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L'Espagne accueilla la XII ème Phase Finale de la Coupe du Monde de football. Pour cette épreuve, la Fédération Internationale de Football Association porta de 16 à 24 le nombre de pays qualifiés. Les dirigeants prirent cette décision le 17 mai 1979. Ainsi, les différents continents se voyaient mieux représentés. L'Europe ne perdit pas au change dans cette affaire. Le répartition s'organisait comme suit :
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: 13 qualifiés ; |
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: 3 qualifiés ; |
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: 2 qualifiés ; |
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: 2 qualifiés ; |
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: 2 qualifiés. |
Le premier tour comportait 6 groupes de 4 équipes avec comme d'habitude les deux premiers qualifiés. Le second tour se décomposait de 4 groupes de 3 équipes. Le premier de chacun atteindrait les demi-finales. A partir de ce stade, les matchs sont par élimination directe jusqu'aux finales. Deux pays traditionnellement étaient qualifiés d'office, Il s'agissait de l'Espagne en tant que pays hôte et l'Argentine en tant que tenant du titre. Il restait donc 22 places pour 107 prétendants au soleil. C'était une fois encore un nouveau record pour le Mondial. Placée dans un groupe de qualification difficile, L'Equipe de France se qualifia brillamment. Son groupe était composé de la Hollande, double finaliste en titre (un beau morceau), de la Belgique (jamais simple à jouer), de l'Eire (pas facile non plus) et de Chypre (ça va). De plus les belges avaient réussi l'exploit d'atteindre la finale de l'Euro 80 (eh oui !). Les Bleus commencèrent par un 7-0 à Chypre, puis une victoire à Paris face à l'Eire (2-0) pour s'incliner en Hollande (0-1) sans Platini sur un coup-franc chanceux. Le ballon heurta le poteau gauche pour rebondir sur le dos de Dropsy et finalement mourir dans le but français. Pas de bol ! Ensuite, les vice-champions d'Europe se rendirent à Paris avec ambitions. Les Bleus optinrent un beau succès (3-2) mais ils s'écroulèrent à Bruxelles (deux fois !!) par 2-0. Le voyage à Dublin fut du même genre (3-2). Le match au Parc face aux Pays-Bas le 18 novembre 1981 se jouait à quitte ou double. Il rentra dans l'histoire. a la 51 ème minute, Platini marqua son coup-franc le plus célèbre avant que Rocheteau ne cloture la marque (2-0 !). C'était du délire dans le pays. Il ne restait plus aux Bleus qu'à vaincre Chypre au Parc. Une simple formalité. 4-0 ! La qualification était en poche ! Espana 82, nous voilà ! A l'image du sélectionneur Michel Hidalgo, les français étaient ambitieux. "On y va pour faire quelque chose !" clamait-il aux journalistes. Les éliminatoires terminés, le tirage au sort donna les groupes suivants :
Poule I :
Italie - Pologne - Pérou - Cameroun ;
Poule II : R.F.A.
- Algérie - Chili - Autriche ;
Poule III :
Argentine - Hongrie - Belgique - Salvador ;
Poule IV : Angleterre - France
- Tchécoslovaquie - Koweit ;
Poule V :
Espagne - Honduras - Yougoslavie - Irlande du Nord ;
Poule VI : Brésil
- U.R.S.S. - Ecosse - Nouvelle-Zélande.
France
- Hollande de novembre 1981.
Le plus célèbre des nombreux coup-francs
de Michel Platini.
Ce tirage fut truqué puisque les grandes nations influentes du football avaient fait pression pour se protéger. On n'avait pas tenu compté des résultats et du niveau actuel des qualifiés. De plus, le pays organisateur espagnol avec bénéficié d'un traitement de faveur. Son groupe était facile. Avant de débuter le Mundial 82, des favoris se dégageaient (logiquement) du lot. L'Argentine en tant que Championne du Monde avec son nouveau et jeune petit prodige Diego Maradona (affectueusement surnommé le p'tit gros, si si !) voulait conserver sa couronne acquise de hautes luttes quatre années auparavant, l'Allemagne de l'Ouest Championne d'Europe 1980 qui avait rebatti une solide équipe et avait terminé ses éliminatoires par 8 victoires en autant de matchs disputés (33 buts marqués pour 3 encaissés svp !!!), le Brésil du sélectionneur Télé Santana qui revenait à un football plus conforme à son état d'esprit et qui alignait les performances, l'Espagne qui dominait l'Europe avec ses clubs et qui évoluait chez elle, un avantage qui chacun sait est énorme. Le décors était planté, il ne restait plus qu'à débuter les matchs du premier tour.
Le groupe I possédait une formation italienne dans le doute après son échec subi lors de son Euro 1980. Son premier match face à la Pologne fut insipide pour les spectateurs (et les téléspectateurs, quel ennui !!!). Très prudentes, les deux équipes se contentèrent d'un 0-0. La seule anecdote à se mettre sous la dent était la présence d'un (futur) grand arbitre mondial, un certain Michel Vautrot, qui respectait les consignes à la lettre en distribuant les cartons (mérités). Les deux autres formations du groupe, le Cameroun et le Pérou qui s'annihilèrent (0-0) malgré la bonne volonté d'e l'équipe africaine. Les Lions Indomptables faisaient leur première apparition sur la scène internationale avec talentueux joueur de Bastia, un certain Roger Milla (déjà !). L'entraineur français Jean Vincent articulait son équipe sur beaucoup de joueurs évoluant dans le Championnat de France. Elle accrocha également la Pologne (0-0) mais le score ne refléta pas cette partie et contrairement au premier match, les actions n'avaient manqué que de réalisme. Le Pérou, lui, accrocha une Italie bien indigeste (1-1). Par contre, les "vieux" sud-américains furent victime du brutal réveil polonais (Il est jamais trop tard...). Score sans appel 5-1 ! Les italiens eurent beaucoup de chance (comme d'hab') face aux valeureux camerounais (1-1). Malheureusement pour les africains, ils étaient bel et bien éliminés sans avoir perdu un seul match ! A l'inverse, la Squadra Azzura se qualifia s'en en gagner un, mais sans en perdre un non plus. La seule différence entre les deux équipes fut un but marqué de plus pour les transalpins au cours de leurs trois nuls... No comment. Par contre, la Pologne s'était rattrapée au cours de son dernier match et accompagnait l'Italie au second tour. Les places un et deux de chaque auront leur importance pour la suite de la compétition. On le verra plus tard...
Le groupe II commença par un coup de tonnerre. L'Algérie, qui participait à sa première Coupe du Monde, se paya le scalp des Champions d'Europe, invaincus sur le continent depuis quatre ans. 2-1 au tableau d'affichage. De son côté, l'Autriche s'imposa 1-0 contre le Chili. Prévénue de la déconvenue allemande, les autrichiens attendirent les algériens au tournant et ils l'emportèrent à l'expérience (2-0). Echaudée par sa suprenante défaite et par la presse Outre-Rhin qui taille des costards sans aucun ménagement, la Mannshaft fit payer la note au pauvre Chili (4-1). Le capitaine Rummenigge et ses coéquipiers avaient remis les pendules à l'heure. Pour l'Algérie, une qualification "historique" était envisageable face aux sud-américains. Par péché d'orgueil, les africains ne l'emportèrent que 3-2 alors qu'ils menaient 3-0... Ces deux buts encaissés allaient peser lourd dans la balance. Il restait un match à disputer entre la R.F.A. et l'Autriche. Pour les germaniques, la victoire était impérative. Il n'y eut pas de match mais un simulacre de match. A la télévision, les images étaient lamentables. Les allemands ayant marqués rapidement, les joueurs des deux équipes se contentèrent de faire de la passe à 10 quand ils ne s'amusaient pas dans les coins de corner. Question à la F.I.F.A.. Pourquoi ce match se déroula-t-il le lendemain ? La F.I.F.A. aurait dû sanctionner les deux équipes... en les excluant du tournoi !!! Au lieu de cela, ces messieurs des hautes instances voyaient les deux cousins germains (c'est le cas de le dire) s'arranger pour se qualifier. Ces messieurs avaient tremblé à l'idée de perdre l'Allemagne dès le premier tour. Les conséquences furent désasteuses par la suite puisque jamais les allemands n'auraient dû franchir ce tour et se retrouver là où l'on sait contre qui l'on sait un certain 8 jullet à Séville... La talentueuse équipe d'Algérie était éliminée avec deux victoires en trois matchs. C'était tout simplement SCANDALEUX ! (pour rester poli...)
