit ou manquant de chance dans la finition. Victorieux 2-1 de ce match, les suédois demeuraient bien le poil à gratter de ce groupe de la mort qui commençait à livrer son verdict puisque le Nigéria était éliminé dès la fin de la seconde journée. Quand aux scandinaves, ils prenaient la tête au classement et devaient affronter l'Argentine en position de force puisqu'ils leur suffisaient d'un nul pour se qualifier au contraire des argentins qui étaient condamnés à vaincre...

Après le coup de tonnerre de la veille, ponctué par l'élimination du grand favori français, l'autre grosse cylindrée de ce Mondial était dos au mur. L'Argentine se devait de vaincre la Suède. Les vikings étaient bien de terribles compétiteurs car, il faut bien le rappeler que ces derniers ont un palmarès sympathique : 1 fois finaliste, 2 fois troisième et 1 fois quatrième. Pas mal ! Comme son cousin danois, la Suède attendait l'Argentine de pied ferme et la laissa venir. Les argentins eurent toutes les peines du monde à franchir le double rideau défensif mis en place par le malin sélectionneur scandinave. Cependant, son équipe s'exposait trop. En effet, la Suède avait tendance à trop reculer et se replier sur ses 16,50 mètres. La mi-temps intervint sur un score nul et vierge. En second période, les scandinaves eurent pour consigne de repousser plus loin les assauts argentins afin de ne plus s'exposer. Les gauchos se créèrent bon nombre d'actions dangereuses mais, et la défense et le gardien suèdois se montèrent héroïques. Les argentins commençaient à perdre patience et leurs nerfs. Fait hallucinant. Un sud-américain se fit expulser directement (un rouge direct !). Où est la particularité me direz-vous ? Et bien, le joueur exclu était sur le banc de touche... Drôle de première. Pendant ce temps, les européens ne se montrèrent pas moins dangereux. Et, sur une faute argentine, ils ouvrirent la marque sur un magistral coup-franc, dont le gardien sud-américain n'était pas exempt de tout reproche. Composée uniquement méga stars planétaires, l'Argentine se retrouva dans la même situation que la France la veille. Marquer deux buts pour se qualifier. Sacré challenge en perspective. Et l'Argentine parvint enfin à marquer. Sur un pénalty. Ce dernier fut très mal tiré car repoussé par le gardien... dans les pieds d'un attaquant argentin... Un but partout. Nous étions à la 86 ème minute du match. C'était un peu tard pour revenir. Mais, comme on dit, mieux vaut tard que jamais, d'autant que l'arbitre assistant accorda quatre minutes de temps additionnel. Une éternité pour la Suède. Un bien court instant pour l'Argentine qui se heurta à toute la hargne défensive de son adversaire, qui ne lâcha rien jusqu'au coup de sifflet final. Après le coup de massue dû à l'élimination des Champions du Monde en titre français, enregistrée la veille, une nouvelle sensation s'abattait sur le Mondial asiatique. L'élimination de l'autre gros favori argentin de la compétition. Et ce, dès le premier tour ! Elimination confirmée par le résultat de l'équipe de la rose qui fit un piteux match nul face aux nigérians (0-0). Mais l'essentiel était préservée. L'Angleterre rejoignait la Suède en 1/8 ème de finale. L'Argentine et le Nigéria étaient éliminés, victimes du cruel groupe de la mort.

 

 

Le Groupe G était celui de la Croatie et du Mexique. Tout le monde se souvenait de cette merveilleuse équipe croate qui avait fini troisième du dernier mondial français, poussant le pays organisateur français dans ses derniers retranchement en demi-finale. On pouvait penser qu'elle allait confirmer cette bonne prestation pour sa seconde participation. Il n'en fut rien contre les sud-américains puisque les croates parurent vieillissant et empruntés. La vieille garde était toujours là (Bosick, Suker, Prosinecki,...) mais elle ne tint pas la route face à des mexicains qui n'en demandaient pas tant. Victoire logique par 1-0 du Mexique qui venait d'engranger trois précieux points pour la suite du premier tour. La Croatie n'avait plus le droit à l'erreur et devait se rattraper pour son second match contre une certaine... Italie.

Les transalpins sont vraiment vermoulus puisqu'ils étaient tombés dans un groupe facile pour eux, avec le Mexique, la Croatie donc, mais aussi le novice Equateur. Les italiens avaient eu beaucoup de mal à se remettre de sa finale perdue à l'Euro 2000 contre la France alors qu'elle menait 1-0 à une minute de la fin. Elle, la Squadra Azzura, se faire remonter ainsi, elle qui est la reine de la conservation du score. Ajoutez également trois éliminations (1/2 en 90, finale en 94, 1/4) consécutives aux tirs aux buts lors des derniers Mondial, dont le dernier face encore et toujours à la France (décidément) et vous comprendrez l'esprit revanchard qui animait cette équipe. De plus, elle courait après un triomphe international depuis 1982 l'année où Dino Zoff brandit (à 40 ans !) la troisième Coupe du Monde pour l'Italie. Le légendaire gardien transalpin, n'était plus là ! En effet, le sélectionneur italien n'avait pas supporté les critiques (déplacées) de Berlusconi. Il convient de rappeler que l'équipe italienne avait été très très critiqué avant son arrivée à l'Euro. Zoff avait tout de même amené cette équipe transalpine en finale de l'Euro 2000 ! La fédération l'avait donc remplacé, et pas par n'importe qui. Le nom du nouveau sélectionneur s'appelait Giovanni Trapattoni. Pardon ! Monsieur Trapattoni. Pour ceux qui ne connaisse pas le "Trap" comme on le surnomme affectueusement, eh bien c'est tout simplement l'entraineur le plus titré de la planète foot !!! Il a remporté plus de 35 trophées majeurs !!!!! Des championnats, coupes, super coupes d'Italie, Coupe d'Europe, et j'en passe... De plus, il convient d'ajouter que Trapattoni est un fervant adepte de Bouddha, euh non, du très sérieux Catenaccio : le verrou. Vous comprendrez mes inquiétudes quand à la perspective de se cogner la Squadra Azzura qui était encore plus forte qu'au dernier Euro. Cela allait se vérifier face aux équatoriens qui développaient un football simple et beau à voir évoluer. Malheureusement, contre les italiens, de match, il n'y en a pas eu. 7ème et 27 minute. Le grand attaquant transalpin Christian Vieri eut deux occases. Résultat : 2 - 0 après même pas 30 minutes de jeu. Le match était fini. L'Equateur eut bien la possession de la balle (au moins 60%), mais les italiens les laissaient approcher tranquillement et les sud-américains se rendirent compte de la difficulté de se rapprocher du but de Buffon et donc, par conséquent, d'inscrire un but. Les autres formations de ce Mondial 2002 allaient vraiment s'amuser pour marquer contre les triples Champions du Monde. Au passage, rappelons que cela faisait 20 ans que l'Italie n'avait pas gagner son premier match du Mondial ! Alors méfiance, méfiance...

Pour la seconde journée du groupe, les italiens affrontaient les croates dans un quitte ou double pour ces derniers. Ils avaient d'ailleurs été très critiqués. Le match fut équilibré en première période et il y eut quelques occasions, les transalpins laissant l'initiative du jeu à leurs adversaires. C'était pratiquement un derbi puisque un bon nombre de croates évoluaient dans le Calcio. Un match de truqueurs mais dans les règles pas comme les uruguayens qui rajoutaient la méchanceté habituelle. Mais revenons au match. La Croatie dominait et comme toujours dans ces cas là, l'Italie marqua à la 55 ème minute sur un contre. Et d'après-vous, que se passa-t-il ensuite ? Et bien, on ferme la boutique. Catenacio. A ce moment là, on se dit que l'Italie est qualifiée et que la Croatie dit au revoir au Mondial. Et bien, non ! Les joueurs des Balcans ont réécrit le scénario. Avant la 63 ème minute la Squadra Azzurra menait 1-0. Trois minutes plus tard, elle était mené 1-2 !!! Hallucinant ! Et la Croatie tint le coup jusqu'au coup de sifflet final. Victoire 2-1 ! La Croatie venait de se reprendre de la meilleure des façons. Après les deux grands favoris, la France et l'Argentine, après le portugal, outsider n°1, eh bien, c'est au tour de l'Italie de chuter dans ce Mondial, qui décidément, est complètement dingue. Les transalpins attendirent dans l'angoisse l'affrontement entre l'Equateur et le Mexique.

Dans ce match, l'Equateur ouvrit le score très rapidement. Le Mexique passa le plus clair de son temps à essayer de revenir à la marque. C'est au moment où l'on sentait que l'Equateur parvenait à tenir le résultat et que les mexicains se décourageaient que survint l'égalisation. Pour l'Equateur, c'était un signe d'élimination (pratiquement). Le Mexique réussit à enfoncer le clou pour finalement l'emporter 2-1. Après cette victoire mexicaine, la situation italienne n'est guère à envier par rapporter aux deux grosses cylindrées puisque la Squadra est condamnée à gagner face au Mexique qui se contenterait bien d'un p'tit nul. En cas de victoire, plus que probable de la Croatie face à l'Equateur, et si l'Italie bat effectivement le Mexique, ces trois formations seraient alors à égalité de points (six au total), et dans ce cas, le goal-average serait prépondérant...

Au courant des déboires français et argentins, l'Italie se devait d'être vigilante. Elle affrontait un Mexique qui sortait de deux victoires et était à l'écoute du résultat de la Croatie face à l'Equateur. Dès le début de la rencontre, les mexicains produisirent un jeu fait de passes milimétrées, dans les pieds, et tout ne mouvement. C'était un véritable régal pour les yeux de les voir évoluer sur la pelouse. Et c'est fort justement qu'à la demi-heure de jeu, les joueurs d'Amérique Centrale ouvrirent le score au terme d'une action somptueuse faites de quinze passes (!). Décidément, la défense italienne prenait des buts. A ce moment du match, la Squadra Azzurra était tout bonnement é-li-mi-née... Dans l'autre match, les équatoriens neutralisaient, à la surprise générale, les européens des Balcans. Mais, il était dit que les Dieux du football vieillaient sur les transalpins. Les sud-américains venaient de prendre l'avantage sur les croates qui, visiblement, n'avaient pas récupéré de leurs efforts consentis face aux triples Champions du Monde. A ce moment là, les affaires italiennes repartaient. Sacrément bousculée par le merveilleux jeu déployé par le Mexique, la Squadra Azzurra reçu le renfort de son dernier remplaçant : Alexandro Del Piero. Trapattoni décida de le lancer. Le coup fut gagnant puisque l'attaquant transalpin signa l'égalisation à la 83 ème minute. Ouf ! L'Italie pouvait respirer. D'autant que l'Equateur tenait sa victoire face à la Croatie et qu'elle ne lâcherait rien. Il est vrai que le Mexique ne tenait pas les vingt dernières minutes. Quel dommage ! Cela s'était vérifié au cours des deux matchs précédents. Les rencontres se terminaient et voyaient le Mexique et l'Italie se qualifier, d'un côté, l'Equateur et la Croatie dire adieu au Mondial, de l'autre.

 

 

Enfin, le dernier groupe, le Groupe H accueillait l'autre pays organisateur, le Japon, la Belgique, la Russie et la Tunisie. Le Japon ouvrait le groupe contre la Belgique. Les belges restaient sur un effroyable Euro 2000. Ils avaient réussi l'exploit de devenir le premier pays organisateur d'un grande compétition à se faire éliminer au premier tour ! Ils avaient donc soif de revanche et avaient fini fort dans leurs derniers matchs amicaux, en battant notamment la France au Stade de France à la dernière seconde par leur vieux buteur Wilmots. Ce dernier fut le premier à faire trembler les filets japonais sur une magnifique roue de bicyclette. Il fallut attendre la 50 ème minute tout de même. Visiblement, l'enjeu paralysait les deux formations et surtout les japonais qui ne désiraient certainement pas rééditer la même performance au premier tour de leur compétition que leurs adversaires du jour. Le public japonais qui poussait (bien sûr) son équipe n'eut pas le temps de frémir de peur puisque l'égalisation intervint quelques minutes plus tard. Survoltés, les japonais inscrirent un second but. Ils crurent tenir la victoire mais, dans un dernier sursaut, nos amis belges arrachèrent un match nul (2-2). L'entraineur de l'équipe nipponne, le français Philippe Troussier, se montra tout de même satisfait puisque c'était le premier bon résultat du Japon en Coupe du Monde.

De son côté, la Russie débutait contre la Tunisie. Les russes maîtrisèrent la partie grâce à leur collectif bien huilé (2-0). La Tunisie n'avait pas démérité mais elle ne faisait pas circuler assez rapidement le ballon pour inquiéter l'équipe russe qui paru parfois tendu. Elle allait l'être encore plus pour le match suivant puisqu'elle affrontait le Japon chez lui. La rencontre fut équilibrée et parfoit très plaisante à regarder. Les occasions n'avaient pas manqué mais il manquait cette petite touche de finition pour débrider entièrement cette partie. La petite étincelle s'illumina du côté du pays du Soleil Levant qui concrétisa une de ses occasions. Généreux dans l'effort, et pousser par tout un peuple, les japonais conservèrent ce maigre mais si important résultat (1-0) devant des russes qui récitaient sans s'affoler leur football généreux mais finalement, troublés par la ferveur incroyable du public nippon. Leur victoire fut méritée et célébré avec les honneurs puisqu'après la Corée du Sud, le Japon venait d'obtenir sa première victoire dans une Phase Finale de Coupe du Monde. Encore une surprise...

Quand aux belges et aux tunisiens, ils devaient une revanche à leurs supporters respectifs. Après dix minutes d'observation, le match s'emballa puisque l'inévitable Wilmots frappa de nouveau (13 ème). Mais les tunisiens réagissent immédiatement sur un magistral coup-franc (16 ème). On pensa que le match allait continer en ce sens, malheureusement, ce ne fut pas le cas et il fut même décevant. Les deux équipes se séparèrent sur ce score de parité (1-1) qui étaient un très mauvais calcul et pour l'une et pour l'autre. Les belges devront affronter les russes et les tunisiens ... les japonais.

La première période entre ces deux derniers fut bien monotone. Les nippons étaient qualifiés et donc n'avaient pas à forcer alors que les tunisiens devaient absolument vaincre pour passer mais se montraient bien incapable de faire le jeu. Par contre, entre belges et russes, ce fut une course poursuite. Les belges ouvrirent le score sur un maître coup-franc dès la 7 ème minute. Les occasions furent nombreuses de parts et d'autres. A la mi-temps, la Belgique avait donc pris la tête du groupe et le japon la seconde avec la perspective de retrouver le Brésil au tour suivant. Ceci explique certainement la raison pour laquelle les asiatiques se ruèrent sur la cage tunisienne. Les choses n'allaient pas traîner. Les nippons ouvrirent le score à la 48 ème minute. Cinq minutes plus tard, ils touchèrent du bois. Au même instant, les russes avaient égalisés et reprenaient la qualification à leurs adversaires du jour. Il faut attendre le début du dernier quart d'heure pour que les choses se précisent. Les asiatiques assurèrent définitivement leur première place à la 75 ème minute. Trois minutes plus tard, les belges reprennent l'avantage. A la 85 ème, l'inévitable Wilmots triple la mise mais c'était sans compter sur un ultime rush russe qui réduisit la marque à deux minutes de la fin. Les russes assiégèrent le but belge mais il était trop tard. La Belgique s'imposa finalement 3-2 face à la Russie et le Japon disposa 2-0 de la Tunisie. Les deux vainqueurs du jour se qualifiaient ainsi pour le second tour. La Russie avait déçu et la Tunisie était bien faible pour parvenir à s'extirper du groupe. Par contre, la Belgique fut une surprise après son Euro 2000 catastrophique. Elle était devenue le premier pays organisateur éliminé au premier tour. Et, que dire du Japon dont l'entraineur français, Philippe Troussier, venait de réussir son pari. Tout un peuple pouvait exulter.

 

 
Fin du premier tour. Ciao Argentina - Italia - Francia !

Le premier tour s'achève déjà, hélas. C'est l'heure d'un premier bilan. On pourrait l'intituler le cimetière des éléphants. Rendez vous compte. Les deux très gros favoris avant ce Mondial (respectivement 1 et 2 au classement FIFA), la France, Championne du Monde et d'Europe, vainqueur de la Coupe des Confédération et première au classement actuelle, et l'Argentine qui avait survolé son groupe éliminatoire sud-américain, qui passent d'entrée à la trappe !!! Sans compter l'outsider n°1, le Portugal, é-li-mi-né ! Enfin, le double Champion d'Afrique et Champion Olympique en titre, le Cameroun, la-mi-né ! Que dire de l'Italie qui passe miraculeusement. (Concernant l'Equipe de France, cf new analyse).

Faisons une analyse continent par continent :

Si l'on fait un bilan global, ce premier tour fut marqué par une avalanche de buts. Le spectable fut également au rendez-vous. Il est vrai que depuis les aménagements réalisés depuis la Coupe du Monde France 98, c'est à dire la suppression de la troisième place qualificative ainsi que la victoire à trois points, les équipes sont obligées de gagner pour se qualifier. Cela procure du spectacle et donc à fortiori, du beau jeu. Il faut reconnaître qu'il existe encore quelques récalcitrants (ex Uruguay), mais en général, ces équipes le payent cher. Il faut également constater que le niveau de jeu à sacrément été nivelé vers le haut. Les soit-disantes petites formations sont de mieux en mieux préparées et les grosses cylindrées n'ont plus un si grosse marge dite de sécurité. Elle est même infime parfois. Enfin, autre chose curieuse dans ce XVII ème Championnat du monde, c'est que ce sont les équipes qui procèdent en contre qui sont passés en grande majorité. Les équipes qui font le jeu sont passées à la trappe. C'est vraiment curieux. Toujours est-il que jamais depuis l'origine du Mondial (1930) il n'y avait eu autant de surprises.

Ainsi, les huitièmes de finale donnaient les affiches suivantes :

 

Vieille habituée de la Coupe du Monde, l'Allemagne se voyait proposer un adversaire vraiment difficile à remuer. En effet, le Paraguay était un bien mauvais souvenir pour les français, quatre ans plus tôt, à ce même stade de la compétition. Les germaniques allaient le vérifier à leur tour. Dès le début, les européens se créent deux occasions. Mais les sud-américains leur répondirent du tac au tac. Malgré tout, le jeu était verrouillé tant le dispositif tactique paraguayen empéchait toute Velléité offensive allemande. A la reprise, on pensa que le jeu allait se débrider suite une occasion nette de chaque côté. Malheureusement, le match était cadenassé. C'est alors que l'on se dirigeait tout droit vers les prolongations, voire plutôt les tirs aux buts, que le salut germanique intervint à la 88 ème minute. Sur débordement d'un de ces compères de club, Neuville repris instantanément de volée, fusillant Chilavert. Comme à son habitude, la Mannshaft avait bénéficié de chance (cf 1954, 1982, 1986, 1994, 1998) pour passer. Il est à noter que depuis 1954, jamais les allemands n'avaient été éliminés avant les quarts de finale ! Quand au Paraguay, c'était dur à encaisser. On pourra leur reprocher de ne pas avoir tenter leur chance en attaque. A trop défendre...

 

Dans le second huitième, la partie semblait équilibrée entre le Danemark, un des fossoyeurs de la France, et l'Angleterre qui montait en puissance à l'image de sa star David Beckham. De match, à vrai dire, il n'y en a pas eu tant les anglais dominèrent les débats. Le résultat fut plié dès la première période. Premier corner des angalis à la 5 ème minute. Ferdinand adresse un terrible coup de boule. Le gardien danois Sorensen, si bon contre la France, se troue complètement. L'Angleterre mène déjà 1-0. Pour le Danemark, cela se complique sacrément. Menée, cette équipe qui excelle en contre doit se résoudre à faire le jeu. Domaine où elle a bien du mal. De plus, c'est s'exposer à de terribles contres. C'est ce qui se passa . A la suite d'une contre-attaque, Mickael Owen, le petit prodige de Liverpool, obtient la balle après un cafouillage. Ce dernier n'a plus qu'à aligner le gardien danois (2-0). Le chrono indique la 22 ème minute de jeu seulement. Juste avant la mi-temps, le stratège anglais, Beckham, récupère la balle, temporise, puis sert merveilleusement son attaquant Heskey qui fusille Sorensen. 3-0 à la moitié du match. C'était déjà fini. Les anglais n'avaient plus qu'à gérer leur confortable avantage. Ce qui feront à la perfection. Et comme les scandinaves se montrèrent bien incapable d'hausser le ton, hé bien on en restera là. Sans imagination, le Danemark quittait la Coupe du Monde fort logiquement. Quand à l'Angleterre, elle se qualifiait pour les quarts de finale pour la première fois depuis 1990.

 

Le Sénégal, l'une des surprises de ce début de Mondial, voyait la très compétitrice Suède se dresser sur sa route. Vainqueur surprenant des Champions du Monde français à l'occasion du match d'ouverture, les Lions de la Teranga n'avaient aucun scrupule à l'idée de se retrouver au second tour et ce, dès leur première participation à une Phase Finale de Coupe du Monde. Pourtant, les suèdois les prirent d'entrée à la gorge et ils ouvrirent les hostilités dès la 11 ème minute de jeu (1-0). La réaction des africains fut immédiate. L'intenable Diouf sème la panique dans la défense scandinave et shoote au but. Son compère Bouba Diop a bien suivi et marque à bout portant. Le but fut refusé pour une position de hors-jeu. Cela ne fait rien car ce n'est que partie remise puis les Lions de la Terenga acculent leurs adversaires dans leur surface de jeu. Et ce ne fut que justice que Camara obtienne l'égalisation (1-1) juste avant la pause (37 ème minute). A la reprise, on assista au même scénario qu'au début de la première période. La Suède domina les débats et se procura de nouvelles occasions, mais sans parvenir à marquer. Les Sénef réagirent en se procurant à leur tour, des occases très nettes de prendre l'avantage définitivement. Mais, aucune des deux équipes n'y parvint et ce fut logiquement que la prolongation arriva avec la perspective (joyeuse) du but en or. Ce furent une nouvelle fois les scandinaves qui se montrèrent très dangereux au début. En effet, à la suite d'un exploit personnel, Svensson se trouva en bonne position de marquer mais son tir s'écrasa sur le poteau sénégalais. Ce fut le tour de Diouf d'avoir la balle de match mais il enleva trop son tir. Puis intervint la 104 ème minute de la rencontre. L'auteur du but sénégalais, Camara se faufila dans la défense suèdoise puis déclencha un tir qu'il rata. Mais la chance lui souria puique ce tir trompa le portier européen, trouvant le poteau intérieur du but. 2-1 ! But en or pour le Sénégal qui rejoignait le Cameroun dans l'histoire de la Coupe du Monde. En effet, les Lions de la Terenga se hissaient en quart de finale.

 

De son côté, l'Espagne qui assume (enfin !) son statut de favori voyait se profiler l'Eire sur son chemin. Les teigneux irlandais n'étaient pas encore vraiment dans la partie que l'Espagne ouvrait la marque dès la 5 ème minute par l'intermédiaire de l'inévitable Morientes. Mais, l'énorme erreur des ibériques consista à se replier en défense afin de conserver cette (bien maigre) avance et de s'appuyer sur ses attaquants (Morientes et Raul). Que ce passa-t-il alors ? Et bien, l'Irlande se rua à l'attaque et l'Espagne bloqua les rushs. Les irlandais se retrouvent constamment bloqués. Intervint alors la 63 ème minute. L'arbitre de la rencontre accorda un pénalty (généreux) aux verts. Mais ce dernier fut bien mal tiré. Et, sur la contre-attaque, Raul marqua un second but... refusé pour un hors-jeu. Les occasions irlandaises se multiplient et l'on se dirige tout droit vers une qualification espagnol... jusqu'à la 89 ème minute. A la suite d'un tirage de maillot, l'arbitre accorde un second pénalty (fort justifié celui là) à l'Irlande. Cette fois, le tireur agréé ne rate pas l'opportunité. 1-1. Et voilà comment l'Espagne se retrouva embarquée dans une terrible prolongation. Ajoutez-y un formidable coatching de Camacho qui fit sortir ses deux attaquants vedettes (Raul et Morientès)... Sans compter un espagnol se blessa et comme les trois remplaçants étaient rentrés, les ibères devaient jouer à 10. Bien vu le sélectionneur ibérique ! Dans ces conditions, les irlandais prirent totalement le match en main. Ils firent le siège des buts espagnols. Et ces derniers eurent la chance d'aller aux tirs au but. Les irlandais n'allaient pas être plus adroit devant le but que sur le premier pénalty . Finalement, l'Espagne se qualifie 3-2 aux tirs au but et s'en sort miraculeusement. Fidèle à leur légende, les irlandais s'étaient battus comme des lions mais ils ne leur avaient manqué que ce petit coup de pouce du destin.