Karl Heinz Rummenigge,
Ballon d'Or 1980 et 1981, un très grand joueur ouest-allemand.
Le groupe III voyait le Champion du Monde débuter le Mondial. C'était devenu la tradition. Une bonne tradition. La Coupe du Monde espagnole commença par une grosse surprise puisque nos voisins belges leur firent une drôle de blague. La Belgique en rigolait, la France aussi, mais pas l'Argentine qui s'inclina 1-0. La Hongrie fit sensation en pulvérisant le pauvre Salvador qui n'avait pas demander ça (10-1 !!!). Ce fut une autre paire de manches pour les magyars face aux revanchards argentins qui n'avaient vraiment pas apprécié la blague belge. Pour les hongrois les jours allaient se suivre mais pas se ressembler car dans un mauvais jour, ils prirent 4-1 face aux argentins. Maradona avait particulièrement brillé. Après l'amère pilule contre la Hongrie, le Salvador passa son temps à défendre contre la Belgique. Nos amis belges ne leur passèrent qu'un petit 1-0, suffisant pour se qualifier pensaient-ils. Mais la Hongrie la fit terriblement souffrir et les magyars purent vraiment s'arracher les cheveux pour avoir laissé filer leur qualification (1-1). La Belgique était revenu au score inextrémis mais se qualifiait finalement. Enfin, le Salvador limita la casse face aux Champions du Monde qui s'imposa seulement 2-0, ce qui leur permettaient de poursuivte l'aventure.
Ah, Le groupe IV ! Les Bleus étaient tombés dans cette poule en compagnie de l'exotique Koweit, de l'Angleterre et de la Tchécoslovaquie. Contrairement à Argentina 78, l'encadrement technique des Bleus supervisa d'une manière très poussée la préparation de l'équipe. L'Angleterre, son premier adversaire était un mystère. En effet depuis le début des années 70, les anglais trustaient les Coupes d'Europe avec leurs grands clubs. Par contre, l'équipe nationale anglaise piétinait lamentablement dans les grandes compétitions internationales. Le premier match de Bleus en plein après-midi (à 17 h) se déroula sous une température de 35° à l'ombre. La F.I.F.A. se moquait complètement des horaires et des organismes des joueurs. On jouait à peine depuis 27 secondes que Robson marquait déjà pour l'Angleterre ! 1-0, c'était vraiment bien parti. Autant le dire tout de suite, Les Bleus ratèrent complètement leur premier match et ils s'inclinèrent lourdement 3-1. Les français avaient paru bien faible et les anglais bien fort. L'histoire nous apprendra que les uns avaient disputé leur plus mauvais match alors que les autres le meilleurs. Quel paradoxe car le premier match conditionne toute la suite d'une compétition. En s'inclinant, les tricolores étaient loin de s'imaginer que cela leur servirait à intégrer au second tour un groupe somme toute facile. Pendant ce temps, les tchécoslovaques piétinaient face à des surprenants koweitiens (1-1). Par la suite, les tchèques ne pesèrent pas lourd face aux anglais (2-0). Leur défense était aux abonnés absents. Grâce à ces surprenants résultats, Les Bleus pouvaient se remettre en selle face au Koweit. Sérieuse et appliquée, l'Equipe de France retrouva son jeu et Genghini, Platini et Six avaient déjà frappé contre un but de Saed Al'Houti (à mes souhaits !). Et ce fut la célèbre mais non moins comique intervention du Cheikh koweitien. Giresse avait marqué un joli but mais les koweitiens protestaient. Ils estimaient avoir été trompés par coup de sifflet venu des tribunes. Vu de mon poste de télévision, il m'a semblé effectivement entendre un tel coup de sifflet mais ce n'était pas une raison pour s'arrêter de jouer. S'en suivit d'interminables discussions entre l'arbitre soviétique du match, M. Stupar, et les joueurs. Venant aux nouvelles, le Cheikh, j'ai réussi à retrouver son nom, le Cheikh Fahid Al-Ahmad Al-Sabah (rien que ça ?!) pénétra sur le terrain et ses joueurs menacèrent de quitter le terrain. Un comble ! Sous la pression, l'arbitre soviétique annula le but. Oui ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'arbitre était revenu sur sa décision. Les français ne se laissèrent pas faire et Michel Hidalgo pénétra sur la pelouse vers l'arbitre. Ce fut lamentable de voir de telles images. Notre sélectionneur en short (il faisait tellement chaud en ce moins de juin 82..) se faire repousser par une horde de CRS espagnols tel un malpropre ou un spectateur, c'était insupportable. Les Bleus étaient lésés, ni plus ni moins. Sans compter que d'après les spécialistes, l'arbitre (incompétent) du match nous annula en tout et pour tout 4 buts !!! Heureusement pour la petite histoire que le grand Max (Bossis) marqua un dernier but. Score final 4-1 pour la France. Une grosse amende pour le Koweit plus un blame. Un autre blame pour le comité d'organisation. Et enfin, une suspension (définitive) pour l'arbitre russe. Les anglais firent moins de sentiments contre les koweitiens. Petite mais suffisante victoire 1-0 pour eux. L'Angleterre était qualifiée. L'autre place se jouait en la Tchécoslovaquie et la France. Les tchèques avaient un bien lourd héritage derrière eux. Deux fois finaliste du Mondial en 1934 et 1962 mais surtout récente Championne d'Europe en 1976 (aux tirs aux buts face aux allemands du Kaiser Franz Beckenbauer, svp...). En conclusion, un adversaire coriace et expérimenté. Les Bleus allaient trembler (et nous avec !). Oubliant leur jeu habituel, les français entamèrent la rencontre en cherchant le nul. Et comme il n'est pas dans nos gènes de savoir préserver un résultat à cette époque... Malgré tout, les tricolores se créèrent des occasions mais il fallut atteint la 67 ème minute pour voir Didier Six en concrétiser une. A 1-0, pouvait mieux respirer mais le problème était que les tchècoslovaques attaquaient fort. Ils leur fallaient absolument gagner pour espérer se qualifier. Ce qui devait arriver arriva. L'arbitre siffla pénalty pour une faute (à prouver) de Bossis. Le tireur tchèque remplissa sa tâche. 1-1. Nous étions à la 85 ème minute. Bonjour la fin de match devant la télé ! Les français accumulèrent les fautes devant la surface de réparation. C'était chaud ! Bouillant même puisque sur la dernière action, Jean-Luc Ettori, notre gardien de l'époque qui finira sa carrière à Monaco et entrainera un certain Fabien Barthez..., était battu mais Manu Amoros sauva de la tête... sur la ligne de but ! Ouuuf !!!! Le coup passa bien prêt mais l'essentiel était là. L'Equipe de France passait le premier tour.
Platini
marquant contre le Koweit.