 

Mexique - Etats-Unis. C'est un derby que proposait ce huitième. L'avantage allait sans conteste aux mexicains qui avaient plus d'expérience à ce niveau que leur voisin. Mais, il était dit que nous ne sommes plus à une surprise près. Dès le début du match, le ton était donné. Le Mexique allait faire le jeu. Mal lui en pris. Dès la 8 ème minute, les américains ouvraient le score sur leur première occasion, à la suite d'un formidable mouvement collectif. 1-0 pour les States. Quelle surprise ! Et voilà que les mexicains devaient courir après le score. Ils avaient été si bon contre les italiens que l'on se dit qu'ils allaient bien revenir. Mais, sur le terrain, la tactique mise en place par le malin entraineur américain, gênait considérablement les mexicains. Pire, au fil du match, le Mexique commençait à déjouer. Incroyable scénario ! Pourtant, le Mexique se procura bien des situations dangereux devant le but américain. Mais, sur leur seconde attaque dangereuse, les Etats-Unis allaient doubler la mise (68 ème). Quel réalisme à l'européenne. Dépités, découragés, les mexicains attaquaient bien par réflexe mais le coeur n'y était plus et ces derniers signaient leurs adieux à la compétition. Visiblement, ils parurent émoussés du premier tour. Au contraire, le sélectionneur américain avait changé près de la moitié de son équipe. Cela fut payant puisque les Etats-Unis se qualifiaient pour les quarts de finale. Une sacrée performance puisque c'était la première fois depuis 1930 que ce petit pays footballistique atteignait ce stade de la compétition.

 

Les cariocas brésiliens avaient à faire à de surprenants belges. D'ailleurs, on ne donnait pas cher de la peau de ces derniers. Mais cette XVII ème Coupe du Monde de football réservait encore des surprises. Malgré une domination (stérile) des quadruples Champions du Monde, c'était la Belgique qui aurait dû ouvrir le score dans la première période. Le grand attaquant belge, Wilmots, vu son but parfaitement valable du reste, refusé pour une faute (?) sur son vis à vis brésilien. Même sur les ralentis, on ne voit pas où se cache la faute de l'attaquant. M'enfin ! Toujours est-il que le Brésil avait eu de la chance car les situations chaudes devant leur but s'étaient succédées. Et, sans les interventions de son gardien Marcos, il aurait été logique que nos amis belges rentrèrent aux vestiaires avec deux buts d'avance. Mais au tableau d'affichage, le score était toujours inchangé. La seconde période commença exactement là où on l'avait quitté : sur une domination brésilienne et des contres belges meurtriés. Au bout de quelques minutes, c'est l'inverse qui se produisit. Sans aucun scrupule, la Belgique prenait le match à son compte. Le Brésil, dont le jeu collectif s'effilochait au fil des minutes, subissait le jeu. Mais le sort de la rencontre bascula à l'heure de jeu. A la 67 ème minute, à la suite d'un contre rondement mené, Ronaldhino, la petit merveille du Paris Saint-Germain, servi idéalement son compère Rivaldo à l'entrée de la surface de réparation. Le Ballon d'Or 1999, contrôla de la poitrine, pivota puis repris de volée. son tir fut détourné par un défenseur et le portier belge dut s'incliner. Le destin avait choisi son camp. Dès lors, les cariocas retrouvèrent un peu de couleurs. Pourtant, les belges reprirent le cours du jeu et furent vraiment à deux doigts d'égaliser. Mais, sur un nouveau contre, c'est Ronaldo bien servi qui trompa de nouveau le gardien belge, bien malchanceux encore sur ce coup là (2-0). Le Brésil se qualifiait ainsi pour le tour suivant. Les artistes associés avaient souffert physiquement et le jeu collectif déployé n'était pas vraiment formidable mais heureusememnt que le Brésil pouvait compter sur des exploits individuels de la part de ses (méga) stars. Mais pour espérer remporter ce Mondial, il lui faudra montrer un tout autre visage.

 

Dans l'avant dernier match, le pays co-organisateur, le Japon, affrontait la Turquie. Les deux équipes atteignaient ce stade de la compétition pour la première fois de leur histoire respective. Devant leur public fanatisé, on pensait que les nippons allaient emballer la rencontre dès le coup d'envoi. Et pourtant. A la surprise générale, ce sont les turcs qui assaillirent le but asiatique. Les japonais cédèrent à la 12 ème minute de jeu sur un corner. Le pays hôte devait courir après le score. Dans ce Mondial où les équipes qui dominent ne l'emportent jamais, les japonais se heurtaient à une très bonne organisation tactique de la part des turcs. De plus, le temps servait ces derniers puisqu'il pleuvait. Visiblement, les japonais avaient du mal à emballer le jeu et les turcs cassait à merveille le rythme. Jamais les asiatiques ne purent inquiéter véritablement la défense adverse. Ils parurent émoussés physiquement par leur premier tour et ils le payaient durement. La Turquie obtenait la victoire (1-0) dans un stade très silencieux et triste. Triste comme le temps...

 

Enfin, pour le dernier huitième de finale, l'autre pays co-organisateur allait avoir du fil à retordre. Se présentait face à lui, l'Italie, l'empêcheur de tourner en rond. Les ritals allaient-ils pêter les plombs dans une ambiance survoltée ? Bien sûr que non. Cela ne leur ferait ni chaud ni froid, eux qui avaient sorti froidement les Pays-Bas, le pays co-organisateur, en demi-finale de l'Euro 2000. Devant 50.000 supporters hollandais déchaînés, ils avaient triomphé aux tirs au but (pour la première fois dans leur histoire), à 10 contre 11 et deux pénaltys arrêtés ou ratés pendant le match. Le scénario semblait se répéter puisque dès les premières minutes, les asiatiques bénéficièrent d'un pénalty accordé par l'arbitre équatorien, à la suite de deux tirages de maillots dans la surface de réparation. Les consignes de la FIFA étaient stricts. Faire la chasse à la tricherie et au truquage. Sûr que cela ne plaisait pas aux italiens. Ahn s'élança mais Buffon réalisa la parade idéale. La Corée venait de rater une occasion énorme de prendre l'avantage. Décidément, les italiens sont de sacrés compétiteurs. Nous n'étions qu'à la 5 ème minute de jeu et déjà beaucoup de choses s'étaient passées au préalable. Il convenait de revenir en arrière. Trapattoni décidait d'aligner son trident de fer à l'attaque : Del Piero, Totti, Vieri. Sacrée attaque ! Dès le début du match, il était clair que l'arbitre tenait à avoir le dessus sur les 22 acteurs. Le défenseur transalpin Coco (éh oui !) écopa d'un carton jaune que l'on qualifiera de stupide. Dans ce match, chaque détails allait avoir leur importance. C'est d'ailleurs ce même Coco qui était l'un des responsables du pénalty. Décidément. Juste après ce dernier, les coréens ne se découragèrent pas. Voulant certainement se racheter, Ahn déclencha un tir à ras de terre que Buffon détourna avec classe. Les locaux étaient bien sûr encouragés par une foule en délire et fanatisée comme jamais. Des panneaux fleurissaient dans le stade, en anglais. Ils étaient adressés à l'Italie : "Remember you 1966". Pour la petite histoire, à cette époque, l'Italie subissa un cuisant revers de la part de la petite Corée du Nord (0-1). La Corée du Sud souhaitait réitérer le même genre d'exploit. Mais, l'Italie reste l'Italie. Et, gavanisée par les arrêts superbes de son gardien, les transalpins prirent la directin des opérations. A la 18 ème minute, sur leur premier corner, ce diable de Vieri se débarrassa de son garde du corps pour adresser un terrible coup de tête au premier poteau. Et voilà l'Italie qui mène au score. Les asiatiques accusèrent le coup. Pendant ce temps, le travail de sappe des azzurri commença. Intimidation, perte de temps,... Toute la panoplie italienne y passa. Mais le public senta son équipe qui vaccillait. Alors, il l'a poussa vers l'avant. L'Equipe du Matin Calme se repris et Ahn fut à deux doigts d'égaliser. Sur un contre, les transalpins ratèrent le ko. Ahn tira un superbe coup-franc. Encore raté ! Coco, encore lui, se fit exploser l'arcade surcillière. Ce fut très impressionnant. L'arbitre renvoya tout ce joli monde se calmer au vestiaire. A la reprise, les italiens continuèrent le catenaccio (éternel). Les coups pleuvaient. Les cartons aussi. Le temps passait, inexorablement. Les coréens commencèrent à accuser la fatigue. Guus Hinddik lança trois attaquants dans la bataille. Mais les italiens géraient à merveille. Le scénario était archi-connu. Seul Vieri demeurait à l'attaque et il le fit à merveille. Ce dernier rata la balle de match à la 74 ème minute. Pour mieux conserver son avantage, la Squadra Azzurra fit un pressing haut. Tellement haut que les asiatiques étaient bloqués près de leur but. On se dirigeait tout droit vers une qualification somme toute classique de l'Italie lorsqu'intervint la 88 ème minute de la rencontre. Dans la surface de réparation, Panucci se loupa et Seol ne rata pas l'opportunité. Egalisation !!! C'était du délire dans le stade. Incroyable retournement de situation. Comme au premier tour, la Squadra Azzurra venait de se faire rejoindre au score comme contre la Croatie où elle avait été défaite (1-2). La fin de match est épique. Les corées acculent les italiens dans leurs 16 mètres. c'était la panique. L'Italie sauva les meubles et allait se retrouver embarquée dans une prolongation à son grand dam. Au début de cette dernière, les coréens survoltés, se ruèrent à l'attaque. Mais se trouvait face à eux Buffon. Sur un coup-franc, il évita la catastrophe à son équipe. Sur un contre transalpin, Totti s'écroula dans la surface de vérité. L'arbitre siffla immédiatement. Pénalty ? Et bien non ! Simulation de l'attaquant. Le ralenti est indiscutable (n'en déplaise aux tifosis). L'arbitre sortit le carton jaune. Et comme Totti était un des nombreux avertis, il se retrouva dehors, fort justement. Le banc italien est furax. Depuis le début du Mondial, les transalpins d'estimaient lésés par l'arbitre. Enfin ! Toujours est-il que les occasions se succédaient et chaque camp eut la balle de match au bout de la semelle. Mais il était sans doute écrit que le supplice de l'Italie allait se terminer. Arriva la 117 ème minute, soit quelques petites minutes avant les tirs au but. Comme un symbole. Sur un centre, Ahn, l'homme au pénalty raté, sauta plus haut que le capitaine courageux de la Squadra, l'inamovible Paolo Maldini. L'attaquant coréen effleura le ballon de la tête et cela suffisa pour tromper Buffon. Cette fois-ci, l'Italie était en enfer ! La Corée du Sud venait de se qualifier pour les quarts de finale en terrassant un autre favori. Le pays du Matin Calme devint celui de la nuit agitée. Près de 4 millions de coréens descendirent dans les rues. Toute une nation était en pleurs, de joie. Dans son coin, Guus Hinddik, savourait sa revanche de l'Euro 2000 où il était le sélectionneur des... Pays-Bas. De son côté, l'Italie maudissait l'arbitre. Mais, ce qui est curieux, c'est que les transalpins ne savent plus conserver un résultat. Cela s'est vérifié face à la Corée et à la Croatie. Et si le mal venait plutôt de ce fameux Euro 2000, dans une certaine finale, face à une certaine france ?

 

Décidément, les surprises continuèrent au cours de ces huitièmes de finale. Qui aurait pu imaginer que quatre équipes surprises allaient se glisser vers les quarts. Jugez plutôt. Premier quart de finale pour la Corée du Sud, le Sénégal, la Turquie et second pour les Etats-Unis, le premier étant enregistré en ... 1930. Une éternité. Pour la première fois, l'Asie avec donc la Corée du Sud (pays co-organisateur, faut-il le rappeler...) et l'Afrique avec le Sénégal (première Phase Finale), avaient un représentant en quart de finale. L'Afrique avait déjà réalisé cette performance avec le Cameroun de Roger Milla en 1990. Ajoutez-y un pays de la zone Concacaf, les Etats-Unis, et c'est quasiment tout les continents qui sont représentés à ce stade de la compétition.

De plus, jamais depuis 1970 l'Europe n'avait été si peu représenté. Seulement quatre survivants. Le Vieux Continent y a laissé de sacrées plumes. Les deux pays scandinaves, le Danemark et la Suède, avec un jeu trop fermé sont restés à quai. L'Italie, un autre favori qui se fait sortir dès le second tour ! Quand à l'Amérique du Sud, sa représentation s'est réduite à une peau de chagrin avec un seul et unique rescapé. Mais, ce dernier est de taille puisqu'il s'agit du Brésil.