Le groupe V accueillait le pays hôte. L'Espagne. Depuis deux ans, elle préparait avec acharnement son Mundial. Dan sun pays aimant autant le ballon rond, c'était un devoir de religion. Mais comme il est expliqué dans les Grands équipes du site web, l'Espagne souffre (toujours aujourd'hui) de la rivalité de ses clubs entre-eux. Cette rivalité est telle que c'est toute une région qui soutient son équipe favorite (Real Madrid, FC Barcelone, FC Valence...). L'équipe nationale espagnole patit de cette situation et n'obtient pas les résultats escomptés. En 1982, les ibériques comptaient sur le fait d'évoluer à domicile pour inverser la tendance. Malheureusement, la sélection était capable du meilleur comme du pire. Pourtant, son groupe du permier tour était facile. Mais, pour son premier match dans Sa Coupe du Monde, la pression populaire exacerbée dans le stade était telle, que les joueurs espagnols ratèrent leur entrée devant leur Roi. Longtemps mené à la marque par le petit Honduras, l'Espagne incendia littéralement le but américain. Ce fut un miracle que le pays organisateur obtienne le nul (1-1)... sur pénalty. Pour une surprise... La suite ne fut pas mal non plus puisqu'à la surprise générale, la Yougoslavie s'enlisa dans le bourbier irlandais (0-0). La rencontre Espagne - Yougoslavie sentait la poudre. Les yougoslaves entamèrent le match de la meilleure des manières. En ouvrant le score dès le début, les techniques yougoslaves mettaient les espagnols dos au mur. Incapable de revenir au score, l'arbitre danois M. Soerensen allait aider les ibériques à y parvenir. Poursuivit par Zajec, Alonso fila seul au but lorsqu'il fut fauché par son vis à vis. Pénalty pour M. Soerensen. Le problème était que même d'un poste de télévision, il était flagrant de constater que la faute commise par le défenseur yougoslave était à au moins un mètre devant la surface de réparation. Le pire fut que l'espagnol exécutant la sentence tira à côté. Mais M. Soerensen veillait et il estima que le gardien était partit avant le tir. Pénalty à refaire. Un autre tireur ibérique se présenta et le transforma. 1-1. Les yougoslaves répondirent avec conscience professionnelle puisqu'ils dominèrent tout le reste du match. Malheureusement pour eux, il n'y avait pas de justice puisqu'ils encaissèrent un second but. La victoire espagnole (2-1) était scandaleuse. Merci l'arbitre ! Dans l'autre rencontre, la surprise (encore !) était de constater que le Honduras avait accroché l'Irlande du Nord (1-1). La dernière journée du groupe s'annonçait hard puisque les quatre formations pouvaient se qualifier. Les yougoslaves affrontaient les hargneux honduriens. On s'acheminait vers un troisième nul pour les joueurs du Honduras mais la Yougoslavie eut la chance de marquer à la fin du match (1-0). Le surprenant Honduras était éliminé mais avec les honneurs. Quand à l'Espagne, elle allait connaître de nouvelles sueurs froides face à l'Irlande du Nord. Ces diables d'irlandais avaient réussi à marquer au début de la seconde période un but décisif. Cette fois l'arbitre, M. Ortiz, paraguayen de son état, allait accorder un pénalty aux locaux. Non non ! Il fit mieux que cela en expulsant un irlandais. C'était plus pratique. Et bien, grâce à un courage admirable, face à une foule hostile, à des arbitres malhonnêtes, à 11 espagnols, nos 10 irlandais réussirent à tenir se formidable résultat de 1-0. Ainsi, l'Irlande du Nord se qualifiait pour le second tour avec... l'Espagne. Eh oui ! Les espagnols étaient qualifiés au détriment des yougoslaves grâce à leur meilleure attaque (cf classement). C'était lamentable !
Enfin, le groupe VI semblait relevé puisque l'on trouvait le Brésil, l'U.R.S.S., l'Ecosse et la faible équipe de Nouvelle-Zélande. Trois équipes pour deux places. Le Brésil avait déçu au cours des deux précédentes éditions. Certes, les résultats étaient là (4 ème en 1974 et 3 ème en 1978), mais le fond de jeu fut vraiment médiocre, défensif et contre nature pour un pays possédant une telle culture du beau football. Comment les triples Champions du Monde allaient-ils évoluer en 1982 ? La réponse à cette importante question que tous les passionnés se posaient allait être immédiatement éclairci dès le premier match des Cariocas. Les soviétiques avaient la lourde tâche de débuter leur Mundial par les brésiliens. Pourtant, les premiers menèrent au score pendant un moment (1-0). Le sélectionneur brésilien, Télé Santana, effectua un judicieux remplacement qui changea la donne. Le Brésil refit surface en marquant deux jolis buts. Le jeu produit fut remarquable de part et d'autre. Malheureusement, l'arbire espagnol du match, M. Castillo pour ne pas le nommer, gâcha la fête "en oubliant" de siffler deux pénalty indiscutables aux russes. Ces derniers s'inclinèrent 2-1 malgré toute leur bonne volonté et un superbe gardien. Lev Yachine avait un successeur. Il s'appelait Rina Dasaev et rappelera des souvenirs à certains d'entre-vous. Ce fut vraiment un séduisant et efficace gardien de but. De leur côté, les écossais rencontraient les modestes néo-zélandais. Le plus connu de cette équipe britannique était un certain Kenny Dalglish qui évolua parmi la grande équipe des "Reds" de Liverpool remportant ainsi la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Une très grande équipe de club. Le match entre les deux nations fut engagé dans le bon sens du terme. 5-2 à l'issue du temps réglementaire. Menant facilement 3-0, les écossais s'étaient endormis sur leurs lauriers et les néo-zélandais en avaient profité pour les taquiner (3-2) avant de se reprendre. Ce genre d'erreur à ce niveau de la compétition pouvait s'avérer mortel face à une grosse cylindrée mondiale comme par exemple face aux brésiliens. Justement, les écossais les affrontaient. Leur confrontation fut formidable, un match remarquable. Les sud-américains régalèrent le public espagnol. Malgré tout leur courage, les écossais buvèrent la tasse (4-1). Sur le terrain, ce fut une véritable samba. Fort de ces résultats, les soviétiques ce qu'ils leur restaient à faire contre les néo-zélandais. Ces derniers furent submergés par la qualité de fond de jeu collectif des russes. 3-0 et ce n'était pas cher payé. La Nouvelle-Zélande passa une nouvelle soirée très difficile face au Brésil. Pourtant, ils jouèrent crânement leur chance mais contre des artistes comme les brésiliens, ils ne purent que s'incliner respectueusement devant le maître (4-0 !). Pour les sud-américains, une brillante qualification avec trois matchs, trois victoires, beaucoup de buts marqués avec la manière. On avait retrouvé le grand Brasil ! Que demandait le peuple ? Son second fut désigné sur le dernier match opposant l'U.R.S.S. et l'Ecosse, deux belles formations jouant bien au football. Là aussi, le match fut engagé dans l'esprit. La domination britannique fut de tous les instants. Mais en football, chacun sait le célèbre proverbe "dominer n'est pas gagner". A ce jeu, les soviétiques se montrèrent plus adroits que leurs homologues écossais qui aurait mérité de l'emporter et de se qualifier mais ils durent concéder le nul (2-2) et de rentrer à Glasgow avec les honneurs. L'U.R.S.S. continuait sa route. Ainsi, les groupes du second tour étaient constitués. Certains furent particulièrement relevés. Jugez plutôt :
Poule A :
Pologne - Belgique - U.R.S.S. ;
Poule B : R.F.A.
- Angleterre - Espagne ;
Poule C :
Italie - Argentine - Brésil ;
Poule D : Autriche - France
- Irlande du Nord.