Enfin, si on analyse en fonction des favoris (restants), et bien l'Italie s'est donc fait sortir (a-t-elle payé elle aussi un championnat et une Champion's League démencielle ?). Le Brésil a tremblé devant la Belgique, l'Allemagne est passée dans la douleur face au Paraguay et l'Espagne a souffert le martyr face à l'Eire. Les soit-disants petits ont continé à se faire un malin plaisir de bouleverser la hiérarchie. Finalement, quasiment tous les matchs furent serrés et certains furent même fermés. C'est une des raison pour laquelle la moyenne de buts a baissé. Mais, quand sera-t-il pour le prochain tour ?

Ainsi, les quarts de finale étaient alléchants et surprenants :

 

Le premier proposait une affiche alléchante, sorte de revanche du match de 1970 disputé au même stade de la compétition. Tout le monde se souvient de cet extraordinaire match et surtour de ce coup de tête surpuissant de Pelé et de cet arrêt magistral de Gordon Banks, le légendaire gardien britannique. Tout était réunit pour revivre une telle rencontre. Pourtant, dès le coup d'envoi, les deux formations s'épièrent et se il était visible qu'elle se craignaient. Après 20 bonnes minutes d'observation, la situation se débloca subitement. Les brésiliens faisaient le jeu (sans plus) alors que les anglais les attendaient pour mieux les surprendre. Ils pratiquaient la même tactique qui leur avait si bien réussi contre l'Argentine et le Danemark, subir volontairement la domination de l'adversaire pour mieux le contrer. Ce fut exactement ce qui se produisit à la 23 ème minute. Sur un contre rondement mené, Un centre venu de la droite à l'entrée de la surface de réparation cariocas parvient au défenseur brésilien Lucio, qui rate sa réception, ce dont profite immédiatement Owen qui, d'une petite balle piquée, trompe sans difficulté Marcos. 1-0 pour l'Angleterre qui n'en demandait pas tant. Quelle bourde du défenseur ! Dès lors, le Brésil appuya sur l'accélérateur pour revenir à la marque. La question qui était dans l'air concernait l'état de fraîcheur des sud-américains. En effet, ils avaient eu 48 heures de récupération de moins que leur adversaire du jour. C'était considérable à ce niveau de la compétition et pouvait avoir une importance capitale. Le match n'était pas très emballant et pourtant... A la suite d'un superbe numéro d'artiste, Ronaldhino, la petite perle du PSG, fixa toute la défense anglais pour finalement adresser un caviar à Rivaldo qui n'avait plus qu'à ajuster Seaman d'un superbe tir placé. Nous étions dans le temps additionnel de la première période. L'arbitre siffla la mi-temps immédiatement après l'égalisation brésilienne. La reprise ne calma pas les ardeurs des quadruples Champion du Monde. A la 50 ème minute, un coup-franc bien placé fut sifflé. Il se situait dans le coin droit de l'entrée de la surface de réparation de Seaman.C'était une sorte de corner très ouvert. D'ailleurs, le gardien anglais était sur le point d'anticiper le centre. Le tireur sud-américain, Rinaldhino le vit, et dans un éclair de génie, il tira directement le coup-franc en direction des buts. Le portier anglais fut surpris et... lobé, malgré son retour. Ce but était une pure merveille de lucidité et d'intelligence. Le Brésil venait de prendre l'avantage (2-1). D'intelligence, Rinaldhino (encore lui) allait en manquer cinq minutes plus tard. Il tacla un défenseur anglais le pied décollé du sol, sur la cheville de ce dernier qui se torda, à juste titre, de douleur. Cette action faisait penser celle de Thierry Henry face à l'Uruguay. Mais elle était plus méchante et surtout beaucoup plus stupide. La sanction fut immédiate et identique que pour le français : expulsion immédiate. Ronaldhino était bien l'homme du match avec une passe décisive, un but somptueux... et une exclusion. Il laissait ses petits camarades à 10 contre 11. Pourtant, les anglais en supériorité numérique avaient toutes les peines du monde à exploiter cette situation. Au contraire, ce furent les cariocas qui jouèrent le mieux. En faisant circuler le ballon, les sud-américains faisaient courir les européens et avaient ainsi le match en main. Le temps s'écoula inexorablement et il était clair que les anglais avaient pris un sérieux coup au moral. Jamais ils s'étaient montrés dangereux devant le but de l'excellent gardien brésilien, Marcos. L'arbitre siffla la fin et l'Angleterre s'inclina de nouveau face au Brésil. Les anglais augmentaient bien malgré eux leur record d'élimination en quart de finale de la Coupe du Monde. Pour 11 participations, ils s'étaient fait sortir 7 fois (!) à ce stade de la compétition. Un record ! Ajoutez 2 éliminations en huitièmes et il ne vous reste plus qu'une 4 ème place en 1990 et le sacre à la maison en 1966. Bien maîgre bilan pour l'inventeur du football. Quand aux Brésiliens, ils accédaient encore à une demi-finale et ils pouvaient lorgner vers une troisième finale de rang après 1994 et 1998.

 

Dans le second quart de finale, l'Allemagne affrontait les Etats-Unis, une des surprises de ce Mondial. Les allemands restaient sur deux échec en Phase Finale, le premier en 1994 face à la Bulgarie (1-2) et le second en 1998 face à la Croatie (0-3). A chaque fois les germaniques avaient dû baisser pavillon à ce niveau de la compétition. Pour la Mannshaft, il n'était pas question de réaliser la passe de trois d'autant qu'elle restait sur un cuisant revers à l'Euro 2000 avec une élimination dès le premier tour. Sans être vraiment brillante (comme d'habitude), l'Equipe d'Allemagne était arrivée sans bruit jusqu'en quart de finale grâce surtout à un homme, Rudy Voeller. Nouveau sélectionneur depuis l'Euro, Roudi éternel renard des surfaces et faut-il le rappeler, Champion du Monde en 1990, avait sû rebattir un groupe solide, solidaire et compétitif. Mais, contre son adversaire du jour, l'Allemagne n'allait pas rigoler. Le début de la rencontre fut équilibré avec des américains qui laissaient venir les européens dans leur camp. Décidément, cette tactique était à la mode. Et à chaque fois, c'était l'équipe qui défendait qui se procurait les plus belles occasions de but. Par deux fois, les américains auraient pu ou plutôt auraient du marquer. Malheureusement, ce furent les allemands qui ouvrirent la marque à la 39 ème minute par Ballack à la suite d'un coup-franc à l'entrée de la surface de réparation. La Mannshaft menait donc 1-0 avec encore un but de la tête. Décidément... Les coups de pied arrêtés s'accumulaient devant la cage du portier américain. Sur l'un d'entre-eux, Klose catapulta sa tête sur la base du poteau droit. On était passé tout près du ko. Le réalisme allemand avait frappé. En deux occasions, les triples Champions du Monde avaient marqué et trouvé un poteau. Du côté américain, on avait raté de nombreuses occasions très nettes dont l'une fut litigieuse. A la suite d'une belle action, il y eut un cafouillage dans la surface allemande. La balle se retrouva entre le point de pénalty et le cage. Un des attaquants américains reprit le ballon à bout portant. Oliver Kahn fit une parade déterminante mais le ballon rebondit sur un défenseur qui se retrouvait adossé au poteau. Certes, l'allemand repoussa le ballon mais avec... la main ! Il avait empêché le ballon de rentrer dans le but. C'était un indiscutable pénalty. Malheureusement, l'arbitre ne vit pas cette faute parmis la confusion qui régnait dans la surface de réparation de l'équipe d'allemagne. On peut dire que les teutons avaient eu très chaud sur cette affaire. A la suite de cette action, le ton monta entre les deux équipes. Les allemands en profitèrent pour provoquer les américains. On prenait le chemin du match entre le Cameroun et... l'Allemagne. L'arbitre se fit respecter en distribuant quatre carton jaunes pour les Etats-Unis et deux pour l'Allemagne. Certes, les fautes continuaient mais dans une proportion acceptable dirons-nous. Les américains continuaient à faire le jeu et à se créer des situations dangereuses devant le but d'Oliver Kahn. Il était incroyable d'assister à la défense de ce petit but d'avance de la part des allemands. Ce n'était pas leur habitude de le faire mais, que voulez-vous, c'est la grande mode que de se replier tout de suite en défense... Et, contrairement aux italiens qui se sont fait sortir par la Corée, aux espagnols qui se sont fait très peur face à l'Eire, la Mannshaft obtint ce qu'elle cherchait : une qualification. Oui, l'Allemagne revenait en demi-finale mais ce ne fut pas avec la gloire. Quand aux Etats-Unis, ils étaient passés tout près de l'exploit. Il était dit que cette performance ne resterait pas unique dans l'avenir. Avec ses 19 millions de licenciés, c'est à dire le plus grand nombre de joueurs au monde, cela payera dans le futur. C'est certain.

 

Le troisième quart de finale opposait les espagnols au pays co-organisateur coréen. Il y a huit ans, les européens avaient arraché le nul face aux asiatiques qui les avaient sacrément bousculé au premier tour du mondial américain. Après sa méritoire victoire face à l'Italie, les contestations d'arbitrage s'amplifiaient autour de la sélection de Corée. Le délire était monté d'un cran puisque la Rai, la télévision transalpine, était en train de constituer un dossier pour porter plainte auprès de la FIFA pour demander... dommages et intérêts ! De plus, le buteur coréen Ahn, qui évolue à Pérouse, a tout simplement été viré du club par son président. Ce dernier a affirmé que Ahn avait ruiné le football italien et qu'il n'était pas question de gardien un tel jour dans son club... Hallucinant !!! Les italiens sont vraiment de mauvais perdants. Ils ont surtout la mémoire courte car il suffit de se replonger dans le passé pour voir que la chance les avait déjà sacrément servis. Par exemple en 1982, à l'Euro 1968... Enfin bref ! Revenons à ce quart de finale où les espagnols étaient privés de leur petite perle en attaquant : Raul. Touché aux adducteurs, le madrilène ne pouvait tenir sa place. Etait-il victime de la saison trop longue du Real Madrid lui aussi ? Le match fut lancé sans lui sous une température caniculaire que même les locaux eurent du mal à supporter. Les coréens avaient du mal à se saisir du ballon car les espagnols les gênaient par leur dispositif tactique. De plus, les asiatiques manquaient de jus pour assurer leur jeu très physique. Et, comme ces derniers se dépensent sans compter, peut-être payaient-ils toute la débauche d'énergie des tours précédents. Toujours était il que les espagnols se créèrent quelques occasions pendant la première demi-heure. Deux têtes non cadrées et c'était tout. Le jeu se déroulait au centre du terrain. Ce fut à la fin de la mi-temps que les ibériques eurent trois actions très chaude don't l'une fut vraiment sérieuse. La seconde période recommença sur le même tempo que la fin de la première. Baraja marqua même un but mais il fut logiquement refusé pour une faute dans la surface. Il fallut attendre une heure de jeu pour voir les européens baisser de pied. Moins saignant et moins bondissant qu'à l'accoutumé, les asiatiques purent commencer à desserrer l'étau. Ils se créèrent une situation très nette à la 67 ème et il fallut que le gardien espagnol Casillas s'emploie. Le temps s'écoula, inexorablement et l'arbitre siffla la fin du temps réglementaire. Prolongations. La seconde d'affilée pour les deux équipes. Dès la reprise, Morientes marqua bien (93 ème) mais le ballon était sorti des limites du terrain. Pas de chance. Deux minutes plus tard, ce fut au tour des coréens de bénéficier d'une occasion par l'intermédiaire d'un coup-franc travaillé par Ahn. Cinq petites minutes s'étaient écoulées et l'Espagne joua très rapidement une touche adossée au poteau de corner. LE ballon arriva à Morientes qui fit un retourné. Le ballon s'échoua sur le poteau droit du but coréen. Il y a des jours... Plus rien n'aboutira vraiment et ce fut la terrible séance des tirs au but, la seconde d'affilée pour les ibériques. Cette fois-ci, elle lui fut fatale puisque Hong marqua le dernier tir au but coréen alors que Joaquin rata le sien pour le plus grand malheur des espagnols et paradoxalement le plus grand bonheur des coréens. La Corée du Sud accédait pour la première fois de son histoire à une demi-finale de Mondial. Incroyable ! Qui aurait pu imaginer il y a quelques semaines que l'un des pays organisateurs se hisseraient dans le dernier carré ? Personne bien sûr. Les protégés de Guus Hinddik continuaient ainsi leur route. Pour les espagnols, c'était une nouvelle fois l'échec en quart de finale. Après 1934, 1986 et 1994, il fallait ajouter 2002 comme échec à ce stade de la compétition. Avec les anglais, cela commence à faire beaucoup. Aussitôt la partie terminée, il fut regrettable que la polémique reprenne de plus belle. En effet, comme l'Italie au tour précédent, l'Espagne accusait (à tort) l'arbitre et s'estimait flouée. Et comme l'Italie, elle avait la mémoire courte. Petit rappel de l'histoire à nos voisins pyrénéens. Comme la sélection ibérique aurait passé le premier tour de son Mondial (en 1982) sans un arbitre à la maison caractérisée ? Au cours de l'histoire, les français ont été à plusieurs reprises floués. Au premier tour de ce Mondial face à l'Uruguay. A Séville en 1982 face à l'Allemagne. Au Mondial argentin en 1978 face au pays hôte. Et j'en oublie... S'il y a des esprits chagrins, qu'ils prennent le sifflet ! A bon entendeur... Heureusement on gardera en mémoire Guus Hinddik consolant certains joueurs espagnols qu'ils connaissaient. Forcément, il avait été entraineur du Real Madrid, laissant sa place parce que les joueurs se plaignaient de ses entrainements trop... physique. Puis Camacho pris sa succession à la tête de la maison madrilène pour enfin se retrouver quelques années plus tard, face à face, en Coupe du Monde. Le monde est vraiment petit. Le football est ainsi fait de petites annecdotes rafraîchissantes. Mais, intéressons-nous au dernier quart.