Le groupe I était vraiment ouvert à tous les pronostics. La Pologne commença fort. De vieux briscards la composait. Dejà présent en 1974, Lato fêtait contra la Belgique sa 100 ème sélection. Boniek qui évoluait à la Juventus de Turin (futur coéquipier de Michel Platini) apparaissait de plus en plus fort. Visiblement émoussés du premier tour où ils durent batailler ferme pour se qualifier, les belges furent submergés. Avec Lato à la baguette, Boniek acheva le travail en marquant un "hat trick". 3-0 ! Pour la Belgique, c'était pratiquement déjà terminé d'autant que l'U.R.S.S. se présentait face à elle. Pourtant, nos amis belges réagirent au cours de ce match mais ils se firent piégés sur contre (0-1) alors qu'ils dominaient outrageusement la partie. Dominer n'est pas... Victorieux (et chanceux), les soviétiques se devaient de l'emporter face à la Pologne. Ils en furent incapable et la Pologne obtint se qu'elle cherchait : le nul (0-0). Elle se qualifiait pour les demi-finales.
Le groupe B était relevé. A force de jouer petit bras, les espagnols n'avaient récolté ce qu'ils méritaient, un groupe délicat. La presse ibérique avait été particulièrement critique envers son équipe nationale. Pour elle, l'entraineur Santamaria était indigne d'être entraineur et qu'aucune équipe de club n'en aurait voulu ! Les journalistes espagnols estimaient que les meilleurs attaquants de l'équipe furent... les arbitres ! Ca fait mal aux oreilles. Le groupe commença par un certain R.F.A. - Angleterre. Décidément, depuis plusieurs Phases Finales, ces deux là ne se quittaient plus ! Rappelez-vous la (scandaleuse) finale de la World Cup 1966 gagnée par les anglais puis le quart de finale de 1970 où les allemands s'imposèrent 3-2 alors qu'ils étaient menés 0-2... Beaucoup de spécialistes attendaient beaucoup de ce duel. Trop peut-être puisqu'il fut décevant en tout point. Les deux formations se craignaient et elles se contentèrent de se neutraliser (0-0). Ce fut un match vraiment "nul". La R.F.A. joua une tout autre symphonie face au pays organisateur qui poussé par un public fanatisé du légendaire stade Santiago Bernabeu du mythique Real Madrid (était-il besoin de le préciser...). Pourtant, les allemands furent supérieux et malgré tout leur bonne volonté, les espagnols s'inclinèrent 2-1.Mené 2-0 pendant tout le match, les ibériques réduisirent la marque à la 85 ème. La fin de match fut épique mais les allemands tinrent à l'expérience. L'Espagne était éliminée de sa Coupe du Monde. Triste pour elle mais les espagnols ne furent jamais au niveau. Ils leur restaient à affronter l'Angleterre qui jouait sa qualification sur cette confrontation. Les anglais furent incapables de forcer leur destin face à des espagnols jouant le jeu sans fausser les données (0-0). Les anglais étaient éliminés du Mundial sans avoir perdu un seul match. La R.F.A. accédait aux demi-finales sans gloire, comme souvent.
Le
grand buteur italien Paolo Rossi, meilleur joueur du Mundial 82.
Le groupe C était particulièrement relevé. La poule la plus difficile des quatres réunies. L'Argentine, le Brésil et l'Italie la composaient. Excusez du peu ! La violence fut omni-présente au cours de la première rencontre entre l'Italie et l'Argentine. Les Champions du Monde furent incapables d'hausser leur niveau de jeu et tombèrent bêtement dans le piège (béant) tendu par les italiens. Les coups et les insultes pleuvaient sur la pelouse et l'arbitre avait sa part de responsabilité. Maradona fut une des victimes les plus visés puisque son chien de garde (c'était vraiment le terme) Gentile le balança sans scrupule dès qu'il essayait de toucher le ballon. Pourtant, en seconde période, la Squadra Azzura fit la différence sur deux coups de génie en exploitant à merveille sa science du contre. Battus 2-1, les Champions du Monde argentins étaient dos au mur au moment d'affronter son terrible voisin brésilien. Cette fois ci, ce match fut très plaisant et les deux équipes attaquèrent à outrance. Mené 3-0, les argentins réussirent à sauver l'honneur mais pas leur titre puisqu'ils étaient déchus. La fin du match fut pitoyable et il fut regrêtable et Maradona pêta les plombs en se faisant expulser. A 22 ans, il ne résista pas à l'énorme pression sur ses frêles épaules. La qualification se jouait entre le Brésil et l'Italie. Autant le dire tout de suite, cette finale avant la lettre fut une très grande opposition de style. Un grand grand match. De passable, la Squadra passa de merveilleuse. Comment expliquer une telle métamophose ? Mystère. Paolo Rossi pourrait y répondre tant il joua un rôle primordial sur cette rencontre. Dès la 5 ème minute, le transalpin ouvra le score. Il fallut attendre sept minutes seulement pour que Socrates remette le Brésil à hauteur de l'Italie. Décidement intenable, Paolo Rossi ajouta un second but. Falcao réussissa à égaliser pour les sud-américains. Rossi eut le dernier mot en réalisant le hat trick. Ahurissant match. Les cariocas courirent tout le long de la rencontre après le score, en vain. Deux hommes firent la différence. Paolo Rossi et également le "vieux" Dino Zoff qui justifiait sa sélection à 40 ans ! Le grand Brésil était à terre. Journée de deuil à Rio et liesse à Rome. La Squadra Azzura était en demi-finales. Qui aurait pu l'imaginer à la seul vue du premier tour ?
Enfin, le groupe D nous intéressait tout particulièrement puisque l'Equipe de France s'y trouvait, accompagné par l'Irlande du Nord et l'Autriche. Des autrichiens qui avaient choqué au premier tour par leur match truqué avec les allemands pour éliminer les algériens. Ils étaient le premier adversaire des Bleus. Le match n'était pas commencé que la tuile avait frappé les français. Le chef d'orchestre Platini était blessé et devait laisser sa place. Bernard Genghini allait le remplaçer remarquablement. Du souvenir de ce match, il me restait, une domination française et un coup franc merveilleux de Genghini du gauche en pleine lucarne ! Les Bleus eurent une telle maîtrise tactique que le score de 1-0 n'était pas révélateur de la physionomie du match. Mal engagés, les autrichiens se devaient de l'emporter contre les irlandais s'ils voulaient conserver une (infime) chance de qualification. Malgré tout, les deux formations se neutralisèrent (1-1) à la grande satisfaction de l'Equipe de France à qui il suffisait d'un nul contre l'Irlande du Nord. Les tricolores allaient faire mieux que cela. Une véritable démonstration de jeu offensif avec en plus la manière. Platini reprenait son poste de meneur de jeu et Michel Hidalgo eut le génie d'associer trois numéros 10 au milieu de terrain. Au lieu de se marcher sur les pieds, les trois joueurs, Platini, Giresse, Tigana, donnèrent le tournis à la défense irlandaise. Giresse fut le premier à marquer à la demi-heure de jeu. En seconde période, Rocheteau, l'Ange Vert, réussissait un doublé. Enfin, Alain Giresse réalisait également son doublée et de quelle manière. De la tête ! Et oui, de la tête. Pour ceux qui n'ont pas connu le Girondin, ce dernier mesurait 1,63 mètre ! Les irlandais sauvèrent l'honneur en fin de match. La presse du monde entier fut émerveillée par le jeu des français. Les compliments et adjectifs fusaient. "Les brésiliens de l'Europe". L'expression était lâchée et allait coller à la peau des Bleus pendant plusieurs années. Ce que l'Equipe de France venait de réaliser était grandiose. Elle était qualifiée pour une demi-finale d'une Coupe du Monde pour la seconde fois de son histoire. Elle rejoignait les Bleus de 58 dans la légende. Son adversaire serait la R.F.A. à Séville.
Schumacher
défendant (par tous les moyens) ses buts... No comment sir.
Quatres équipes européennes composaient le dernier carré. Impressionnante domination du vieux continent sur ses terres. La première demi-finale de ce Mundial 82 opposait l'Italie à la Pologne. Pour les deux équipes, c'était des retrouvailles puisqu'elles s'étaient déjà affronter lors du premier tour. Disputé trois semaines précédemment, leur match fut d'ailleurs insipide. Mais cette seconde rencontre n'avait plus rien à voir avec lui. Le second tour était passé par là et les deux équipes étaient montées en puissante. Dans le Camp Nou du FC Barcelone, la Pologne se présenta affaiblie du fait de la suspension de son stratège Boniek. Fort de leur défense imprenable (aucun but encaissé), les polonais jouèrent la défense laissant l'initiative du jeu aux italiens. Malheureusement pour les joueurs de l'Europe de l'Est, Paolo Rossi frappa de nouveau dès le début du match à la suite d'un coup franc joué par son compère Antognoni. De plus, Zoff avait la réussite avec lui puisqu'il semblait battu sur un coup franc qui frappa son poteau droit. En de pareil face aux transalpins, rater ses occasions revient à se condamner et à s'exposer aux contres. Ce fut exactement le scénario qui se produisit en seconde période où l'inévitable Rossi ne laissa aucune chance au gardien polonais. Le match était plié et l'Italie se retrouvait en finale pour la quatrième fois de son histoire. La Squadra Azzura n'avait plus qu'à attendre sereinement son adversaire.
La seconde demi-finale entre la France et la R.F.A. se disputa le même jour mais dans la soirée de ce 8 juillet 1982. Le match se déroulait à Séville et il allait entrer dans l'histoire du football tant le niveau de jeu, de dramaturgie, atteigna des sommets. Pour être clair, ceux qui ont eu la chance (j'en fait parti) en furent marquer pour la vie. Ce match est l'un des dix plus grands de toute l'histoire du football. L'atmosphère de Séville était lourde (plus de 30° !). Il est vrai que l'été 1982 fut l'un des plus chaud et de l'endroit où j'ai assisté à la rencontre (à la limite de la frontière espagnole dans un camping de Saint Jean de Luz), il faisait la même température. Chaud, vraiment très chaud. Plus de 40 à l'ombre certains après-midi. Avant le match, l'ambiance dans le camping était particulière. Ce n'est pas tous les jours que l'on a la chance de voir une demi-finale avec l'équipe nationale. Les anciens nous racontaient les Bleus de Suède. 24 ans qu'ils attendaient cela. Mais revenons au match proprement dit. L'arbitre de la rencontre était un néerlandais et se nommait M. Corver. Il allait jouer un rôle crucial dans le match. Une autre donnée importante était la blessure du double ballons d'Or (1980-1981) allemand Karl Heinz Rummenigge. Il était néanmoins sur le banc avec l'autre géant Horst Hrubesch (1,96 mètre si ma mémoire est bonne). La dernière confrontation entre les deux équipes dataient du 19 novembre 1980 (cf match des Bleus des années 70). Les Bleus avaient sombré face aux champions d'Europe de 1980. Le souvenir du 4-1 encaissé à Hanovre avait fait mal ce jour là et les français n'avaient pas démérité, loin de là, mais l'expérience avait triomphé. Mais ce 8 juillet à Séville, les données n'étaient plus les mêmes. Dès le début, les français eurent du mal à entrer dans ce match. La pression de l'évènement sans doute. Les allemands faisaient le jeu et Littbarski tira sur la tranversale du gardien français Jean-Luc Ettori. le gardien monégasque était bien jeune à l'époque. Il ne put rien contre un nouveau tir de l'attaquant allemand qui le fusilla à la 18 ème minute. 1-0 pour l'Allemagne qui concrétisait logiquement sa domination. Nullement impressionnés et découragés, Les Bleus refirent leur retard à la suite d'une belle action. Lancée par Genghini, Giresse déborda sur le flanc droit qui sollicita Platini. Ce dernier prolongea de la tête en direction de Rocheteau qui fut ceinturé par Foerster en pleine surface. Pénalty indiscutable sifflé par M. Corver. Platini se retrouva face à face avec le gardien germanique, un certain Harald Schumacher (sur ce gardien, on y reviendra plus tard malheureusement). Le capitaine des Bleus s'élança et plaça sa balle au ras du poteau droit. Egalisation !!! Un but partout à la 27 ème minute. Dès lors, le niveau atteignit des sommets. Pour faire un grand match, il faut être deux, c'est bien connu. Et les actions s'enchainaient de part et d'autre à une vitesse folle. Le physique allemand face à la virtuosité des "Brésiliens de l'Europe". Mais un sinistre personnage avait décidé de gâcher la fête. Le gardien allemand se fit remarquer une première fois en fauchant Platini, l'action étant finie. Ce dernier s'écroula, touché à la cuisse (33 ème). Les actions se succédaient. Briegel déborda sur le côté gauche et centra mais le grand Max (Bossis) veillait (37 ème). Les français résistaient au physique allemands mais au prix de fautes. Giresse avait été averti mais pas Schumacher qui s'illustra une seconde fois toujours à la 37 ème minute en commettant une faute sur Manu Amoros (il se fit boxer !). M. Corver accorda un coup franc... pour les allemands ! Trois minutes plus tard, le gardien allemand maintenait Didier Six au sol. Oh ! M. l'arbitre !!! Devant les sifflets français, Schumacher ne trouva rien de mieux que de faire un bras d'honneur en direction des supporters. Mais, on n'avait encore rien vu ! A la 40 ème, Platini démarqua Rocheteau sur la gauche. L'attaquant du PSG se joua des défenseurs et remisa pour Platini qui tira instantanément mais son tir passa au ras du poteau gauche. Dommage ! C'est au tour des allemands d'inquiéter la défense tricolore qui souffrait sur chaque coups de pied arrêtés. Ettori sauva son camp une nouvelle fois. Mais la mi-temps intervint sur cette marque de 1-1. Dès le coup d'envoi de la seconde période, Les Bleus repartirent à l'assaut de la forteresse allemande en continuant leur récital mais l'arbitre ne les aidaient pas et commettait des erreurs d'arbitrage. Deux fautes sur les attaquants français plus un corner imaginaire accordé aux allemands. Le défi physique de ces derniers commençaient à porter ses fruits puisque Genghini sorti, blessé en première période. Patrick Battiston le remplaça. On jouait la 51 ème minute de jeu. Cela allait avoir une importance capitale. Deux minutes plus tard, Giresse lança Rocheteau qui marqua. M. Corver annula le but pour un hors jeu de l'attaquant parisien. C'était limite. Platini s'illustra à son tour en lobant le gardien germanique. Au dessus. Et puis survint la tragique 57 ème minute. Platini adressa dans le trou une superbe balle de contre à Battiston. Il se présenta seul à l'entrée de la surface de réparation et déclencha son tir. A la suite d'une sortie complètement kamikaze, Schumacher joua l'homme et non le ballon. Le ballon, lui, fila au ras du poteau gauche pendant que Battiston s'était pris en plein visage le rein gauche du gardien allemand. La violence du choc fut terrible et hallucinante. La faute était évidente. Battiston gisait sur le sol inconscient. Et pour cause, il était dans le coma !!! Le soigneur des Bleus se précipita. Le docteur Vrillac fit des grands signes en direction du banc de touche. Il n'arrivait pas trouver le pouls du français ! Certains pensèrent au pire... Pendant ce temps, l'immonde, Schumacher le f...... jonglait tranquillement avec la balle. Il ne se souciait absolument pas du cas de sa victime. L'image de l'évacution sur la civière de Battiston tenu par la main par son pôte Platini