 

Enfin, le dernier quart de finale avait accouché de deux équipes surprises. Le Sénégal et la Turquie. Bien sûr, aucune des deux formations n'avaient dépassé le premier tour. Et donc les retrouver à ce niveau là était inattendu. Toute les deux avaient fait un superbe parcours mais l'une d'entre-elle devaient rester sur le bord du chemin. La première période fut halletante et enlevée. Ce furent les sénégalais qui allumèrent les premières mèches. Camara s'illustra en expédiant un missible... directement dans les bras de Rüstü (17 ème). Malheureusement, l'africain s'illustra d'une autre manière deux minutes plus tard. Sur une action très chaude, le ballon fut repris à bout portant dans la surface de réparation turque et pris le chemin du but. La défense turc et son gardien étaient battus mais la balle fut contrée à 50 centimètres de la ligne par... Camara qui empêcha le ballon de rentrer directement et décida de la reprendre pour enfin le catapulter dans le but vide. Mais Camara fut doublement fautif. En premier, il arrêta le ballon alors que le but était tout fait. En second, en le reprenant, il était hors-jeu. Le but fut logiquement refusé. C'était frustrant pour les Lions de la Terenga. Malgré tout, ils ne se découragèrent pas et les actions se succédèrent. 23 ème minute, Fadiga en bonne position tira sur le petit filet. On avait bien cru que le ballon était rentré. Deux minutes à peine, Fadiga, encore lui, centra parfaitement pour Diatta qui ne pu reprendre. Les turcs réagirent enfin. Le capitaine Hakan Sukur se retrouva dans la même situation que Diatta (29 ème). On se demande encore comment il avait pu rater le ballon qui était plus facile que le sénégalais. Hakan Sukur manqua encore l'immanquable dix minutes plus tard. Le capitaine emblématique de la Turquie n'était vraiment pas à son avantage dans cette compétition. Il traversait le Mondial tel un zombie, complètement transparent. Enfin, pour terminer ces 45 premières minutes exaltantes, Diouf fut à deux doigts d'ouvrir le score dans les arrêts de jeu. Mais la seconde période allait être tout autre. La domination turc allait être totale. Les sénégalais accusaient une certaine fatigue et ils étaient incapable la majorité du temps de se saisir du ballon. Et comme les turcs ne se créèrent bien peu de situations dangereuses, exceptée une tentative audacieuse de lob (qui aura pu faire mouche) de la part du remplaçant d'Hakan Suku, et bien on se dirigea de nouveau vers une prolongation. Une de plus. Cette fois, les choses n'allaient pas traîner. Ce fameux remplaçant, Llhan, allait surgir au premier poteau. Et, à la suite d'un centre parfait, il catapultait le ballon au fond des filets. C'était fini ! Les hommes de Bruno Metsu, l'entraineur français des Lions de la Terenga, étaient terrassés. Au cours de ce match, ils étaient apparus fatigués, mais ils pouvaient être fiers de leur formidable aventure qu'ils avaient vécu pendant ces trois longues semaines. Ils avaient commencé par un coup d'éclat leur Mondial, en terrassant le Champion du Monde en titre (cela nous fit très mal d'ailleurs). Mais l'Afrique toute entière pouvait les célébrer. C'était également une nouvelle reconnaissance de la formidable formation à la française puisque 21 des 23 sénégalais jouaient dans l'hexagone. Par contre, la non-moins surprenante Turquie parvenait au stade des demi-finales. Une sacrée performance.

 

Que retirer de ces quarts de finale ? Eh bien, peu de buts à se mettre sous la dent. Des jeux fermés, hermétiques. Comme dit le proverbe, "l'enjeu tue le jeu". Il faut aussi reconnaître que les équipes se tiennent et qu'il n'y a décidément plus de petites équipes dorénavant. A l'arrivée, deux invités surprises dans le dernier carré qui compte vraiment pour figurer dans l'histoire. Il s'agit de la Turquie et de la Corée du Sud. En face d'eux se dressent des montagnes au palmarès énorme. Brésiliens et allemands ont respectivement à ce jour 3 et 4 titres chacun. C'est également leur 10 ème demi-finale pour chaque équipe (je pourrais les citer par coeur). Pour le Brésil, la perspective de disputer une troisième finale consécutive est vraiment alléchante (tout comme les allemands en 1982, 1986 et 1990). Pour la Mannshaft, c'est une résurrection car elle attendait une demi-finale depuis 12 longues années et il est possible de retrouver ce deux équipes face à face pour une 7 ème finale pour chacune d'elle (décidément). Mais attention ! Dans ce Mondial qui ne respecte plus rien, il ne faut chercher à trop s'avancer et observer le deux autres formations encore en piste et ne partir tirer sur la comète. Alors méfiance, méfiance...

 
Le triomphe de Guss Hinddink, entraîneur hollandais de la Corée.

Ces demi-finales étaient donc les suivantes :

 

Pour les allemands, la perspective de rencontrer un des deux pays organisateur ne leur faisaient ni chaud ni froid. Ils abordaient leur 10 ème demi-finale en toute quiétude et étaient sur de leur force. Quand aux coréens, ils avaient semblé accuser une certaine fatigue depuis les huitièmes de finale. Mais devant leur public ils se sentaient forts et allaient entamer le match tambour battant. Les asiatiques se procurent une occasion de but en or. Un de ces attaquants, Lee C, reprend un magnifique centre et croise parfaitement son tir. Tout le monde croit au but, mais c'était sans compter sur Oliver Kahn qui nous sort une parade d'anthologie (8 ème minute). Bousculés, les européens tentent de réagir en combinant de belles séquences de jeu qui commencèrent à payer. En peu de temps (16 et 17 ème), la Mannshaft a l'opportunité d'ouvrir le score. Le match s'équilibre à partir de ce moment là et c'était au tour des coréens de commencer à souffrir. En effet, les allemands commençaient sérieusement à appuyer sur l'accélérateur. Conséquence, les actions se multipliaient et les triples Champions du Monde et d'Europe usaient leurs adversaires en imposant un terrible duel physique à des asiatiques qui devaient compenser leur déficit en taille par une débauche supplémentaire d'énergie. En d'autres termes, les duels aériens étaient un calvaire pour les joueurs du "Pays du Matin Calme. A la demi-heure de jeu, ils durent repousser trois actions dangereuses. Ca chauffait de plus en plus ! La fin de la première période approchait enfin pour les coréens car de la 38 ème à la 40 ème minute, les germaniques auraient pu marquer mais ils échouèrent une nouvelle fois dans leur tentative. La reprise confirma les intentions des européens. Pressing physique intense face à des joueurs très techniques et vivaces. Malheureusement pour la Corée, ses joueurs accusaient de plus en plus le coup et avaient du mal à tenir la distance sur ce point face aux colosses germanique qui les dépassaient tous d'une tête. Cette fois-ci, la domination était territoriale et l'Allemande étouffait sa proie. La pression était intenable pour son adversaire qui pourtant peu, avant l'heure de jeu, sortir un peu la tête de l'eau. Guus Hinddik procéda à deux changements dans son équipe. Ahn, le héros, qui élimina l'Italie, fit sa rentrée. Il se procura une occasion imitant son compère Cha qui filait seul au but mais fut rattrapé par la défense allemande. Entretant, les germaniques eurent deux nouvelles occasions d'ouvrir le score mais ils se montraient cette fois encore bien peu réaliste. Survint alors un des tournants du match. 70 ème minute, le sélectionneur Rudy Voeller lança le "vieux" Bierhoff" à la place de Klose. En même temps que ce changement, Ballack fit une faute sur Lee C qui filait vers le but. Coup-franc très dangereux à l'entrée de la surface de réparation. L'arbitre sanctionna fort logiquement le joueur allemand d'un carton jaune. Quel que pouvait être le résultat, Ballack manquerait la finale pour avoir cumuler un second carton jaune. Le coup-franc fut tiré mais il n'apporta rien. Sur une énième attaque allemande, Neuville s'infiltra sur l'aile droite de la défense coréenne. Il mit en défaut deux défenseurs avant de centrer en retrait pour... Ballack qui tira instantanément au point de pénalty. Le gardien Lee repoussa... mais Ballack avait bien suivi et d'une splendide reprise ne laissa aucune chance à ce dernier. 74 ème minute, 1-0 pour la Mannshaft qui se trouva enfin récompensée de tous ses efforts tant consentis. Si minutes plus tard, Guus Hinddik tenta le tout pour le tout en procédant à son dernier changement, un attaquant pour un défenseur (forcément). Pendant ce temps, l'Allemagne bénéficia d'un coup-franc que Bode exécuta, obligeant le gardien Lee à une parade. Les allemands procédèrent à leur tour à leurs derniers changements dans les dix dernières minutes afin de gagner du temps et de préserver le résultat. A cinq minutes de la fin du temps réglementaire, Neuville déborda dans la surface de réparation coréenne et... s'écroula. L'arbitre siffla immédiatement... simulation. Et un carton jaune pour Neuville qui n'en mena pas large sur l'affaire... Dans le temps additionnel, Park eut la balle d'égalisation au bout des pieds mais il manqua le cadre. Cette fois, il n'y eut pas de miracle pour la Corée du Sud. Face à l'Allemagne, il n'y en a (quasiment) jamais. Ces derniers venaient de mettre un terme à la folle aventure coréenne qui s'achèvera au terme de la petite finale.. Les asiatiques venaient de rejoindre la grande fratrie des éliminés, que dis-je, des victimes des allemands en demi-finale de Coupe du Monde. Nous autres français en savons quelque chose... Nous pourrions disserter sur le sujet. Toujours est-il que la Mannshaft se qualifiait pour sa septième finale !!! Un record hallucinant que pouvait égaler le Brésil qui disputait le lendemain la seconde demi- finale de ce Mondial vraiment surprenant.

 

Les quadruples Champions du Monde affrontaient la Turquie dans un remake du premier tour. Au cours du premier match des deux équipes dans cette Phase Finale, il s'était passé beaucoup de choses. Des choses que les turcs avaient encore en travers de la gorge. Le cirque de Rivaldo qui simula (d'une manière grossière) une agression sur sa pauvre personne, ce qui provoca l'exclusion de son adversaire direct. Sans compter le pénalty sifflé contre la Truquie, alors que la faute était en dehors de la surface, ce qui permis au Brésil de l'emporter de justesse (2-1). Bref, l'ambiance était toute tracée. Pourtant, la rencontre débuta sur un rythme soutenu et attrayant. Il convenait de rappeler que les sud-américains étaient privés de leur maitre à jouer, Ronaldhino, qui purgeait un match de suspension pour un carton rouge au tour précédent. Les brésiliens prirent le match à leur compte mais les turcs repoussaient leurs assauts. D'aiileurs, ces derniers quadrillaient parfaitement le terrain. Ainsi, le jeu fut équilibré et les actions ne tardèrent pas à se multiplier. Les gardiens firent des arrêts déterminants. Marcos sur un coup-franc bien tiré par Emre et un tête d'Alpay, Rüstü sur deux tirs de Roberto Carlos, deux frappes de Ronaldo et une de Cafu. Inutile de préciser que le gardien turc était bien chaud maintenant. Les turcs subissaient les déferlantes jaunes et Rüstü multiplia les interventions et les prouesses devant les tirs de Rivaldo, et un de Roberto Carlos. Les européens se montrèrent de nouveau dangereux sur un second coup de pied arrêté par Emre (encore !)mais Marcos veillait au grain. La mi-temps arriva, vite, et le score était toujours nul et vierge au tableau d'affichage. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé. Les actions dangereux furent nombreuses et sans le talent des deux gardiens, le score aurait pu être de 4-2 pour le Brésil. Mais il était bien de 0-0 à la rentrée des 22 acteurs dans les vestiaires. La reprise s'effectua et la seconde période débuta sur le même tempo. Endiablé. C'était le match le plus spectaculaire de ce Mondial 2002. Arriva la fameuse 49 ème minute de ce match. Gilberto Silva s'imisa côté gauche. Il transmis à Ronaldo qui avait quatres défenseurs à ses basques. Il entra dans la surface de réparation et élimina trois de ces gardes du corps. Il continua par des feintes et des passements de jambes dont il avait le secret. Puis, tout le monde crut que la star brésilienne allait déborder le dernier défenseur turc... C'est à ce moment précis qu'il décocha un tir du pointu dans sa course, sans élan. Le grand gardien turc fut surpris de cette incroyable audace de l'attaquant carioca. Tout le monde le fut d'ailleurs. Le ballon se ficha dans le petit filet intérieur du but de Rüstü... qui ne put qu'effleurer le ballon du bout des doigts. Le Brésil venait de prendre l'avantage sur un coup de génie de sa perle, sa petite merveille issue de son attaque de feu. Ronaldo était vraiment de retour et c'était vraiment un réel plaisir que de le revoir évoluer à son niveau sur un terrain de football. C'était vraiment réjouissant que de voir ce garçon retrouver la joie d'évoluer sur le grand rectangle vert. Et ce n'était pas fini. Il allait encore prouver qu'il avait muri et qu'il pouvait se montrer un formidable passeur. Edilson fut le premier à en profiter Huit minutes après son chef d'oeuvre. Sur une passe lumineuse de Ronaldo, Edilson rata la balle du ko en se faisant tacler au dernier moment par un défenseur revenu in-extrémis. Les trucs avaient eu chaud. Kleberson fut le second à bénéficier d'une belle passe de Ronaldo mais là encore Rüstü s'interposa avec autorité. Les turcs jouèrent leur va tout en faisant rentrer Ilhan, celui qui avait crucifié les sénégalais au tour précédent. Luizao rentra lui aussi, remplaçant Ronaldo qui fit un très très grand match. Luizao se fit remarquer immédiatement en tentant un ciseau acrobatique dont la balle passa au dessus du but turc. Les changements au sein des deux équipes continuaient. Ils étaient diamétralement opposé. Tout pour l'attaque côté turc, tout pour la défense côté brésilien. Cela n'empêcha pas les cariocas de se procurer de nouvelles occasions. La Turquie put sortir la tête de l'eau qu'en fin de match. Elle tira ses dernières cartouches  par Ilhan Hasan, Sas et Hakan Sukur qui évoluait à un bien meilleur niveau qu'au cours de ses dernières prestations. Il était trop tard pour les turcs qui devaient eux-aussi se contenter de la finale pour la troisième place. Le Brésil réussissait à se hisser jusqu'en finale, sa 7 ème lui-aussi.

 
Symbole de la Finale. Le Roi Pelé avec Ronaldo, son digne héritier

Après les demi-finales, il était incroyable dans ce Mondial de fou que la finale accouche d'une affiche aussi alléchante. Les deux pays les plus titrés, les plus réguliers de la planète allaient s'affronter enfin se mesurer. En 16 Coupes du Monde, il était démentiel que les chemins de ces deux nations, de ces deux monstres du ballon rond, n'avaient fait que de se croiser. En consultant l'historique des Phases Finales, il était frappant de constater que jamais elle ne s'était rencontrer. Finalement, il aura attendre la première finale du XXI ème siècle pour voir ce combat des chefs : Allemagne - Brésil.

Qui allait l'emporter. Bien malin est celui qui pouvait se lancer. A gauche, l'Allemagne trois titres, à droite le Brésil quatre titres. Sept étoiles d'or sur la pelouse. La Guerre des Etoiles entre le pays le plus calculateur, le plus froid et le plus agaçant contre la nation au jeu le plus flamboyant le plus alléchant de l'histoire du Jeu Universel. Ce qui est frappant également est le parcours des deux finalistes qui exactement le même. Une même trajectoire semée d'embûches en tout genre. Qui aurait pu imaginer en ce mois d'octobre 2001, pendant cette période de la Toussaint, que la grande finale du Mondial 2002 opposerait allemands et brésiliens ? Personne bien sûr. Car, à ce moment précis, les deux équipes n'en menaient pas large dans leur groupe de qualification respecfif. Le Brésil luttait la dernière place qualificative et ainsi éviter le barrage avec l'Australie. Pire, le Brésil faillit se faire éliminer. Cela aurait provoquer un véritable raz de marée au sein de la planète foot. Lui le Brésil qui avait participé à toutes les Coupes du Monde. Cela aurait fait désordre. Finalement il passa de justesse, encaissa un nombre incroyable de défaites, la pire campagne éliminatoire de sa longue histoire. Côté allemand, c'était pareil. L'Angleterre venait de passer un cinglant 5-1 à la Mannshaft, sur sa pelouse !!! Elle réussit à décrocher son billet pour disputer... des barrages. Un match au couteau ponctué d'aller-retour comme en Coupe d'Europe de Clubs. Son adversaire faisait froid dand le dos : l'Ukraine. Les français s'en souviennent encore de ces deux rencontres éliminatoires de l'Euro 2000... La aussi, l'Allemagne s'en tira sur le fil. Un électrochoc eut lieu avec la nomination d'un homme très populaire et au combien respecté outre-Rhin : Rudy Voeller. Les deux géants arrivèrent au Mondial sur la pointe des pieds. La Mannshaft se demandait bien si elle passerait le premier tour avec sa cascade de forfait (au moins 5 joueurs out). La Seleçao se demandait jusqu'où elle pouvait aller avec cette équipe. Et bien l'histoire nous l'a appris. Jusqu'en finale pour les deux. Profitant de l'élimination des gros favoris (inutile de les citer et de remuer le couteau dans la plaie...), se soudant au fil des tours et retrouvant leurs vertus et leurs esprits compétitifs inscrits dans leurs gènes, brésiliens et allemands se refirent une santé jusqu'à pouvoir se regarder en face, droit dans les yeux.

Quelque soit le résultat de cette finale de titans, ces deux équipes avaient dores et déjà gagné. Sur l'adversité et sur elles-mêmes...

 Juste avant cette méta finale se disputait la "petite" ou plus le match des battus. Il fallait désigner un troisième et à fortiori un quatrième. Que pouvait donc représenter ce match de classement ? Pas grand chose pour de grandes nations, déçues par l'élimination en demi-finales (allez dire cela à Platini et sa Génération Dorée qui ont raté l'avant-dernière marche à deux reprises...). Pour la Turquie et la Corée du Sud, cela représentait beaucoup car c'était la première fois que ces deux formations accédaient à un tel niveau dans la compétition suprême du sport mondial Ce match, hé bien il allait démarrer en trombe. Et tant pis pour les retards à terre. 11 secondes. Oui, 11 petites secondes pour marquer le premier but. C'est tout ce qu'il a fallut à Hakan Sukur, ressucité d'entre les ombres, pour ouvrir le score. Dorénavant, le but le plus rapide de l'histoire des Phases Finales de Coupe du Monde. Record absolu. Guus Hinddik avait dû revoir sa copie puisque trois de ses joueurs clés manquaient à la'appel. Ils étaient blessés. Parmi eux, la charnière centrale de la défense fut totalement chamboulée. Visiblement, les deux défenseurs n'avaient pas, ou peu, évolué ensemble. A ce niveau de la compétition, cela se paye, inévitablement. Les turc se montrèrent de nouveau dangereux. Un coup-franc d'Emre passa juste au dessus de la transversale. Par contre, Lee E ne manqua pas le sien. En pleine lucarne ! Rüstü dut s'incliner. Déjà responsable sur le premier but, la défense coréenne se montra de nouveau fébrile. Hakan Sukur en profita pour servir parfaitement son attaquant Bastürk qui doubla la mise pour les européens. A peine un quart d'heure de jeu et déjà trois buts à se mettre sous la dent. Dans ce match, les coréens souffraient et étaient dominés par les turcs. C'était une première dans ce tournoi. Forte de cette domination, la Turquie continuait à pousser. Et, à la demi-heure de jeu, la Corée du Sud se retrouva menée 1-3. Le troisième but fut rapide et limpide. Dégagement de Rüstü très lointant. Hakan Sukur décidément intenable, combina parfaitement avec so compère Ilhan qui se présenta seul devant Lee W. qui ne peut rien faire cette fois-ci. Et encore, heureusement que le gardien coréen fit des prodiges ! La corée sorta la tête de l'eau. Elle marqua bien par l'inévitable Ahn mais il y avait des positions de hors-jeu légitimes. après la pause, la Turquie continuait à enquiquiner le pays hôte par son dispositif tactique. Etouffé et fatigué à cause de toutes les débauches d'énergie consenties depuis le début du Mondial, les asiatiques ne purent jamais inquiéter véritablement leurs adversaires. Il fallut attendre le temps additionnel pour voir la réduction de marque sur un tir lointain (détourné) de Song qui trompa l'excellent portier turc. Finalement, la Turquie s'imposa 3-2 au terme d'un agréable match. Elle prit donc la troisième place sur le podium mondial, la Corée du Sud se contentant d'une (plus qu') honorable quatrième place. Guus Hinddik put être porté en triomphe par ses joueurs et acclamé par tout un stade et un peuple. Avec cette équipe, il avait accompli un travail admirable. Il pouvait en être fier d'autant qu'il venait de prendre la quatrième place d'un Championnat du Monde pour la seconde fois consécutive avec deux pays différents. Sacré challenge ! Sur le terrain, on pouvait voir de superbe image de fraternité entre les deux équipes qui, bras dessus, bras dessous, saluaient tout le public du magnifique stade de Daegu. Le Mondial venait de donner une fois de plus une magnifique leçon de tolérance au monde...

 
"Petite Finale". Fraternité entre turcs et coréens...