était vraiment émouvante. A l'image de Platini qui n'en revenait pas, Les Bleus étaient outrés, scandalisés. Inutile de vous dire que dans le camping, les insultes anti-allemandes pleuvaient de toutes parts. Pendant ce temps, Battiston était dans le coma, avait une commotion cérébrale, laissé deux à trois dents sur le terrain. Merci Schumacher. (Non, non ! Ce n'était pas un match de boxe). Même aujourd'hui, comment lui pardonner ce geste in-qua-li-fia-ble !!! Je crois que la liste d'attente pour lui casser la g..... était fort longue ce jour là. Et l'arbitre dans tout ça ? Et bien, cet abruti ne disait rien ! Le minimum qu'il aurait dû siffler était coup franc et expulsion immédiate !!! C'était déjà la quatrième faute du gardien allemand. Mais M. Corver ne siffla rien ! Par incompétence ? S'est-il rendu compte de la grâvité de la situation ? Pas sûr. Etait-il humain ? Schumacher certainement pas puisqu'il déclara à la fin du match : "Si vraiment si ça peut lui faire plaisir, je lui paierais ses frais de dentiste !". Merci pour lui, pauvre mec ! Cet "incident" obligea Michel Hidalgo à faire rentrer Christian Lopez (mon joueur préféré à l'époque...). Et comme Patrick Battiston avait remplacé Bernard Genghini (blessé par Karlz dès le début)... Le remplaçant remplaçait le remplaçant. Subtil, mais il privait les Bleus d'un joueur frais. Ils étaient triplement perdant sur ce coup là (deux remplaçants utilisés, pas de coup franc, pas d'expulsion). No comment, M. l'arbitre ! Après tout cela, il fallait bien continuer ce match. Malgré tout, les français continuèrent à harceler la défense allemande. Les occasions se succédaient. 63 ème minute, Briegel fit faute sur Platini dans la surface de réparation. Pénalty ? Non, bien sûr. L'arbitre favorisait les allemands, indiscutablement. Sur les coups francs, le mur allemand ne dépassait pas les 6 mètres au lieu des 9 mètre 15 réglementaires. Lamentable là aussi. Briegel, toujours lui, s'illustra en se présentant seul devant Ettori... qui eut le dernier mot. Ouf ! On venait de rentrer dans le dernier quart d'heure. Attention ! Le buldozer Hrubesch était rentré (plus de 100 kilos le bestiaux). 90 ème, Amoros qui était monté déclencha un tir violent de 25 mètres mais sa frappe s'écrasa sur la transversale. Après 90 minutes de folie, il fallait joué des prolongations. Un "extra time" hors du commun, du même niveau que la demi-finale de 1970 entre l'Italie et la R.F.A. Une Allemagne qui allait prendre un sérieux courant d'air. Sur coup franc tiré par Giresse sur la gauche (sorte de mini corner ouvert), le mur effleura la balle (pas à distance M. l'arbitre !!!!!), ce qui loba la défense germanique mais pas Marius Trésor qui réalisa une reprise de volée d'anthologie. 2-1 pour la France (93°). Deux minutes plus tard, Littbarski vit son tir stoppé par Ettori. C'était chaud et intense. Quel match ! Arriva la 100 ème minute. Sur son côté gauche, Didier Six temporise et démarque bien au centre Alain Giresse devant la surface de réparation. Rappelez vous JM Larqué qui disait à l'antenne : "En retrait pour Giresse! En retrait pour Giresse !!!). Gigi tira violemment et le ballon ricocha sur le poteau gauche avant de transpercer le but allemand. 3-1 ! La joie indescriptible de Giresse était magnifique. C'était du délire dans le stade et partout en France (et dans camping...). Aussitôt, je criais "on est en finale !". Mais mon père après s'être réjouit, redevena soucieux et il me dit qu'avec les allemands ce n'était jamais fini. Et il avait raison. Neuf fois sur dix, il analysait bien l'évolution d'un match. Non, non pas l'aspect tactique, mais plutôt comment le match va évoluer. Sa faculté d'analyse et son expérience avaient parlé. La tournure des évènements virent la domination de l'Allemagne de l'Ouest. Deux minutes s'étaient seulement écoulées que Littbarski centra pour Rummenigge (entré à la 97 ème minute) qui trompa Ettori. 3-2. Les allemands revenaient dans la course. A ce Rummenigge ! C'était vraiment le bourreau des footballeurs français. Leur cauchemar. De toute sa carrière, il ne perdra jamais face à des équipes françaises, que ce soit clubs ou équipe nationale. Terrible ce joueur. Un chose importante était à signaler sur cette action. Au départ de la contre attaque dans le camp allemand, Giresse puis Platini avaient été balancé et les Bleus s'étaient arrêtés pensant obtenir un logique coup france. Il n'en fut rien et l'action se poursuiva, amenant le second but allemant. Enfin ! L'arbitre était vraiment mauvais ce jour là. Toujours est-il que les actions allemandes se succédaient à un rythme effrêné. Fisher marqua mais le but fut refusé logiquement. Ce fut au tour de Breitner (le vieux de la vieille équipe de 1974) de faire passer des frissons aux nombreux supporters français présents dans les tribunes (20.000 environ). Et avec l'Allemagne, ce qui devait arriver arriva. L'égalisation. Littbarski effectua une sorte de centre tir. Le géant Hrubesch remisa de la tête vers le point de pénalty pour Fisher qui au terme d'un ciseau retourné accrobatique trompa le gardien tricolore. 3-3. Tout était à refaire. Physiquement, les Bleus étaient à la peine. Les allemands eurent encore deux occases très nettes mais ils échouèrent. Dans un dernier barroud d'honneur, Les Bleus eurent leur dernière chance mais Tigana manqua de lucidité. C'est vrai qu'après 120 minutes dans les jambes, ce n'est jamais évident. L'arbitre siffla la fin de la rencontre sur ce score de 3-3. Il fallait procéder aux tirs aux buts pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde. La seule fois où l'inhumaine épreuve des tirs aux buts eut lieu, c'était au cours de l'Euro 1976, pendant la finale. Ce jour là, les Tchécoslovaques se montrèrent plus adroits que les... allemands ! Pour cette terrible séance, Les Bleus obtinrent le toss et donc le droit de faire la course en tête. Giresse se présenta le premier. Il réussissa son tir. L'allemand Karlz l'imita. Sans trembler, Manuel Amoros réussissa également le sien. Breitner et Rocheteau aussi. Les Bleus menaient donc 3-2 lorsque Stieklike s'avança vers Ettori. Ce dernier repoussa le tir. Le break était fait. Si les deux tireurs français marquaient, c'était fini. Malheureusement, Six trop précipitamment et trop tendre, rata son tir. Littbarski n'eut pas les mêmes sentiments et marqua. Les deux stars Platini et Rummenigge les imitèrent. 4-4. Cette fois-ci, c'était au finish que cela allait se jouer. A un contre un. Gare au premier qui loupe. Et le sort (cruel) choisissa Maxime Bossis. Le nantais exemplaire en tout point échoua sur le sinistre Schumacher qui jubilait. Hrubesch fut sans pitié et il prit Ettori contre pied. 4-5. La République Fédérale Allemande se qualifiait pour la grande Finale. C'était injuste (Caliméro !). C'est dingue comme le sport peut-être cruel parfois. Le football fait parti de ses rares sports où le meilleur ne triomphe pas toujours. C'était le cas. La presse tout entière salua le courage et la bravoure de cette merveilleuse équipe. Elle égratigna au passage (et à juste titre) le gardien allemand Schumacher. Depuis le début du Mundial 82, un quotidien allemand surnomma la Mannshaft "les frères de la veine". Cela voulait tout dire. La presse Outre-Rhin mit une journée pour réaliser l'ampleur de l'agression commise par le gardien. Après avoir revisionnées les images, les journalistes s'en rendirent compte (quand même !). Après un tel match et surtour l'immense déception, comment Les Bleus trouvèrent-ils le courage de disputer le match pour la troisième place ?
L'action dramatique de Séville.
Inutile
de chercher le ballon, il est déjà bien loin...
Eh oui ! Car fallait bien la disputer cette petite finale face à la Pologne. Michel Hidalgo fit rentrer les remplaçants. Trois jours après le match de Séville, les Bleus n'avaient pas digéré leur énorme déception. Et pourtant, ils continaient à réciter leur football champagne. Malheureusement, Boniek de retour après sa suspension et l'auxerrois Szarmarch (souvenirs, souvenirs) crucifièrent les français qui menèrent pourtant 1-0. Trois erreurs de Castaneda et les polonais s'imposèrent 3-2. Il fallait préciser pour la défense du gardien stéphanois que ce dernier n'avait pas joué depuis un mois et demi. Visiblement, les polonais voulaient plus la troisième place que Les Bleus dont le coeur n'y était plus. Pis, quelques jours plus tard, l'arbitre M. Corver admettait qu'il avait commis l'erreur de ne pas sanctionner Schumacher suite à son agression sur Battiston. Le gardien allemand eut quand même la politesse de venir s'excuser auprès du défenseur français la veille du mariage de ce dernier. Mais le mal était fait puisque le français portera une minerve à cause d'une fracture cervicale, sans compter les dents cassés (les dents cassées !? Les dents cassées ! et les cotes !? Ah, Coluche !) mais surtout la perspective de disputer une finale de Coupe du Monde...
Justement, il restait à disputer cette grande finale du Mundial 1982. Le vainqueur rejoindrait le Brésil au nombre de victoires. C'était le magnifique stade Santiago Bernabeu du Real Madrid qui accueillait cette rencontre. Le public était pour l'Italie. Presque la moitié du stade était composée d'italiens. Les espagnols n'avaient pas oublié l'élimination au second tour par les allemands. Quand aux supporters neutres, eh bien eux n'avaient pas oublié le match truqué entre la R.F.A. et l'Autriche pour éliminer l'Algérie, les déclarations faîtes par les germaniques et surtout les agressions perpétuées face à la France. En clair, tout le monde souhaitait ardemment la victoire de la Squadra. Les français surtout. Les italiens devaient se passer de leur meneur de jeu Antognoni. Par contre, il était clair que les allemands avaient laissé beaucoup d'influx nerveux à Seville. Le décors de la Finale était planté. Place aux acteurs. La première période fut très décevante. Il convient de ne pas s'y attarder. (Juste à signaler quand même un pénalty raté par Cabrini à la 22 ème minute). Par contre, chose étonnante, la première mi-temps fut à l'image du premier tour de l'Italie. Et curieusement, la deuxième mi-temps correspondit à l'image du second tour de la Squadra Azzura, c'est à dire magnifique. Il fallut attentre l'heure de jeu pour voir la plus sérieuse occasion. Sur un coup franc rapidement joué, Gentile centra sur l'aile droite à destination de Paolo Rossi qui se fit un plaisir pour battre d'une manière imparable (le pas beau) Schumacher. 1-0 pour l'Italie (56°). Rossi signait là son sixième but du tournoi et en devenait le meilleur buteur. Il sera d'ailleurs élu meilleur joueur du tournoi. Les allemands jusqu'ici fort décevant durent dès lors se secouer pour aller de l'avant. La Mannshaft était lourde et empruntée en parvenant pas à faire des passes correctes. Elle attaquait mais elle faisait bien sûr le jeu d'une Squadra Azzura qui n'attendait que cela. Et ce qui devait arriver... Seulement treize minutes après le but de Paolo Rossi, Scirea fit un remarquable travail de fixation sur son aile. Il attendit le moment idéal pour démarquer son compère Tardelli qui aux 16 mètres plaça un tir terrible au fond des filets allemands. 2-0 ! La joie de l'italien courant à l'infini était belle. L'affaire était vraiment bien engagée pour l'Italie. L'Allemagne se retrouvait menée de deux buts, comme en demi-finale mais les données n'étaient plus du tout les mêmes. L'adversaire était différent et la Mannshaft était au bout du rouleau. L'Italie enfonça le clou là où ça fait mal. Cette fois-ci, ce fut Conte qui démarqua Altobelli qui se retrouva pour un face à face avec Schumacher (quel chance il a). L'attaquant italien se joua du gardien et marqua facilement le but du 3-0 ! Il resta dix minutes à jouer dans le temps réglementaire. Piqués au vif et dans leur orgueil, les allemands attaquèrent aussitôt l'engagement effectué. Ils n'avaient pas fait 30 mètres que l'un d'entre-eux se retrouva le nez dans le gazon (il brouttait l'herbe, quoi !). Coup franc. Ce dernier est mal tiré mais Breitner, le vieux de la vieille, récupéra et trompa Zoff d'un superbe tir à ras de terre. 3-1. Mais c'était déjà trop tard. Les italiens exultèrent quelques minutes plus tard. La cérémonie de remise du trophée fut belle et émouvante. Dino Zoff recevait des mains de S.M Don Juan Carlos, le Roi d'Espagne, la Coupe du Monde de la F.I.F.A. à 40 ans ! Et oui ! A 40 ans passés, le grand gardien transalpin était sacré, lui qui était présent au Mexique en 1970. Lui que l'on disait fini (d'après les journalistes italiens...). Et Bergomi qui n'avait pas 19 ans ! Une génération d'écart. Le premier cité pouvait être le père du dernier. Et que dire du Président de la République italienne, M. Sandro Pertini, qui esquissait des pas de danse dans la tribune officielle. Lui avait 80 ans ! C'était du délire.
Le
grand gardien Dino Zoff (40 ans !) brandissant la Coupe du Monde
Et maintenant que la fête est finie, que retenir de ce Mundial España 82 ? Et bien une belle Coupe du Monde grâce notamment à de belles équipes comme le Cameroun, l'Algérie, le Brésil, la France et l'Italie (à partir du second tour). Sur le plan de l'organisation et de l'arbitrage, ce fut par contre très très moyen et certains matchs n'avaient pas fait le plein. De bien grosses erreurs d'arbitrage san compter le match truqué entre les deux cousins germains (Allemagne et Autriche) qui, on l'a déjà dit, s'entendirent pour éliminer une brillante formation algérienne. Que dire du parcours somptueux du Brésil qui avait retrouvé un jeu digne de son passé mais dont le destin fut brisé en plein vol par une étonnante Squadra Azzura qui sur l'ensemble du tournoi méritait son titre. Enfin, comment ne pas conclure sur cette merveilleuse Equipe de France qui avait fait rêvé le monde entier par son jeu limpide. Elle terminait quatrième avec la meilleure attaque du tournoi (16 buts). Giresse en fut la révélation et il fut consacré joueur le plus combattif (dans le bon sens du terme). Et dire qu'à la fin du premier tour, beaucoup de spécialistes trouvèrent le niveau faible et le spectacle ennuyeux. Je peux vous assurer que de la première minute face à l'Angleterre, en passant par le Koweit et la Tchécoslovaquie, un second tour parfaitement négocié, jusqu'à cette fameuse demi-finale d'anthologie de Séville, et bien je peux vous dire qu'il était impossible de s'ennuyer une seule seconde avec ces Bleus là ! Et il ne fallait pas être cardiaque ! Avec toutes ses promesses laissées, l'Equipe de France pouvait s'engager sur les deux prochains objectifs : le Mondial 1986 et surtout son Euro 1984.