Baptisée par les médias "finale des finales" et qui correspond à la domination des football germaniques et brésiliens au cours du XX ème Siècle, cette finale aurait pu s'appeler "la Guerre des Etoiles". Les deux équipes disputaient leur septième finale chacune, la troisième consécutive pour le Brésil (l'Allemagne ayant réalisée cet exploit en 1982, 1986 et 1990). En sachant qu'une seule finale (1978) n'a pas vu l'un des deux pays y participer depuis 1950, c'était tout simplement gigantesque comme performance. Depuis l'achèvement des demi-finales, une guerre psychologique avait commencé entre les deux entraineurs. Comme souvent dans ces cas là. Les sud-américains étaient les favoris de cette finale, le rang d'outsider convenant parfaitement aux européens. Le match pouvait commencer. Il était clair que le Brésil devait faire le jeu. Ce qu'ils firent dès le coup d'envoi de la rencontre. Les allemands se contentaient de contrer. Au vu des premières images, il était clair qu'il y aurait un engagement total de la part des deux équipes. Ce qui est normal pour un match de cette importance. Le Brésil commença à pénétrer dans la surface de réparation allemande. Cela aboutit par une intervention d'Oliver Kahn, élu meilleur gardien du monde. Le duel Kahn - Ronaldo que toute la planète foot attendait pouvait débuter. Kahn commençait à s'échauffer (non non, ce n'est pas du DBZ). Les duels étaient engagés en ce début de match et l'arbitre italien de la rencontre, M. Collina, meilleur arbitre de la planète, distribua immédiatement des cartons jaunes, histoire de montrer que c'était lui le patron sur le terrain. Roque Junior pour le Brésil (5 ème) et Klose pour l'Allemagne (9 ème) en furent les premières victimes. Pendant ce temps, Kleberson récupéra un ballon à l'entrée de la surface puis déclencha un tir trop mou. Kahn s'en saisissait sans l'ombre d'un problème. Malgré cette action, les cariocas étaient extrèmement gênés. Grâce à un disposition tactique concocté aux p'tits oignons par Rudy Voeller, les sud-américains n'arrivaient pas à développer leur jeu et aussi à créer le surnombre grâce aux deux défenseurs latériaux qui doivent apporter le surnombre. La Mannschaft déployait une débauche d'énergie énorme pour contrer les brésiliens. Et cela marchait. Les quadrubles Champions du Monde déjouaient ! Schneider débordait sur son aile et ses centres tendus étaient un danger permanent pour Marcos et sa défense. Le Brésil se créea quelques occasions sérieuses comme Ronaldhino qui décala parfaitement Ronaldo qui croisa trop son tir (19 ème minute). Ou bien cette autre action où Ronaldo se présenta seul face à Kahn mais l'allemand eut le dernier mot. Les cariocas avaient un mal fou à desserrer l'étau dans lequel ils étaient pris, et bien pris. Les allemands poussaient terriblement mais ses occasions n'étaient pas suffisamment tranchantes. La mi-temps arrivait déjà et Jeremies tenta bien sa chance de loin mais en vain. Kleberson fit de même à deux reprises et sur la seconde, Oliver Kahn était battu mais, dans ces cas là, un grand gardien a aussi de la chance et le tir du brésilien s'écrasa sur la transversale. M. Collina regardait son chronomètre. Ronaldo eut juste le temps de se procurer une action ultra dangereuse. Dans la surface, El Phenomeno récupéra la balle et déclencha dans la foulée un tir surpuissant que Kahn, surpris, eut juste le réflexe de sortir avec la jambe droite. On jouait la dernière minute du temps additionnel. Le Brésil avait pris un léger ascendant sur le jeu à la fin de cette première période. Tout le monde se disait que pour la reprise de la seconde, les sud-américains allaient continuer sur leur lancée. Il n'en fut rien. Ce fut même surprenant que de voir l'Allemagne reprendre les commandes et se procurer de belles occasions. En deux minutes, le Brésil pu compter sur son gardien Marcos et sa défense. Comme toujours dans ce Mondial, la Mannschaft était dangereuse sur tous les coups de pieds arrêtés. Jeremies le prouva à la 47 ème minute sur un corner où il décocha une tête à bout portant que Edmilson sauva inextrémis. Survint un coup-franc surpuissant, hallucinant de puissance, qui fut tiré par Neuville, que le gardien cariocas détourna sur son poteau. Quel coup de tonnerre ! Le Brésil ne s'en laissa pas compter. Rivaldo, puis Gilberto Silva se montrèrent dangereux et le gardien allemand démontra une fois de plus sa très grande classe. Contre-attaque allemand ponctuée de nouveau par un tir surpuissant. Par Hamann cette fois. Survint la 67 ème minute de cette belle finale. Un tournant. A 25 mètres en face des buts, Ronaldo perdit le ballon. Mais avec une volonté et une hargne de fer, il repris son dû dans les pieds de son bourreau. Il décala Rivaldo afin de solliciter un un-deux. Comme (très) souvent, Rivaldo se montra égoïste et fit le mauvais chois. Il tira au but. Le ballon fut capté par Oliver Kahn... qui le relâcha. Le ballon était flottant et le gardien n'avait pu le contrôler comme il l'avait voulu. Ce diable de Ronaldo avait flairé le coup puisqu'il s'était immédiatement précipité sur le ballon. Tel un félin, il avait bondi et il poussa le ballon au fond des filets. Kahn ayant pourtant plongé ne put que s'incliner. 1-0 pour le Brésil !!! Le match venait de basculer. Kahn venait de faire sa seule et unique erreur du tournoi. Malheureusement, il la paya cash. Dès lors, la rencontre une autre tournure. L'Allemagne procéda à deux changements très rapidement. Le temps passait. L'étau germanique s'était desserré et les allemands commençaient à payer leurs efforts physiques consentis. Le trident en or de l'attaque cariocas allait en profiter. Sur une action lumineuse d'intelligence de jeu, Kleberson centra sur la droite devant la ligne des 16 mètres, pour Rivaldo... qui laissa passer le ballon entre ses jambes... pour Ronaldo qui repiqua vers le centre à l'entrée de la surface de réparation. Un défenseur allemand essaya bien de revenir sur la perle brésilienne mais l'avant-centre carioca déclencha un tir d'une précision diabolique. Ce dernier contourna le grand gardien allemand pour finalement se ficher au ras du piquet. 2-0 pour le Brésil (79 ème). Le break était fait. Fidèle à leur habitude, la Mannschaft se munit d'un courage exemplaire pour essayer de revenir. La pression était terrible mais la défense brésilien, si décriée au début du Monde, tenait magnifiquement le résultat. Le score en resta là. Le Brésil était sacré Champion du Monde pour la 5 ème fois de son histoire, un record.


67 ème minute de la Finale : le premier but de Ronaldo...

Les quintuples Champions du Monde venaient de faire le trou au palmarès du nombre de titres mondiaux, laissant les grandes nations européennes, la Squadra Azzurra et la Mannschaft à deux longueurs. Le peuple brésilien pouvait laisser éclater sa joie et sa folie. Depuis le temps qu'il voulait ce cinquième trophée, la PENTA. Pour Ronaldo et le Brésil, quelle revanche sur le destin, après cette terrible humiliation du 12 juillet 1998 où ils subirent un cinglant 0-3 face à l'Equipe de France de Zizou. Quel miraculé ce Ronaldo ! Revenu de l'enfer depuis ce jour très noir, où il avait accumulé les blessures et les opérations. Surtout après cette terrible épreuve subie, due à son genou qui avait cédé à deux reprises (rupture complète du ligament rotulien, ouh ça fait mal !). Le brésilien dut passer sur le billard. Après une remise en état, Ronaldo fit son retour après de longs mois. Tout le monde se souvient de cette terrible image où, après six minutes de match, il s'effondra, terrassé. Son genou n'avait pas tenu. Et, pour la seconde fois, il repassa sur la table opération. De nouveau soigné par le même chirurgien français, le Professeur Saillant, Ronaldo put alors se battre de nouveau afin de pouvoir rejouer un jour au football. Le monde du ballon rond le crut perdu pour toujours. Mais à force de courage et de volonté, il s'arma de patience et pu rejouer. Il fit enfin son grand retour en mars de cette année. Il était frais et avait fait de matchs, de buts. Même réduit à 80% de ses possibilités, Ronaldo fit un bon Mondial 2002. Il venait de conduire son pays à la victoire finale.

Un Brésil qui réalisa ses pires éliminatoires de son histoire. Tout comme l'Allemagne. Qui aurait pu imaginer qu'elle allaient s'affronter en finale. Belle revanche et belle humilité. Certains méditeront certainement sur cette performance. A commencer par les français qui firent la pire figuration d'un Champion du Monde en titre. Inutile de revenir dessus mais Les Bleus nous doivent une revanche. Car pour les (vrais) supporters, la déception (et la pilule) sont amères. Un sentiment de vrai gâchis. Quel est l'abruti de la FFF qui nous a concocté ce calendrier 2001-2002 ? Pendant que Les Bleus se coltinaient la Belgique et la Corée du Sud (qui a certainement payé cher également ce match en fin de compétition), les allemands se contentaient de disputer des matchs d'entrainement contre des juniors... Pourquoi être aller en Australie et au Chilie ? Quel est l'idiot de l'UEFA qui a eu l'idée d'alourdir à ce point la Champion's League ? Malheureusement, le problème n'est pas si simple. Les grands clubs dirigent tout et menacent de faire seccession si l'on ne satisfait pas leurs exigences (pour faire du blé). Résultat. Toutes les grandes nations dans laquelles évoluent des joueurs en Europe l'ont payé inévitablement. France, Portugal, Cameroun, Argentine ont dit adieu dès le premier tour. Sans compter la cascade de titulaires blessés au sein d'autres équipes qui ne sont pas allés plus loin dans la compétition (Italie, Angleterre). Les allemands ont eu plus de réussites dans la gestion de ce problème (5 titulaires en puissance out avant le Mondial !!!). Il faut dire aussi que la Bundesliga s'arrête sept semaines en hiver, ce qui permet aux joueurs de recharger les batteries. Bref, l'Europe le paya cher et d'autres continents en profitèrent pour s'illustrer.

Ces autres confédérations furent l'Afrique, qui grâce au Sénégal, put sauver la face. LE bilan est mitigé puisque les quatres autres représentants furent éliminés dès le premier tour. Les sénégalais atteignirent les quarts de finale, rejoignant ainsi le Cameroun de 1990 dans la légende. On l'a déjà dit mais 21 des 23 lions de la Terenga évoluent en France. Comme les clubs de l'Hexagone ont la bonne idée de se faire sortir dès le second tour de la Champion's League et que le Championnat de D1 s'arrêta le 5 mai, et bien les sénégalais arrivèrent frais au Mondial... L'Amérique du Nord et Centrale participèrent également à la fête puisque le Mexique se fit sortir en huitièmes... par les Etats-Unis, une nation montante. L'Asie qui évoluait chez-elle n'est pas en reste non plus puisque les deux pays organisateurs passèrent le premier tour. Le Japon abdiqua au second tour à cause de la surprenante Turquie qui prit la troisième place à ... la Corée du Sud. Enfin, l'Amérique du Sud n'eut qu'un seul digne représentant, en l'occurrence le Brésil, qui remporta donc le trophée tant convoité par au départ 198 pays ! La performance des désormais Quintuples Champions du Monde est d'autant plus remarquable qu'ils se sont imposés sur tous les continents où ils ont évolué (1958 en Europe, 1962 en Amérique du Sud, 1970 en Amérique Centrale, 1994 en Amérique du Nord et 2002 en Asie). Performance inégalée à ce jour et qui risque de le rester un bon moment (50 ans ? 100 ans ?). Autre perf est le fait qu'ils aient gagné tous leurs matchs. 7 sur 7. Aucune équipe ne l'avait fait auparavant. Quand aux autres grosses nations de ce continent, l'Uruguay est fidèle à elle-même depuis un demi-siècle : décevante. L'Argentine vit ses stars s'éteindre au fur et à mesure, dut à la fatigue des grands championnats européens. Enfin, les autres équipes passèrent rapidement à la trappe.

D'un aspect tactique, pas de révolution au sein de ce Mondial si ce n'est que toutes les équipes savent désormais parfaitement se préparer, physiquement, tactiquement, psychologiquement. Elles savent également s'adapter tactiquement face à tels ou tels schéma tactique, presser et évoluer en bloc d'une manière efficace afin de géner l'adversaire. Combien de matchs a-t'on assisté où les équipes faisant le jeu ont perdu la rencontre, contrées qu'elles furent. Ce qui maintenant certain, c'est qu'il n'y a plus de petites équipes maintenant. C'est plus que confirmé. Seules deux formations furent dépassées par les évènements : l'Arabie Saoudite et la Chine. Maintenant, pour triompher, la technique ne suffit plus. Il faut désormais une condition physique irréprochable. Les deux très gros favoris (la France et l'Argentine) ne la possédait à l'entrée de cette compétition de haute tenue. Pour la prochaine échéance en 2006, ces grosses cylindrées (et les autres) seront prévenues.

Enfin, pour conclure, ce Mondial fut de toute beauté avec un premier tour surprenant et pleins de rebondissements palpitants. La compétition a vu se niveler les valeurs vers le haut avec des matchs de haut niveau. Un regrêt à formuler à partir du second tour : le trop peu de buts et de matchs complètement emballants. La faute à des blocs équipes compacts et difficile à franchir, nuisants un tant soit peu sur la qualité du spectacle. Il faut dire que les gardiens y sont aussi pour quelque chose. Beaucoup furent excellents. Espérons que Allemagne 2006 sera du même accabit avec, on l'espère tous, une revanche de la part de l'Equipe de France...

 

 
Ronaldo chérit la Coupe du Monde. Oh, regardez ! On voit la France...

 

 

 

 EVOLUTION DES BUTS

Journée

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

31/05

01/06

02/06

03/06

04/06

05/06

06/06

07/06

08/06

09/06

10/06

1er match pour les équipes

2nd match pour les équipes

Tot J.

1

13

11

6

8

9

3

8

8

6

8

Tot. Gé.

1

14

 25

31

 39

48

51

59

67

73

81

Matchs

1

3

4

3

3

3

3

3

3

3

3

Tot. Gé.

1

4

8

11

14

17

20

23

26

29

32

Moy

1,00

3,50

3,12

2,81

2,79

2,82

2,55

2,56

2,58

2,52

2,53

Evol.

-

+ 2,50

- 0,38

 - 0,31

 - 0,02

+ 0,03

 - 0,27

 + 0,01

+ 0,02

- 0,06

 + 0,01

 

Journée

12

13

14

15

16

17

18

19

11/06

12/06

13/06

14/06

15/06

16/06

17/06

18/06

3ème match pour les équipes

1/8 ème de finale

Tot J.

13

11

13

12

4

5

4

4

Tot. Gé.

94

105

 118

130

134

 139

 143

147

Matchs

4

4

4

4

2

2

2

2

Tot. Gé.

36

40

44

48

50

52

54

56

Moy

2,61

2,62

2,68

2,71

2,68

2,67

2,65

2,62

Evol.