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107 pays engagés : 24 qualifiés :
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PREMIER TOUR : (100 buts)
GROUPE 1 : (10 buts)
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: 0 |
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: 1 |
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: 5 |
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: 1 |
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3 |
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3 |
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3 |
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1 |
1 |
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4 |
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2 |
3 |
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2 |
1 |
2 |
6 |
-4 |
GROUPE 2 : (17 buts)
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: 2 |
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: 1 |
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: 4 |
- 1 |
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: 2 |
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: 3 |
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: 1 |
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EQUIPE |
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1 |
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1 |
+2 |
3 |
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4 |
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1 |
5 |
5 |
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4 |
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0 |
3 |
0 |
0 |
3 |
3 |
8 |
-5 |
GROUPE 3 : (22 buts)
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: 1 |
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: 10 |
- 1 |
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: 4 |
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: 1 |
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: 1 |
- 1 |
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: 2 |
- 0 |
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3 |
3 |
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12 |
6 |
+6 |
4 |
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0 |
3 |
0 |
0 |
3 |
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13 |
-12 |
GROUPE 4 : (16 buts)
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: 3 |
- 1 |
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: 1 |
- 1 |
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: 2 |
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: 4 |
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: 1 |
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: 1 |
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EQUIPE |
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1 |
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3 |
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1 |
6 |
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3 |
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2 |
3 |
0 |
2 |
1 |
2 |
4 |
-2 |
4 |
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1 |
3 |
0 |
1 |
2 |
2 |
6 |
-4 |
GROUPE 5 : (9 buts)
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: 1 |
- 1 |
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: 0 |
- 0 |
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: 2 |
- 1 |
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: 1 |
- 1 |
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: 1 |
- 0 |
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: 1 |
- 0 |
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EQUIPE |
Pts |
J |
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Diff |
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4 |
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0 |
2 |
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3 |
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1 |
1 |
1 |
3 |
3 |
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3 |
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1 |
1 |
1 |
2 |
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0 |
4 |
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2 |
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0 |
2 |
1 |
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3 |
-1 |
GROUPE 6 : (26 buts)
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- 1 |
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: 5 |
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: 4 |
- 1 |
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: 2 |
- 2 |
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: 4 |
- 0 |
Pl |
EQUIPE |
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J |
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p |
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Diff |
1 |
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6 |
3 |
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2 |
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3 |
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1 |
1 |
1 |
6 |
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+2 |
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2 |
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1 |
0 |
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8 |
8 |
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0 |
3 |
0 |
0 |
3 |
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12 |
-10 |
SECOND TOUR : (29 buts)
GROUPE 1 : (4 buts)
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: 3 |
- 0 |
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: 1 |
- 0 |
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: 0 |
- 0 |
Pl |
EQUIPE |
Pts |
J |
G |
N |
P |
p |
c |
Diff |
1 |
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3 |
3 |
1 |
1 |
0 |
3 |
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2 |
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3 |
3 |
1 |
1 |
0 |
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0 |
+1 |
3 |
|
0 |
3 |
0 |
0 |
2 |
0 |
4 |
-4 |
GROUPE 2 : (3 buts)
|
- |
: 0 |
- 0 |
|
- |
: 2 |
- 1 |
|
- |
: 0 |
- 0 |
Pl |
EQUIPE |
Pts |
J |
G |
N |
P |
p |
c |
Diff |
1 |
|
3 |
3 |
1 |
1 |
0 |
2 |
1 |
+1 |
2 |
|
2 |
3 |
0 |
2 |
0 |
0 |
0 |
0 |
3 |
|
1 |
3 |
0 |
1 |
1 |
1 |
2 |
-1 |
GROUPE 3 : (12 buts)
|
- |
: 2 |
- 1 |
|
- |
: 3 |
- 1 |
|
- |
: 3 |
- 2 |
Pl |
EQUIPE |
Pts |
J |
G |
N |
P |
p |
c |
Diff |
1 |
|
4 |
3 |
2 |
0 |
0 |
5 |
3 |
+2 |
2 |
|
2 |
3 |
1 |
0 |
1 |
5 |
4 |
+1 |
3 |
|
0 |
3 |
0 |
0 |
2 |
2 |
5 |
-3 |
GROUPE 4 : (10 buts)
|
- |
: 1 |
- 0 |
|
- |
: 2 |
- 2 |
|
- |
: 4 |
- 1 |
Pl |
EQUIPE |
Pts |
J |
G |
N |
P |
p |
c |
Diff |
1 |
|
4 |
3 |
2 |
0 |
0 |
5 |
1 |
+4 |
2 |
|
1 |
3 |
0 |
1 |
1 |
2 |
3 |
-1 |
3 |
|
1 |
3 |
0 |
1 |
1 |
3 |
6 |
-3 |
DEMI-FINALES : (8 buts)
|
- |
: 2 |
- 0 |
|
|
|
- |
: 3 |
- 3 |
AP 1-1 |
TB 5-4 |
TROISIEME PLACE : (5 buts)
|
- |
: 3 |
- 2 |
FINALE : (4 buts)
|
- |
: 3 |
- 1 |
|
FICHE TECHNIQUE |
|||||||
|
ITALIE b. R.F.A. : 3 - 1 (0-0) |
|||||||
|
Lieu |
le 11 juillet 1982 à Madrid (Espagne) |
||||||
|
Spectateurs |
90.000 |
|
|
|
|
|
|
|
Arbitrage |
M. Coelho |
(Brésil) |
|
|
|
|
|
|
Buts |
Italie |
Rossi (56°) |
Tardelli (69°) |
Altobelli (80°) |
|
|
|
|
|
R.F.A. |
Breitner (82°) |
|
|
|
|
|
|
Equipes |
Italie |
Zoff |
Gentile |
Collovati |
Scirea |
Cabrini |
Oriali |
|
|
Tardelli |
Bergomi |
Conti |
Rossi |
Graziani |
(Altobelli 6°) |
(Causio 88°) |
|
|
R.F.A. |
Schumacher |
Kaltz |
Stielike |
KH Förster |
B Förster |
Dremmler |
|
|
(Hrubesch 62) |
Briegel |
Breitner |
Littbarski |
Fisher |
Rummenigge |
(Muller 70°) |
|
|||
ZOFF |
GENTILE |
COLLOVATI |
SCIREA |
CABRINI |
ORIALI |
TARDELLI |
BERGOMI |
CONTI |
ROSSI |
GRAZIANI |
ALTOBELLI |
CAUSIO |
MARINI |
ANTOGNONI |
ANTOGNONI |
|
VIERCHWOOD |
DOSSENA |
MASSARO |
SELVAGGI |
|
GALLI |
BORDON |
BARESI |
Entr : BEARZOT |
Légende :
Les
joueurs ayant disputé la Finale ;
les joueurs ayant disputé un ou plusieurs matchs
au cours de cette phase finale ;
les remplaçants n'ayant pas joué un seul
match au cours de ce Mondial.
|
PALMARES : |
Pl |
EQUIPE |
Pts |
J |
G |
N |
P |
p |
c |
Diff |
1 |
|
11 |
7 |
4 |
3 |
0 |
12 |
6 |
+6 |
2 |
|
8 |
7 |
3 |
2 |
2 |
12 |
10 |
+2 |
3 |
|
9 |
7 |
3 |
3 |
1 |
11 |
5 |
+6 |
4 |
|
8 |
7 |
3 |
2 |
2 |
16 |
12 |
+4 |
MEILLEUR BUTEUR :
ROSSI (ITALIE): 6 buts
MEILLEURE ATTAQUE :
FRANCE : 16 buts pour 7 matchs - 2,29 buts/match
Nota : Le BRESIL a marqué 15 buts en 5 matchs
NOMBRE DE BUTS :
146 buts pour 52 matchs soit 2,81 buts/match
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