+ 0,08

+ 0,01

+ 0,06

+ 0,03

 - 0,03

 - 0,01

 - 0,02

- 0,03

 

Journée

20

21

22

23

24

25

21/06

22/06

25/06

26/06

29/06

30/06

1/4 de finale

1/2 finale

3 ème place

FINALE

Tot J.

4

1

1

1

5

2

Tot. Gé.

151

152

153

 154

 159

 161

Matchs

2

2

1

1

1

1

Tot. Gé.

58

60

61

62

63

64

Moy

2,60

2,53

2,51

2,48

2,52

2,52

Evol.

 - 0,02

- 0,07

 - 0,02

 - 0,03

+ 0,04

0

 

 

   SECOND TOUR :

 

1/8 ème de finale

Quart de finale

Demi-finale

 FINALE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 1er    groupe A

  DANEMARK

 0

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe F

  ANGLETERRE

 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   ANGLETERRE

 1

 

 

 

 

 

 

 

   BRESIL

 2

 

 

 

 

 1er    groupe C

  BRESIL

 2

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe H

  BELGIQUE

 0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    BRESIL

 1

 

 

 

 

 

 

 

    TURQUIE

 0

 

 

 1er    groupe F

  SUEDE

 1

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe A

  SENEGAL

 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   SENEGAL

 0

 

 

 

 

 

 

 

   TURQUIE

 1

 

 

 

 

 1er    groupe H

  JAPON

 0

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe C

  TURQUIE

 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     BRESIL

 2

 

 

 

 

 

 

 

     ALLEMAGNE

 0

 1er    groupe D

  COREE DU SUD

 2

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe G

  ITALIE

 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   COREE DU SUD

 0

 

 

 

 

 

 

 

   ESPAGNE

 0

 

 

 

 

 1er    groupe B

  ESPAGNE

 1

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe E

  EIRE

 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    COREE DU SUD

 0

 

 

 

 

 

 

 

    ALLEMAGNE

 1

 

 

 1er    groupe G

  MEXIQUE

 0

 

 

 

 

 3ème PLACE :

 

 2ème groupe D

  ETATS-UNIS

 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   ETATS-UNIS

 0

 

 

     TURQUIE

 3

 

 

 

   ALLEMAGNE

 1

 

 

     COREE DU SUD

 2

 1er    groupe E

  ALLEMAGNE

 1

 

 

 

 

 

 

 2ème groupe B

  PARAGUAY

 0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/8 ème de finale

Quart de finale

Demi-finale

 FINALE

 

 

 

RESULTATS :

 

 198 pays engagés : 32 qualifiés :
 

AFRIQUE DU SUD

ALLEMAGNE

ANGLETERRE

ARABIE SAOUDITE

ARGENTINE

BELGIQUE

BRESIL

CAMEROUN

CHINE

COREE DU SUD

COSTA RICA

CROATIE

DANEMARK

 EIRE

EQUATEUR

ESPAGNE

ETATS-UNIS

FRANCE

ITALIE

JAPON

MEXIQUE

NIGERIA

PARAGUAY

POLOGNE

PORTUGAL

RUSSIE

SENEGAL

SLOVENIE

SUEDE

TUNISIE

TURQUIE

URUGUAY

 

 

 

 

 PREMIER TOUR : (130 buts)
 

 GROUPE 1 : (14 buts)
 

FRANCE

- SENEGAL

: 0

- 1

URUGUAY

- DANEMARK

: 1

- 2

FRANCE

- URUGUAY

: 0

- 0

SENEGAL

- DANEMARK

: 1

- 1

FRANCE

- DANEMARK

: 0

- 2

SENEGAL

- URUGUAY

: 3

- 3

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  DANEMARK

7

3

2

1

0

5

2

+3

2

  SENEGAL

4

3

1

2

0

5

4

+1

3

  URUGUAY

2

3

0

2

1

4

5

-1

4

  FRANCE

1

3

0

1

2

0

3

-3

 

GROUPE 2 : (22 buts)

ESPAGNE

- SLOVENIE

: 3

- 1

PARAGUAY

- AFRIQUE DU SUD

: 2

- 2

 ESPAGNE

- PARAGUAY

: 3

- 1

SLOVENIE

- AFRIQUE DU SUD

: 0

- 1

ESPAGNE

- AFRIQUE DU SUD

: 3

- 2

SLOVENIE

- PARAGUAY

: 1

- 3

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  ESPAGNE

9

3

3

0

0

9

4

+5

2

  PARAGUAY

4

3

1

1

1

6

6

0

3

  AFRIQUE DU SUD

4

3

1

1

1

5

5

0

4

  SLOVENIE

0

3

0

0

3

2

7

-5

 

GROUPE 3 : (21 buts)
 

BRESIL

- TURQUIE

: 2

- 1

CHINE

- COSTA RICA

: 0

- 2

BRESIL

- CHINE

: 4

- 0

TURQUIE

- COSTA RICA

: 1

- 1

BRESIL

- COSTA RICA

: 5

- 2

CHINE

- TURQUIE

: 0

- 3

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  BRESIL

9

3

3

0

0

11

3

+8

2

  TURQUIE

4

3

1

1

1

5

3

+2

3

  COSTA RICA

4

3

1

1

1

5

6

-1

4

  CHINE

0

3

0

0

3

0

9

-9

 

GROUPE 4 : (18 buts)
 

 COREE DU SUD

- POLOGNE

: 2

- 0

ETATS-UNIS

- PORTUGAL

: 3

- 2

 COREE DU SUD

- ETATS-UNIS

: 1

- 1

 POLOGNE

- PORTUGAL

: 0

- 4

 COREE DU SUD

- PORTUGAL

: 1

- 0

ETATS-UNIS

- POLOGNE

: 1

- 3

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  COREE DU SUD

7

3

2

1

0

4

1

+3

2

  ETATS-UNIS

4

3

1

1

1

5

6

-1

3

  PORTUGAL

3

3

1

0

2

6

4

+2

4

  POLOGNE

3

3

1

0

2

3

7

-4

 

GROUPE 5 : (18 buts)
 

 ALLEMAGNE

- ARABIE SAOUDITE

: 8

- 0

 EIRE

- CAMEROUN

: 1

- 1

 ALLEMAGNE

- EIRE

: 1

- 1

 ARABIE SAOUDITE

- CAMEROUN

: 0

- 1

 ALLEMAGNE

- CAMEROUN

: 2

- 0

 EIRE

- ARABIE SAOUDITE

: 3

- 0

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  ALLEMAGNE

7

3

2

1

0

11

1

+10

2

  EIRE

5

3

1

2

0

5

2

+3

3

  CAMEROUN

4

3

1

1

1

2

3

-1

4

  ARABIE SAOUDITE

0

3

0

0

3

0

12

-12

 

GROUPE 6 : (9 buts)
 

 ARGENTINE

- NIGERIA

: 1

- 0

 ANGLETERRE

- SUEDE

: 1

- 1

 ARGENTINE

- ANGLETERRE

: 0

- 1

 NIGERIA

- SUEDE

: 1

- 2

 ARGENTINE

- SUEDE

: 1

- 1

 ANGLETERRE

- NIGERIA

: 0

- 0

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  SUEDE

5

3

1

2

0

4

3

+1

2

  ANGLETERRE

5

3

1

2

0

2

1

+1

3

  ARGENTINE

4

3

1

1

1

2

2

0

4

  NIGERIA

1

3

0

1

2

1

3

-2

 

GROUPE 7 : (12 buts)
 

 ITALIE

- EQUATEUR

: 2

- 0

 CROATIE

- MEXIQUE

: 0

- 1

 ITALIE

- CROATIE

: 1

- 2

 EQUATEUR

- MEXIQUE

: 1

- 2

 ITALIE

- MEXIQUE

: 1

- 1

 CROATIE

- EQUATEUR

: 0

- 1

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  MEXIQUE

7

3

2

1

0

4

2

+2

2

  ITALIE

4

3

1

1

1

4

3

+1

2

  CROATIE

3

3

1

0

2

2

3

-1

4

  EQUATEUR

3

3

1

0

2

2

4

-2

 

GROUPE 8 : (16 buts)
 

 JAPON

- BELGIQUE

: 2

- 2

 RUSSIE

- TUNISIE

: 2

- 0

 JAPON

- RUSSIE

: 1

- 0

BELGIQUE

- TUNISIE

: 1

- 1

 JAPON

- TUNISIE

: 2

- 0

BELGIQUE

- RUSSIE

: 3

- 2

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  JAPON

7

3

2

1

0

5

2

+3

2

  BELGIQUE

5

3

1

2

0

6

5

+1

3

  RUSSIE

3

3

1

0

2

4

4

0

4

  TUNISIE

1

3

0

1

2

1

5

-4

 

 HUITIEME DE FINALE : (17 buts)
 

 DANEMARK

- ANGLETERRE

: 0

- 3

 

 

BRESIL

- BELGIQUE

: 2

- 0

 

 

SUEDE

- SENEGAL

: 1

- 2

 AP 1-1

BO

 JAPON

- TURQUIE

: 0

- 1

 

 

 COREE DU SUD

- ITALIE

: 2

- 1

 AP 1-1

BO

 ESPAGNE

- EIRE

: 1

- 1

 AP 1-1

TB 3-2

MEXIQUE

- ETATS-UNIS

: 0

- 2

 

 

 ALLEMAGNE

- PARAGUAY

: 1

- 0

 

 

 

 QUART DE FINALE : (5 buts)
 

BRESIL

- ANGLETERRE

: 2

- 1

 

 

TURQUIE

- SENEGAL

: 1

- 0

 AP 0-0

BO

 ESPAGNE

-  COREE DU SUD

: 0

- 0

 AP 0-0

TB 3-5

 ALLEMAGNE

- ETATS-UNIS

: 1

- 0

 

 

 

DEMI-FINALES : (2 buts)
 

BRESIL

- TURQUIE

: 1

- 0

 

 

 ALLEMAGNE

-  COREE DU SUD

: 1

- 0

 

 

 

TROISIEME PLACE : (5 buts)

 COREE DU SUD

- TURQUIE

: 2

- 3

 

 

 

FINALE : (2 buts)

 ALLEMAGNE

- BRESIL

: 0

- 2

 

 

 

 

FICHE TECHNIQUE

 BRESIL  b. ALLEMAGNE : 2 - 0 (0-0)

 Lieu

le 30 juin 2002 à Yokohama (Japon)

 Spectateurs

69.029

 

 

 

 

 

 

 Arbitrage

M. Collina

(Italie)

 

 

 

 

 

 Buts

Brésil

 Ronaldo (67°, 79°) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Equipes

Brésil

 Marcos

Roberto Carlos

Cafu

Roque Junior

Edmilson

Lucio

 

Ronaldhino

(Juninho Paulista, 85°)

 Gilberto Silva

Kleberson

 Rivaldo

Ronaldo

(Denilson, 90°)

 

Allemagne

Kahn

Linke

Metzelder

Jeremies

(Asamoah, 77°)

Ramelow

 

Hamann

Schneider

Neuville

Frings

Bode

(Ziege, 84°)

Klose

 

(Bierhoff, 74°)

 

 

 

 

 

 

 

 
Le capitaine brésilien Cafu soulevant bien haut la Coupe du Monde de la FIFA.

 

                          LES CHAMPIONS DU MONDE

MARCOS

ROBERTO CARLOS

CAFU (2)

ROQUE JUNIOR

EDMILSON

LUCIO

RONALDHINO

JUNINHO PAULISTA

GILBERTO SILVA

KLEBERSON

RIVALDO

RONALDO (2)

DENILSON

 

 

 

 BELLETTI

ANDERSON POLGA

JUNIOR

ROCARDHINO

VAMPETA

EDILSON

LUIZAO

KAKA

DIDA

ROGERIO

 

Entr : SCOLARI

          Légende :

Nota : second titre mondial pour Cafu et Ronaldo après celui de 1994. Ronaldo n'a que 26 ans...

 

 

PALMARES :

 

Pl

 EQUIPE

Pts

J

G

N

P

p

c

Diff

1

  BRESIL

14

7

7

0

0

18

4

+14

2

 ALLEMAGNE

11

7

5

1

1

14

3

+11

3

  TURQUIE

9

7

4

1

2

10

6

+4

4

  COREE DU SUD

8

7

3

2

2

8

6

+2

 

 MEILLEUR BUTEUR :

RONALDO (BRESIL): 8 buts. (il rejoint ainsi Pelé et ses 12 buts à la 3ème place au classement des meilleurs buteurs de tous les temps).

 

 MEILLEURE ATTAQUE :

BRESIL : 18 buts pour 7 matchs - 2,57 buts/match

 

 NOMBRE DE BUTS :

161 buts pour 64 matchs soit 2,52 buts/match

 

 

 
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